Humeurs de vaches

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vendredi 20 février 2015

Valls dans l’arme fatale calibre 49.3

FloraCa a été moult fois dit et répété, la loi dite Macron a un défaut principal, c’est un fourre tout plein de mesures trop hétérogènes. Quel rapport peut on trouver entre la libéralisation des lignes de car et la simplification de la justice Prud’homale ?

De ce fait, chacun peut y trouver matière à la contester et un bon prétexte pour la rejeter en bloc. Et à droite comme à gauche, ils sont nombreux ceux qui ne cherchent qu’un prétexte pour s’opposer systématiquement au Gouvernement.

Certes, le Gouvernement aurait pu écouter, dialoguer, échanger et prendre en compte les remarques des uns et des autres plus qu’il ne l’a fait (plus de 1 000 amendements ont été pris en compte). Au final on aurait abouti, dans 2 ans, à un texte édulcoré de tout ce qui fâche à droite comme à gauche, les notaires comme les auto-écoles, les pharmaciens comme les syndicats, en bref à un texte vide, creux et parfaitement inutile. Déjà, qu’en l’état, cette loi ne va pas changer la face de la France alors imaginons ce qu’il en resterait s’il avait fallut céder à tous les lobbies.

Manuel Valls a décidé de passer en force, il a bien fait. L’heure n’est plus aux atermoiements, aux piteuses reculades et aux consensus mous. Depuis le début du quinquennat, on a assez reproché à ce gouvernement de n’avoir pas su prendre les problèmes de la France à bras le corps. Il fait enfin, via son premier ministre, preuve de fermeté en assumant enfin son social libéralisme et c’est tant mieux.

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jeudi 19 février 2015

Il avait raison Aristote

Florentine 2Les mots démagogie et démocratie ont tous les deux la même racine grecque « demos » qui signifie «le peuple » en grec.

Leur cousinage n’est pas un hasard et déjà, en leur temps, les philosophes grecs alertaient sur les interactions entre ces deux notions. Pour Socrate la démocratie pouvait entrainer certaines dérives démagogiques et Aristote parlait même de perversion de la démocratie à propos de la démagogie.

Récemment, et sans doute pour remettre au gout du jour la pensée de leurs brillants penseurs, les Grecs nous ont offert une très belle illustration de cette relation entre démocratie et démagogie.

En promettant aux Grecs la fin de leurs malheurs en échange de …. rien, ou plutôt si, en échange d’augmentations de salaires, d’embauches et d’allégements fiscaux, Tsipras a atteint un niveau de démagogie comme on n’en n’avait encore rarement vu.

Tsipras a ni plus ni moins promis aux Grecs que, demain, l’Europe allait les raser gratis. Fini l’austérité, plus question de se laisser maltraiter par ces usuriers affameurs d’enfants et de leurs parents. Plus question de se laisser dicter ce que l’on a à faire par une quelconque troïka ou d’égoïstes et humiliants teutons.

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mercredi 21 janvier 2015

Lorsque la notion de blasphème n’aura plus de sens !

Ernest N&BEntendre François Hollande et tous ces gens, au lendemain des assassinats ignobles, nous dire que ces évènements n’ont rien à voir avec l’Islam est à la fois faux et parfaitement contreproductif. Qui pourrait en douter alors que tous ces fous affirment haut et fort commettre leurs exactions au nom de leur Dieu.

On comprend bien que le chef de l’Etat n’ait pas souhaité attiser les rancœurs et les braises de l’islamophobie, on comprend bien qu’il fallait surtout éviter l’amalgame entre les cinglés à moitié dégénérés qui tuent au nom d’Allah et la très très grosse majorité des musulmans, mais nier l’évidence n’est pas la bonne manière de faire.

On doit pouvoir dire que l’Islam a un problème sans être accusé d’Islamophobie (terme trop souvent utilisé pour faire avorter toute tentative de critique) ou d’attiser la haine vis-à-vis des musulmans.

