Humeurs de vaches

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vendredi 24 février 2017

Mélenchon grand gagnant à « Qui veut dépenser des milliards »

EnzoDans un de ses shows 2.0.1.7 post-modernes dont il a maintenant l’habitude, Mélenchon a exposé son programme chiffré de pied en cap.

Cet exercice de transparence, dont on aimerait qu’il soit généralisé à tous les candidats à l’élection présidentielle, a au moins un mérite, celui d’exposer clairement les fondamentaux idéologiques de Mélenchon et de ses conseillers.

Son mirobolant programme repose essentiellement sur l'idée qu'il suffit d'injecter des centaines de milliards (100 milliards d’entrée + 173 milliards sur 5 ans) dans l'économie et plus précisément dans le pouvoir d'achat des français, pour que tout s’enchaine dans un magnifique cercle vertueux jusqu’à que l’économie française atteigne un nouvel et plantureux âge d’or.

Le processus est pourtant si simple que l’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé avant !

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mercredi 22 février 2017

Bayrou l’homme qui doit murmurer à l’oreille de Macron

ReinetteFrançois Bayrou a fait le choix de soutenir Macron …sous conditions. Sa décision me semble la plus raisonnable.

Une très grande partie de la Droite lui en veut encore d’avoir voté Sarkozy en 2012 et même si certains rechignent à voter Fillon ils ne se seraient pas rabattus sur François Bayrou. La partie gauche/centre gauche qui ne veut pas de Hamon et qui aurait pu être tentée par Bayrou a été préemptée par Macron. S’il s’était présenté, il aurait pour une grande part ponctionné sur les électeurs de Macron ce qui aurait contribué à mettre François Fillon au second tour.

Enfin, François Bayrou est assimilé à cette génération qui est au pouvoir depuis 30 ans et dont les Français, à tort ou à raison (à tort de mon point de vue en ce qui concerne François Bayrou), ne veulent plus (le fameux effet dégagisme).

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vendredi 15 avril 2016

A quoi aura donc servi le quinquennat de Hollande ?

ZoraLe quinquennat de François Hollande est en train de se terminer en eau de boudin.

La Loi Travail, dernière salve d’un exécutif impuissant à réformer, va se transformer en un pauvre avorton rachitique. Dépouillée de tout ce qui fâche les uns et les autres, et sans pour autant satisfaire ni les uns ni les autres, elle va finir en un piètre et inutile aménagement d’un code du travail qu’elle aura paradoxalement contribué à sacraliser encore un peu plus.

Pire encore, elle aura servi de prétexte pour annoncer de manière précipitée des mesures non financées destinées à calmer d’auto-proclamés représentants de la jeunesse qui de toutes façon continueront à exiger le retrait du texte.

Bel encouragement au jusqu’au-boutisme pour ces contestataires professionnels qui malgré leur jeunesse en sont restés aux vieux schémas de la Gauche du 20éme siècle (le début).

Comme un symbole de ce qu’auront été ces quatre années, une initiative louable a tourné au désastre faute d’ambition, de courage politique et de convictions affirmées.

Le quinquennat de François Hollande était mal né, désigné candidat du PS sur un malentendu avec lui-même et avec une grande partie de la Gauche, élu par rejet de Sarkozy, François Hollande social libéral convaincu a cru que son art du compromis lui permettrait de guider la France vers un avenir brillant vaguement teinté de rose mais pas trop.

Mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de ses poussiéreux oripeaux socialistes, de ses encombrants camarades de parti et surtout de toute une vie de consensus mous !

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jeudi 18 juin 2015

Retenez-moi à la source et je vais faire un malheur

Quasimodo frèreLa retenue à la source fait partie de ces projets serpents de mer dont on parle depuis des décennies et qui ressortent fort opportunément au moment ou le gouvernement a besoin d’occuper le terrain ou de faire diversion.

C’est le genre de projet qui donne l’impression, parce qu’il fait beaucoup parler, qu’il s’attaque au fond des choses, qu’il est une marque de courage et d’activisme politique. C’est retenez-moi à la source et je vais faire un malheur.

Pourtant, au-delà des apparences d’un projet de modernisation (après tout, la plupart des autres pays collectent l’impôt à la source), quel est réellement l’intérêt de ce qui s’annonce particulièrement délicat à mettre en œuvre ?

