Humeurs de vaches

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 6 juillet 2017

Tout ce qui est excessif est insignifiant

LucetteOn se doutait bien qu’Emmanuel Macron allait bouleverser les usages et autres vieilles habitudes de la République, il a même été élu en grande partie pour cela. On aurait également dû se douter que ça n’allait pas plaire à tout le monde et notamment aux opposants rancuniers, aux journalistes perturbés dans leurs vieux schémas de pensée et d’une manière générale à tous les conservateurs qui n’ont pas encore compris qu’on ne pouvait plus faire de la politique comme au 19éme siècle.

Je passe sur l’appellation de « Jupiter » reprise dans une belle unanimité par toute la Presse et la classe politique. Surnom qui n’a évidemment aucun sens !

Parti du qualificatif plus ou moins pertinent de « président jupitérien », la formule a plu aux journalistes qui l’ont allègrement raccourcie en « Jupiter », décalage sémantique qui fait passer ce qui n’était qu’un comportement en un état. Cette transformation n’est évidemment pas neutre puisqu’autant se comporter comme un Dieu même romain peut être favorablement perçu, autant se prendre pour un Dieu, dans une démocratie égalitariste comme la France, c’est déjà beaucoup moins positif !

Mais peu importe aux journalistes qui, dans un parfait comportement moutonnier, répètent la formule à l’envie.

Mais surtout, que n’a-t-on pas entendu lorsque le Président de la République a émis la drôle d’idée de s’exprimer devant le Congrès, c'est-à-dire devant les représentants de la Nation. Qui plus est, juste avant l’intervention de son premier ministre pour son « Discours de politique générale »

Lire la suite...

vendredi 30 juin 2017

Insoumis peut-être, insupportables surement !

IsabelleLa hargne qui anime les représentants les plus visibles des Insoumis n’a d’équivalent que la rage permanente de leur vénéré leader.

Mélenchon avait pourtant tenté de donner le change pendant la campagne présidentielle. Bien briefé par ses conseillers et probablement bourré de Léxomine, il y est apparu étonnamment calme.

Mais ça n’a pas duré bien longtemps et la défaite qui lui a été infligée par le Peuple dont il s’est pourtant auto-proclamé le seul véritable représentant, a fait voler en éclat cette trop belle façade.

Dès le soir du premier tour de la Présidentielle, Raquel Garrido sur France 2 et Alexis Corbière sur TF1, se sont révélés incapables d’admettre qu’ils ne fussent pas au second tour. Ils ont pendant un long moment et avec des similitudes de langages révélatrices d’une pensée largement partagée par le chef, contesté les estimations, sous-entendant que les médias et les instituts de sondage, dans un même mépris à leur égard, avaient largement sous-estimés le succès du patron des Insoumis.

La suite leur donné cruellement tort en montrant la précision des estimations de 20h00 (au moins celles de France 2) et la puérilité de leur comportement.

Lire la suite...

dimanche 30 avril 2017

Ni patrie, ni patron, on nique les élections

InterrogationsSans préjuger du résultat du second tour de cette élection, une chose est certaine, l’heureux(se) élu(es) aura énormément de difficultés à gouverner et en conséquence, la France à évoluer.

Pour la première fois depuis les débuts de la Vème république, 4 candidats sont arrivés en tête du premier tour dans un mouchoir de poche ou au moins dans un petit napperon de 4 points environ. L’électorat s’est réparti en 4 blocs relativement équivalents.

Mais le problème n’est pas vraiment là, il est dans le fait que ce premier tour a permis de constater une cassure nette entre 40% des électeurs qui ont voté pour des partis antisystèmes qui veulent le remettre en cause fondamentalement et 40% qui ont voté pour des candidats « réformistes ».

De surcroit, au sein de chacune de ces deux catégories, des inimités fortes opposent ces électeurs. Pour un certain nombre d’électeurs de Fillon le choix entre Macron et le Pen n’a rien d’évident. De même que pour un certain nombre d’Insoumis, Le Pen et Macron font l’objet d’un même rejet catégorique.

Difficile d’imaginer qu’une fois les élections passées et quel qu’en soit le résultat, tout le monde avance dans le même sens.

Lire la suite...

mardi 25 avril 2017

Votez Macron ou votez Le Pen mais votez, et assumez !

Barnabé
Qui se ressemble s’abstient !

J’ai piqué la formule à Raphael Einthoven, qui dans son excellente rubrique du matin sur Europe 1 a expliqué en quoi le succès du #SansMoiLe7Mai auprès des « Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon n’était en fait que la matérialisation de leur difficulté à admettre que fondamentalement leur projet était à beaucoup d’égards (cf. ici) beaucoup plus ressemblant de celui de Marine Le Pen que d’Emmanuel Macron.
Évidemment impossible à admettre pour des gens qui ont dans leurs gènes un rejet viscéral de l’extrême-droite.