Une religion, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est fondée sur la foi c'est-à-dire sur des croyances non rationnelles issues du fond des âges et enrobées de rites immuables dont il est interdit de questionner la pertinence, est par essence difficilement compatible avec la libre pensée.

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mardi 6 janvier 2015

55 millions pour faire tourner les places !

EdmondEn matière de politique du transport, tout le monde y va de sa petite initiative, dans un désordre et une confusion particulièrement remarquable.

On pense évidemment au dernier épisode en date avec comme actrice principale Ségolène Royal qui s’insurge soudainement contre la hausse des tarifs SNCF pourtant approuvée par son ministère quelques semaines auparavant.

Pour ma part, en tant que parisien, je pense également à une récente et déplorable initiative d’Anne Hidalgo.

Sous la pression des khmers verts qui polluent sa majorité municipale, Madame la Maire, a jugé bon de faire subir aux tarifs du stationnement résidentiel (qui pour ceux qui ne seraient pas familiers avec la langue française concerne les personnes résidents à Paris) une augmentation que l’on peut, sans exagérer, qualifier de substantielle.

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dimanche 4 janvier 2015

Annus pitoyabilus

ChloéLa fin d'année est traditionnellement l'occasion de jeter un petit coup d'œil en arrière, histoire de se demander si globalement elle a été aussi bonne qu'on a pu le souhaiter 12 mois auparavant.

Autant dire qu’avec cette année 2014, un petit coup d’œil jeté sans préparation psychologique, risque de provoquer un gros traumatisme.

C’est bien simple, pour notre vie collective cette année n’a été ponctuée que de désagréments qui mis bout à bout forment une informe et impressionnante succession de merdouilles désespérantes.

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dimanche 14 décembre 2014

Les timorés, les étriqués et les sclérosés

ChuchotementsLes débats autour de la Loi dite Macron sont révélateurs d'une certaine incapacité qu'à la politique française à réformer la France.

Rappelons que tout à commencé avec les déclarations d'un Montebourg quasi fanfaronnant nous annonçant avec son habituel aplomb, 30 mesures pour "restituer 6 milliards d'euros aux Français ».

Rien de moins que 6 milliards, donc, récupérés en mettant à bas les privilèges de ces rentiers de notaires, pharmaciens et autres huissiers.

6 milliards ! un chiffre esbroufe par excellence, uniquement basé sur des estimations aussi gonflées que le melon de son créateur !

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mercredi 26 novembre 2014

La démagogie ennemie de la démocratie !

Meuglette« Si vous préférez qu'on dise (qu'il faut) abroger la loi Taubira pour en faire une autre... En français, ça veut dire la même chose... Ça aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça coûte pas très cher »

Mais si ça coute cher, Monsieur Sarkozy !
La démagogie coute toujours cher, elle finit toujours par se payer !
C’est la longue et assidue pratique de la démagogie qui fait que la France a un problème avec sa démocratie !

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mardi 28 octobre 2014

Cofinogag

Joseph 2èmeJe ne résiste pas à l’envie irrépressible de vous faire partager une petite histoire personnelle. Ce fut un de ces petits moments ou le grotesque le dispute âprement avec le navrant.

Il s’avère que je suis détenteur d’une carte des Galeries Lafayette, assez peu utilisée faute de pratiquer de manière très assidue ce grand et plutôt luxueux magasin. L’organisme de financement du Groupe des Galeries Lafayette qui gère les cartes, c’est Cofinoga.

Voilà qu’un beau matin de la semaine dernière, je reçois de Cofinoga un courrier que j’imagine diffusé en masse à tous ses clients. Généralement, ce genre de courrier, c’est illico direction la poubelle sans passer par la case lecture ni même ouverture.

Cette fois-ci, je ne sais pas ce qui m’a pris, probablement étais-je d’humeur badine, puisque j’ai non seulement ouvert, mais également lu le courrier en question (si, si). Et je dois avouer que je ne le regrette pas.

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dimanche 26 octobre 2014

L'Ecotaxe une leçon au cout exhorbitant !

Gus 2Difficile de revenir sur la foirade monumentale qu’a été feu l’Ecotaxe sans avoir l’air de tirer sur une ambulance accidentée.