Le seul réel intérêt de la retenue à la source pour le contribuable, c'est d'éviter le décalage dans le temps entre le moment ou il perçoit des revenus et le moment ou il paye l'impôt sur ces revenus. Décalage problématique en cas de forte variation à la baisse de ses revenus d'une année sur l'autre (forte variation à la baisse et non anticipée évidemment). L’autre avantage avancé c’est que de cette manière le paiement de son impôt est lissé sur toute l’année.

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vendredi 20 février 2015

Valls dans l’arme fatale calibre 49.3

FloraCa a été moult fois dit et répété, la loi dite Macron a un défaut principal, c’est un fourre tout plein de mesures trop hétérogènes. Quel rapport peut on trouver entre la libéralisation des lignes de car et la simplification de la justice Prud’homale ?

De ce fait, chacun peut y trouver matière à la contester et un bon prétexte pour la rejeter en bloc. Et à droite comme à gauche, ils sont nombreux ceux qui ne cherchent qu’un prétexte pour s’opposer systématiquement au Gouvernement.

Certes, le Gouvernement aurait pu écouter, dialoguer, échanger et prendre en compte les remarques des uns et des autres plus qu’il ne l’a fait (plus de 1 000 amendements ont été pris en compte). Au final on aurait abouti, dans 2 ans, à un texte édulcoré de tout ce qui fâche à droite comme à gauche, les notaires comme les auto-écoles, les pharmaciens comme les syndicats, en bref à un texte vide, creux et parfaitement inutile. Déjà, qu’en l’état, cette loi ne va pas changer la face de la France alors imaginons ce qu’il en resterait s’il avait fallut céder à tous les lobbies.

Manuel Valls a décidé de passer en force, il a bien fait. L’heure n’est plus aux atermoiements, aux piteuses reculades et aux consensus mous. Depuis le début du quinquennat, on a assez reproché à ce gouvernement de n’avoir pas su prendre les problèmes de la France à bras le corps. Il fait enfin, via son premier ministre, preuve de fermeté en assumant enfin son social libéralisme et c’est tant mieux.

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dimanche 14 décembre 2014

Les timorés, les étriqués et les sclérosés

ChuchotementsLes débats autour de la Loi dite Macron sont révélateurs d'une certaine incapacité qu'à la politique française à réformer la France.

Rappelons que tout à commencé avec les déclarations d'un Montebourg quasi fanfaronnant nous annonçant avec son habituel aplomb, 30 mesures pour "restituer 6 milliards d'euros aux Français ».

Rien de moins que 6 milliards, donc, récupérés en mettant à bas les privilèges de ces rentiers de notaires, pharmaciens et autres huissiers.

6 milliards ! un chiffre esbroufe par excellence, uniquement basé sur des estimations aussi gonflées que le melon de son créateur !

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mercredi 10 septembre 2014

François Hollande victime expiatoire de tout un peuple !

Les BigleuxCoup sur coup, deux sondages viennent accabler encore un peu plus François Hollande qui n’avait vraiment pas besoin de ça.

Le premier lui donne un taux de popularité à 13%, le second le donne perdant à l’occasion d’un hypothétique second tour face à Marine Le Pen. Certes l’hypothèse est pour le moins improbable puisque pour qu’il soit au second tour, encore faudrait-il qu’il ait passé le premier. Mais pour autant, se dire qu’il pourrait y avoir une majorité de français qui préféraient avoir Marine Le Pen plutôt que François Hollande à la présidence de la république est pour le moins navrant sinon choquant.

Jusqu’à présent, tout le monde était persuadé que face au FN au second tour, même une chèvre pourrait gagner, tant ce parti est un repoussoir pour la grande majorité des français. Le score de Chirac en 2002 en témoigne. Ou devrais-je dire, en a témoigné.

A un tel niveau, le rejet d’un responsable politique doit quand même amener à s’interroger.

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dimanche 31 août 2014

La dissolution n’est pas la solution !

EvelyneSi on en croit un sondage publié dans Le Parisien, 63% des Français interrogés souhaitent une dissolution de l’Assemblée Nationale, alors qu’ils n’étaient que 52% en novembre 2013.

Les nombreuses têtes d’affiche de l’UMP évoquent cette possibilité de plus en plus ouvertement, tout en précisant qu’en cas de victoire de l’UMP, ils refuseraient de fournir un premier ministre. Ce qui revient à demander à Hollande démissionner.

Même François Bayrou qui n’est pourtant pas un boute feu demande la dissolution de l’Assemblée.