Quelqu’un qui ferait du mauvais esprit pourrait aller jusqu’à penser que, sans l’avouer ni même peut-être se l’avouer, ils ne seraient pas mécontent d’une victoire de Le Pen.

Après tout, cela signifierait qu’ils avaient raison, le « Peuple » rejette le « Système » dont Macron est un pur produit. Et cela contribuerait encore un peu plus à légitimer leur combat, « tout cela est de votre faute, voyez nous sommes les seuls légitimes à combattre l’extrême-droite ».

Car, de deux choses l’une, soit Macron passe sans leur aide et dans ce cas ils pourront dire « voyez, nous, on a les mains propres, on est resté fidèles à nos idéaux » soit c’est Le Pen et dans ce cas ça sera « Vous n’avez pas plébiscité le Che Mélenchon, eh bien tant pis pour vous, vous n’avez que ce que vous méritez ». Quelles qu’en soient les conséquences, peu importe, ça n’est pas notre problème !
Une sorte de politique de la terre brulée de laquelle ils émergeraient pour sauver la France du péril brun.

Lire la suite...

vendredi 21 avril 2017

Rouge bonnet et bonnet blanc

Ernest blog 120x90Le succès de Mélenchon et bien évidemment celui de Le Pen, même s’ils ne s’appuient pas sur le même fond idéologique, relèvent exactement des mêmes ressorts et des mêmes tromperies.

Ils se présentent tous les deux comme les représentants exclusifs du Peuple. Un Peuple évidemment opprimé par l’establishment qui monopolise le pouvoir depuis le début de la 5ème République. Ah, le Peuple ! Le fameux Peuple ! Mais qu’est-ce donc que le Peuple ?

On devine que derrière ce vocable, ceux-là y mettent, non pas le Peuple Français dans sa diversité, mais les p’tits gens, les humbles, les modestes, les plus démunis, les pauvres et les très pauvres, les misérables, les nécessiteux voire même les sans-dents, en fait, toutes les « victimes » de notre société dont ils s’autoproclament les hérauts contre l’élite qui les méprisent !

Comme une version moderne du défenseur de la veuve et l’orphelin, tels des Robin des bois modernes, ils s’arrogent l’exclusivité de la représentation et de la défense des intérêts de tous ces gens.

Une belle cause que personne ne peut décemment contester et que, dans un formidable amalgame, ils utilisent pour rendre incontestable leur propre vérité. Contester l’une revient à s’opposer à l’autre.

Lire la suite...

mercredi 19 avril 2017

Du magicien à l’illusionniste !

PabloCe qui est bien avec les français, c’est qu’à chaque fois qu’ils élisent un Président de la République, ils sont déçus par son action sous prétexte qu’elle ne correspond pas à ce qui leur avait été promis.

Résultat, à chaque élection intermédiaire, ils votent pour l’opposition, et à l’échéance, renvoie le menteur doublé d’un incapable dans ses foyers. Les seuls cas où celui-ci a été reconduit correspondent à des situations de cohabitation qui lui ont permis de se désolidariser du bilan gouvernemental.

Les causes de cette déception sont nombreuses, à commencer par les grandes promesses d’un proche avenir radieux que chaque candidat se croit obligé de faire.

C’est d’ailleurs extraordinaire comme tous ces impétrants ont des tas d’idées merveilleuses pendant les 6 mois qui précèdent la Présidentielle et qui s’avèrent beaucoup moins merveilleuses après.

Les politiques ont trop peur d’être considérés comme inutiles s’ils ne prétendent pas qu’avec une bonne volonté politique on règle tous les problèmes de la France voire du monde, en trois coups de cuillère à pot. Et ce, sans fâcher personne et sans effort de quiconque, sauf évidemment, des « nantis », des fraudeurs voire du grand capital et des banquiers. Pour se mettre à la portée de leurs électeurs, ils gomment la complexité du monde qui nous entoure et les contraintes auxquels nous sommes soumis.

Lire la suite...

mardi 11 avril 2017

Le cimetière des éléphants

LisetteLe triste sort annoncé de Benoit Hamon, dépouillé de ses électeurs putatifs par Macron d’un côté et par Mélenchon de l’autre, laisse présager un bien sombre avenir pour le Parti Socialiste.

Pourtant, la triste situation du Parti Socialiste n’a rien d’une surprise tant elle est l’aboutissement d’un processus commencé depuis bien longtemps déjà.

Si on veut être précis, on peut en dater la genèse à la déconfiture de 2002.

Le PS entre alors de plein pied dans l’opposition dans laquelle il se complet tel un gros chat benoitement installé sur son moelleux coussin stratégiquement positionné entre le radiateur et le rebord de la fenêtre.