Pour autant, cette pitoyable histoire mérite quand même que l’on s’interroge sur ce qu’elle révèle de nos tares collectives.

Rappelons, s’il en est besoin, que l’Ecotaxe a été votée dans une quasi-unanimité tout à fait exceptionnelle en 2009 dans le cadre de la Loi Grenelle Environnement. Elle a été imaginée pour mettre en pratique le fameux concept du pollueur/payeur, avec dans le rôle du pollueur et donc du payeur les camions de plus de 3,5 tonnes roulant sur les nationales et départementales. Les cibles particulièrement visées étant les transporteurs étrangers qui viennent nous polluer notre bon air pur et nous saccager nos belles routes goudronnées sans vergogne et sans payer.

Les sommes récoltées étaient à cette époque évaluées à environ 1,2 milliards d’euros destinées à financer des investissements d’infrastructure. Jusque là, tout va bien pour peu que l’on adhère au concept.

Ca c’était en 2009. 5 ans plus tard ou en est-on ?

Le projet a été balancé à l’eau avec un lest en or massif, évalué à presque 1 milliard d’euros, autour du cou.

Les sous qui vont manquer pour financer les beaux projets vont être ponctionnés à droite et à gauche sans, comme d’habitude, aucune cohérence avec la finalité initiale de la taxe.

173 portiques électroniques à 800 000 euros la bête vont être envoyés à la casse et près de 200 salariés embauchés dans le centre d'appel de Metz vont être virés avant d’avoir commencé leur boulot.

Et je ne parle même pas des centaines de milliers de boitiers spéciaux dont les transporteurs ont du équiper leurs camions !

Et tout cela dans l’indifférence générale des politiques de droite comme de gauche qui devraient quand même s’étonner que l’on escamote purement et simplement un projet qu’ils ont pourtant tous voté avec enthousiasme il n’y a pas si longtemps !

Comment en est-on arrivé là et pourquoi ?

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mercredi 10 septembre 2014

François Hollande victime expiatoire de tout un peuple !

Les BigleuxCoup sur coup, deux sondages viennent accabler encore un peu plus François Hollande qui n’avait vraiment pas besoin de ça.

Le premier lui donne un taux de popularité à 13%, le second le donne perdant à l’occasion d’un hypothétique second tour face à Marine Le Pen. Certes l’hypothèse est pour le moins improbable puisque pour qu’il soit au second tour, encore faudrait-il qu’il ait passé le premier. Mais pour autant, se dire qu’il pourrait y avoir une majorité de français qui préféraient avoir Marine Le Pen plutôt que François Hollande à la présidence de la république est pour le moins navrant sinon choquant.

Jusqu’à présent, tout le monde était persuadé que face au FN au second tour, même une chèvre pourrait gagner, tant ce parti est un repoussoir pour la grande majorité des français. Le score de Chirac en 2002 en témoigne. Ou devrais-je dire, en a témoigné.

A un tel niveau, le rejet d’un responsable politique doit quand même amener à s’interroger.

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dimanche 31 août 2014

La dissolution n’est pas la solution !

EvelyneSi on en croit un sondage publié dans Le Parisien, 63% des Français interrogés souhaitent une dissolution de l’Assemblée Nationale, alors qu’ils n’étaient que 52% en novembre 2013.

Les nombreuses têtes d’affiche de l’UMP évoquent cette possibilité de plus en plus ouvertement, tout en précisant qu’en cas de victoire de l’UMP, ils refuseraient de fournir un premier ministre. Ce qui revient à demander à Hollande démissionner.

Même François Bayrou qui n’est pourtant pas un boute feu demande la dissolution de l’Assemblée.

Il faut faire extrêmement attention !

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mardi 26 août 2014

Montebourg, le coup de Jarnac sans panache mais avec arrogance

Jo et ZetteIl est stupéfiant que tant de monde en soit encore resté à cette dichotomie simpliste entre une politique de gauche sociale et humaniste qui consisterait à distribuer du pouvoir d’achat aux ménages et une politique de droite ultralibérale dite de l’offre qui consisterait à faire des cadeaux au grand capital. C’est évidemment ridicule et on aurait pu espérer que tout ces gens aient tiré les leçons de notre histoire économique récente.

