Humeurs de vaches

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jeudi 19 février 2015

Il avait raison Aristote

Florentine 2Les mots démagogie et démocratie ont tous les deux la même racine grecque « demos » qui signifie «le peuple » en grec.

Leur cousinage n’est pas un hasard et déjà, en leur temps, les philosophes grecs alertaient sur les interactions entre ces deux notions. Pour Socrate la démocratie pouvait entrainer certaines dérives démagogiques et Aristote parlait même de perversion de la démocratie à propos de la démagogie.

Récemment, et sans doute pour remettre au gout du jour la pensée de leurs brillants penseurs, les Grecs nous ont offert une très belle illustration de cette relation entre démocratie et démagogie.

En promettant aux Grecs la fin de leurs malheurs en échange de …. rien, ou plutôt si, en échange d’augmentations de salaires, d’embauches et d’allégements fiscaux, Tsipras a atteint un niveau de démagogie comme on n’en n’avait encore rarement vu.

Tsipras a ni plus ni moins promis aux Grecs que, demain, l’Europe allait les raser gratis. Fini l’austérité, plus question de se laisser maltraiter par ces usuriers affameurs d’enfants et de leurs parents. Plus question de se laisser dicter ce que l’on a à faire par une quelconque troïka ou d’égoïstes et humiliants teutons.

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jeudi 9 janvier 2014

Cachez moi cet Epiphanie que je ne saurais voir !

OdileUn DRH, célèbre dans tout l’Ouest de la France, m’a alerté sur un petit article de France 3 Bretagne datant de Janvier 2013. Cet article relatait la décision du maire de Brest de retirer de toute urgence des écoles, les couronnes accompagnant les galettes des rois sous prétexte qu’elles comportaient l’inscription « Epiphanie ».

Cette année, les couronnes sont revenues mais sans « message distinctif ou publicitaire », comme l’a indiqué le service communication de la mairie.
Même si aucune information n’a été diffusée sur le sujet, on peut supposer également que la mairie s’est assurée que les fèves ne présentaient, elles non plus, aucun caractère subversif. Pas de petit Jésus emmailloté, de roi mage, voire pire encore de bœuf ou d’âne.

Certes, on peut douter que les gamins aient eu la moindre idée sur ce que pouvait bien signifier Epiphanie. Mais on ne sait jamais, d’ici que l’un d’entre eux, dans un accès de curiosité irrépressible, se soit interrogé publiquement et que la réponse apportée l’ait amené, de fil en aiguille, à s’intéresser à l’histoire chrétienne puis à enfiler la bure, il n’y a pas loin. Principe de précaution oblige, on ne prend pas de risque aussi grave que de former des petits calotards en herbe. Tout le monde l'apprend dans les petits et grands séminaires, il n'y a pas meilleur outil pour convertir les foule qu'une bonne couronne des rois affublée de la mention "Epiphanie"

La mention portée sur la couronne n'a évidemment aucune importance, ce qui importe c’est évidemment le symbole. Sous prétexte de laïcité ou de ne pas froisser les tenants d’autres religions, ce maire remet en cause une tradition festive à laquelle plus personne n’attribue de caractère religieux.

Remet en cause ou du moins remet en partie en cause puisque s’il avait eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses principes, il aurait carrément interdit la galette des rois dans les écoles. Cette tradition ne trouve, en effet, sa justification qu’à travers la supposée visite des rois mages à Jésus fraichement né.

Sans épiloguer sur cette histoire somme toutes plutôt ridicule, elle me rappelle une autre situation assez similaire qui date de l’année dernière.

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dimanche 19 mai 2013

On a niqué la race dans la Loi

GrâceA la demande du Front de Gauche et en réponse à une promesse du candidat Hollande, l’Assemblée a décidé de l’éradication du mot « race » dans les divers textes législatifs ou il figurait.

Virer le mot race de notre législation a du sens à partir du moment où le concept tel qu’il est défini est pour le moins douteux. Très largement contestée par les scientifiques et surtout prétexte à des jugements de valeurs moralement inacceptables, cette notion n’a plus sa place dans les lois de la République.

Pour autant l’opération n’est que symbolique et penser qu'elle permettra de lutter contre le racisme est absurde. Eliminer la notion de race de nos textes ne changera évidemment rien aux comportements de ceux qui continuent à prétendre sinon à penser qu’il y a des individus « supérieurs » à d’autres. De même, cela ne changera rien à son dérivé direct qui est le racisme.

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vendredi 9 novembre 2012

Réduction du déficit, c’est l’intention qui compte

Josepha et JosephineRécemment la Commission Européenne a pronostiqué un taux de croissance pour la France de 0,4% en 2013 soit moitié moins que les 0,8% tant espérés.

Aussitôt tout le gouvernement s’est empressé de contester haut et fort cette prévision, invoquant que la Commission n'est qu'une incurable pessimiste, que l’effet positif lié à la stabilisation de la zone euro « va intervenir beaucoup plus tôt au cours de l'année 2013 » (Sapin), qu’encore une fois elle se trompe: « la Commission n'avait absolument pas vu venir la crise en 2008, peut-être peut-on penser qu'elle ne voit pas venir la reprise » (Cahuzac) ou bien qu’elle n’a « pas en mains toutes les données» (Moscovici) … et qu’en conséquence les 0,8% sont toujours d’actualité.

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samedi 20 octobre 2012

Les fautes de la République

LoupLe bref communiqué de François Hollande dans lequel, au nom de la République, il reconnaît « avec lucidité » la répression « sanglante » de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, a provoqué pléthore de réactions souvent indignées.

La Droite s’est tout particulièrement élevée contre ce qu’elle qualifie d’acte de repentance. Même François Fillon pourtant d’ordinaire mesuré, parle de « discours de culpabilité ».

Pourtant, on ne peut pas accuser François Hollande d’en avoir trop fait. Son communiqué tient en 3 petites phrases et en 42 mots. 42 mots pour enfin dire une vérité sur des faits qui ont conduit à des dizaines de morts et qu’on a cachés d’un voile pudique pendant plus de 5O ans, ne me semblent pas de trop. D’autant que les termes utilisés, quoique sans ambigüités ni faux semblants, ne font en rien ressembler ce communiqué à un acte de contrition.

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mercredi 15 février 2012

Humeur affligée en 140 caractères !

ErnestSarko sur twitter, tout un symbole, celui de la politique en 140 caractères, des petites phrases, superficielles et polémiques, affligeant !