Lire la suite...

vendredi 24 février 2017

Mélenchon grand gagnant à « Qui veut dépenser des milliards »

EnzoDans un de ses shows 2.0.1.7 post-modernes dont il a maintenant l’habitude, Mélenchon a exposé son programme chiffré de pied en cap.

Cet exercice de transparence, dont on aimerait qu’il soit généralisé à tous les candidats à l’élection présidentielle, a au moins un mérite, celui d’exposer clairement les fondamentaux idéologiques de Mélenchon et de ses conseillers.

Son mirobolant programme repose essentiellement sur l'idée qu'il suffit d'injecter des centaines de milliards (100 milliards d’entrée + 173 milliards sur 5 ans) dans l'économie et plus précisément dans le pouvoir d'achat des français, pour que tout s’enchaine dans un magnifique cercle vertueux jusqu’à que l’économie française atteigne un nouvel et plantureux âge d’or.

Le processus est pourtant si simple que l’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé avant !

Lire la suite...

mercredi 22 février 2017

Bayrou l’homme qui doit murmurer à l’oreille de Macron

ReinetteFrançois Bayrou a fait le choix de soutenir Macron …sous conditions. Sa décision me semble la plus raisonnable.

Une très grande partie de la Droite lui en veut encore d’avoir voté Sarkozy en 2012 et même si certains rechignent à voter Fillon ils ne se seraient pas rabattus sur François Bayrou. La partie gauche/centre gauche qui ne veut pas de Hamon et qui aurait pu être tentée par Bayrou a été préemptée par Macron. S’il s’était présenté, il aurait pour une grande part ponctionné sur les électeurs de Macron ce qui aurait contribué à mettre François Fillon au second tour.

Enfin, François Bayrou est assimilé à cette génération qui est au pouvoir depuis 30 ans et dont les Français, à tort ou à raison (à tort de mon point de vue en ce qui concerne François Bayrou), ne veulent plus (le fameux effet dégagisme).

Lire la suite...

mercredi 15 février 2017

Rien ne va plus, faites vos jeux !

BiscotteA chaque élection sa surprise !

Le Brexit, Trump, Fillon à la primaire des LR et demain, pourquoi pas Poutou président de la République Française !

Tous les récents scrutins ont pris à contre-pied les commentateurs plus ou moins avertis de la vie politique.

C’est la faillite des sondages, le discrédit de la caste médiatique, clameront en chœur tous ceux qui ne comprennent pas plus que les autres ce qui s’est passé mais qui y voient là une bonne occasion pour crier haro sur les baudets de l’inique pensée unique.

C’est la victoire du Peuple contre les élites prétendront certains, celle des populistes les plus bonimenteurs rétorqueront les autres !

Tout le monde a pour partie raison car l'explication est bien évidemment multiple. Mais plutôt que d’en profiter pour se poser les bonnes et potentiellement dérangeantes questions, chacun y trouve prétexte pour confirmer ses propres convictions ce qui s’accommode assez mal avec les nuances nécessaires à une critique constructive.

Je crains pourtant que ce phénomène ne révèle plutôt que nous avons atteint les limites de notre système démocratique et ce, à cause d’un étrange paradoxe.

Lire la suite...

mardi 19 juillet 2016

La bêtise, la colère et la honte !

ErnestIl est bien loin le temps ou la France se levait comme un seul homme pour clamer haut et fort qu’elle ne céderait pas sur ses principes et ses valeurs face à la barbarie qu’une bande de lâches ordures essayent de lui imposer. Il est bien loin le temps ou la France unie clamait sa volonté, son courage de résister et de regarder les terroristes les yeux dans les yeux en brandissant sa marseillaise, son drapeau, sa devise et son modèle républicain.

Bien loin tout ça, comme si ces élans de solidarité nationale n’étaient en fait basés que sur un faux sentiment de sécurité, sur une sorte de naïveté qui nous faisait croire que moyennant la mise en œuvre des moyens adéquats nous saurions éviter les attentats.

Ce n’est malheureusement pas possible et illusoire de le prétendre. Avec les récents attentats la prise de conscience que personne n’est réellement à l’abri s’est définitivement imposée dans les esprits et avec elle la peur et les réactions émotionnelles et violentes qui l’accompagnent.

Tant que l’on pensait que seuls les journalistes satiriques et blasphématoires, les juifs, les policiers ou les salles de concert parisiennes pouvaient être touchés par des hommes armés, on se disait que sous réserve de ne pas appartenir à ces catégories tout allait bien. Après les tueries aveugles sur les terrasses de cafés du 11ème arrondissement parisien et maintenant la promenade des anglais niçoise, on ne comprend plus !