Cela fait des années et des années que la Gauche puis la Droite font une politique de la demande en France, à travers des redistributions massives financées par la dette. C’est le principe même de notre modèle social qui se préoccupe plus de redistribution que de création de richesse. Richesse que nous dilapidons avant même de l’avoir produite.

Au final, la France se retrouve avec un taux d’imposition record, des déficits chroniques depuis 40 ans, une industrie sinistrée, une balance du commerce extérieur des marchandises déficitaire depuis 2004, une croissance anémique et un taux de chômage inacceptable.

La France est au bord du gouffre et tout ce que nous disent les Montebourg, Mélenchon et autres Hamon, c’est qu’il faut continuer comme avant, après nous le déluge.

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vendredi 1 août 2014

Incantations, illusions et compassion

Benoit« ''Il faut une France forte'' » nous dit François Hollande cent ans après le déclenchement de la 1ère guerre mondiale !

« C’est en étant elle-même (la France) forte qu’elle pèsera sur le destin du monde ».

Que d’incantations stériles et vaines !

Cela fait longtemps que la France n’a plus les moyens économiques et politiques d’influer sur le « destin du monde ».

C’est seulement à travers l’Europe qu’elle pourra retrouver une quelconque influence. Seule, elle ne peut rien, arrêtons d’auto-entretenir cette pitoyable illusion. Au lieu de rabâcher une grandeur révolu et d’essayer de nous faire croire à un illusoire retour de flamme d’une France qui serait écoutée, respectée et obéie, c’est de la grandeur de l’Europe dont devrait s’occuper François Hollande.

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samedi 12 juillet 2014

Iceberg droit devant !

LouisEt si Mélenchon avait eu raison ?

Bon, j’avoue que la question est volontairement provocatrice. Ce n’est pas que Mélenchon n’ait pas quelques fois raison, mais ses rares éclairs de lucidités sont trop souvent noyés dans un discours anticapitaliste primaire asséné sans nuances et avec agressivité.

C’est en prenant connaissance des récents chiffres de l’endettement de la France, que je me suis fait cette réflexion.

Selon l’INSEE, à la fin du premier trimestre 2014, la dette publique s’est établit à 1985,9 Md€ soit 93,6 %, du PIB. La France s’avance donc inexorablement vers un montant symbolique de 2 000 milliards d’euros de dettes et un taux d’endettement tout aussi symbolique de 100% de son PIB.

A l’heure qu’il est, d’ailleurs, les 2 000 milliards d’euros sont certainement déjà atteints.

En un trimestre, ce sont plus de 45 milliards qui sont venus gonfler la rondelette besace dans laquelle se terre douillettement notre bonne grosse dette.

Mais manifestement, ces chiffres n’ont l’air de ne perturber personne. Ils ont été publiés dans une indifférence quasi générale résultante d’une longue et anesthésiante habitude et de taux d’intérêts historiquement bas.

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vendredi 20 juin 2014

La France doit faire un régime et changer de régime

GeraldineLa France est dans un piteux état et on assiste un peu partout à des querelles de personnes sous tendues par des confrontations d'ambitions. Pendant que les têtes de l'UMP s'entre-déchirent, pendant que Sarkozy paufine son costume de sauveur de la France sinon du monde, pendant que l'UDI cherche frénétiquement un remplaçant à Borloo, pendant que le PS cherche désespérément à comprendre comment ils en sont arrivés à choisir François Hollande, pendant même que les Le Pen père et fille se castagnent, la France peut crever la bouche ouverte, personne ne semble s'en préoccuper.

La personnalisation de la vie politique s’est substituée au débat, à la confrontation d’idées et en corollaire, à l'idée même de consensus.

Cette personnalisation, nous la devons à l’élection présidentielle renforcée par le quinquennat.

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