Lire la suite...

mardi 5 juillet 2016

Et vogue la dette

EmileVous remarquerez que (presque) plus personne ne parle de nos déficits et de notre dette publique ou plutôt de nos dettes publiques.

Rassurés par la fausse impression que la crise de l’euro est loin derrière nous, béatement anesthésiés par notre capacité à emprunter à des taux négatifs ou extrêmement faibles selon les échéances, stupidement convaincus que nous avons déjà fait beaucoup et donc suffisamment d’efforts, la dette publique n’est clairement plus une préoccupation majeure dans ce pays.

Pourtant, l’INSEE nous annonce que la dette publique de la France s'est établie à 2.137,6 milliards d'euros au premier trimestre, en hausse de 40,7 milliards par rapport au trimestre précédent.

Ce montant pharaonique représente 97,5% du PIB de la France.

Lorsque la question des déficits est néanmoins évoquée c’est soit pour se féliciter de l’action efficace du Gouvernement pour les réduire, soit pour se plaindre de la rigueur que nous imposerait Bruxelles à travers une réduction drastique des déficits. Sur cette question tout le monde à tort. C’est en substance ce que nous dit la Cour des comptes.

Lire la suite...

mardi 7 juin 2016

Voilà qui est confirmé, la France est raciste !

LucetteDepuis des décennies qu’on nous le répète que la France est raciste, voilà que ce qui pouvait passer pour une affirmation sans fondement véhiculée par des personnes mal intentionnées s’avère, hélas, être la triste vérité.

Eh oui, il faut bien se rendre à l’évidence, la France est raciste, la chose est vérifiée, validée, tamponnée par deux grandes figures morales de notre société : Eric Cantonna et Karim Benzema.

Tout ce que nous répétait la gauche bien-pensante, la ribambelle d’associations droitdel’hommistes, antiracistes, anti-xénophobes, antifascistes et généralement antilibérales (ce qui n’a rien à voir), tout ce que ces gardiens de la vertu républicaine nous répétaient à l’envie sur un ton à la fois sévère et accusateur était donc vrai !

Lire la suite...

jeudi 28 avril 2016

Errare humanum est, perseverare cretinum !

Flora 2On devrait imposer un droit de suite aux politiciens qui vont s’extasier devant un modèle économique et politique étranger qu’ils présentent comme une réussite et dont nous devrions tous nous inspirer.

La remarque vaut évidemment pour tous ceux qui ont encensé les communismes de toute la planète, avant de s’apercevoir tardivement, qu’ils conduisaient immanquablement au totalitarisme et à la misère économique. Peu d’entre eux ont admis leur erreur.

Mélenchon fait partie de ces gens qui ont encensé feu son grand ami Chavez sans voir qu’il conduisait tranquillement son pays vers un inévitable désastre.

Déjà du temps de Chavez, la situation n’était pas brillante (voir ici un précédent billet). Malgré un prénom généralement réservé aux personnes de qualité, Nicolas Maduro, son digne successeur n’a fait que prolonger la politique de son mentor, basée sur le clientélisme, l’assistanat généralisé et l’omniprésence d’un secteur public parfaitement inefficace.

Le résultat ne s’est pas fait attendre, le Venezuela pourtant assit sur les premières réserves mondiales de brut, s’est enfoncé toujours plus dans une situation que l’on peut, sans risque d’exagération, qualifier de catastrophique.

Lire la suite...

mercredi 20 avril 2016

Vox populi, vox Dei

Quasimodo Le mouvement « Nuit debout », comme l’appel à une « primaire citoyenne » marquent une volonté nette de contourner la classe politique de plus en plus déconsidérée. Au mieux elle est perçue comme déconnectée des préoccupations du Peuple au pire comme une élite qui ne cherche qu’à renforcer son propre pouvoir au détriment des Français.

Ce sentiment est très répandu, largement entretenu par tous ceux qui n’attendent qu’une chose virer cette « élite » et… prendre sa place.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu, au détour d’un micro trottoir ou d’une interview journalistique et populaire, le Peuple être opposé aux élites dont les élus constituent la première ligne, dans une espèce de ségrégation quasi naturelle.
Récemment ce fut une interviewée qui se déclarait satisfaite qu’Emmanuel Macron vienne enfin rencontrer le « Peuple » lors d’une réunion dans je ne sais plus quelle ville de province.
Ça a été également François Hollande qui a pu échanger avec « les Français » au cours de « dialogues citoyens » !
Dans la même veine, la nécessité de rester au plus près de la réalité de leurs électeurs, permet aux députés de justifier leur absentéisme à l’Assemblée.
Sans oublier les habituels discours contestataires des extrêmes de droite comme de gauche consistant à légitimer tout mouvement de protestation comme étant « la voix du Peuple » !

Lire la suite...

- page 1 de 37