Il faut faire extrêmement attention !

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mardi 26 août 2014

Montebourg, le coup de Jarnac sans panache mais avec arrogance

Jo et ZetteIl est stupéfiant que tant de monde en soit encore resté à cette dichotomie simpliste entre une politique de gauche sociale et humaniste qui consisterait à distribuer du pouvoir d’achat aux ménages et une politique de droite ultralibérale dite de l’offre qui consisterait à faire des cadeaux au grand capital. C’est évidemment ridicule et on aurait pu espérer que tout ces gens aient tiré les leçons de notre histoire économique récente.

Cela fait des années et des années que la Gauche puis la Droite font une politique de la demande en France, à travers des redistributions massives financées par la dette. C’est le principe même de notre modèle social qui se préoccupe plus de redistribution que de création de richesse. Richesse que nous dilapidons avant même de l’avoir produite.

Au final, la France se retrouve avec un taux d’imposition record, des déficits chroniques depuis 40 ans, une industrie sinistrée, une balance du commerce extérieur des marchandises déficitaire depuis 2004, une croissance anémique et un taux de chômage inacceptable.

La France est au bord du gouffre et tout ce que nous disent les Montebourg, Mélenchon et autres Hamon, c’est qu’il faut continuer comme avant, après nous le déluge.

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vendredi 20 juin 2014

La France doit faire un régime et changer de régime

GeraldineLa France est dans un piteux état et on assiste un peu partout à des querelles de personnes sous tendues par des confrontations d'ambitions. Pendant que les têtes de l'UMP s'entre-déchirent, pendant que Sarkozy paufine son costume de sauveur de la France sinon du monde, pendant que l'UDI cherche frénétiquement un remplaçant à Borloo, pendant que le PS cherche désespérément à comprendre comment ils en sont arrivés à choisir François Hollande, pendant même que les Le Pen père et fille se castagnent, la France peut crever la bouche ouverte, personne ne semble s'en préoccuper.

La personnalisation de la vie politique s’est substituée au débat, à la confrontation d’idées et en corollaire, à l'idée même de consensus.

Cette personnalisation, nous la devons à l’élection présidentielle renforcée par le quinquennat.

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vendredi 30 mai 2014

L’UMP, le PS et le FN sont dans un bateau, le PS et l’UMP tombent à l’eau ...

UlysseLa toute récente révélation de la Cours de Comptes qui nous dit que le Gouvernement a surestimé de près de 15 milliards les recettes fiscales, finit de discréditer un exécutif déjà à l’agonie. L’annonce de ces 15 milliards manquant, enterre très profondément l’idée bien illusoire que nous puissions atteindre les 3% de déficit en 2015.

La messe est dite et les carottes sont cuites pour François Hollande, son gouvernement et la France toute entière, qui clame sur tous les toits européens sont incapacité à se réformer. Autant, il est parfaitement injuste de mettre sur le dos de l’exécutif la malheureuse situation dans laquelle se trouve la France, résultat de décennies d’errances, autant son incapacité criante à trouver des solutions et/ou à les mettre en œuvre pour redresser le pays devient de plus en plus inquiétante.

François Hollande est le premier responsable de la désolante montée en puissance du FN.

Les seconds responsables sont sans conteste les nombreux leaders de l’UMP. Incapables d’avoir un discours cohérent, homogène et convainquant sur l’Europe, l’alternative « naturelle » au PS n’a pas su profiter du pitoyable état de son adversaire. Pire encore, elle s’est fait humilier par le FN. Il faut dire qu’elle a tout fait pour. Entre Guéno qui annonce qu’il ne votera pas pour la liste UMP, entre ceux qui tiennent sur l’Europe un discours bien proche de celui du FN et les affaires qui s’accumulent, rien de vraiment étonnant que ses électeurs traditionnels se soient abstenus ou été voir dans le pré d’à coté s’il n’est pas plus bleu.

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samedi 12 avril 2014

Les européennes, débuts ratés pour l’Alternative

AngelaIl y a environ 5 mois, l’UDI et le MoDem par l’intermédiaire de leurs chefs de file respectifs, Jean-Louis Borloo et François Bayrou, annonçaient un mariage sinon d’amour du moins de raison. L’Alternative était née avec comme principal objectif, faire bonne figure aux élections européennes.

Certes, les Municipales ont été l’occasion de tester l’alliance mais sans que ce soit réellement une réussite. Il y eu beaucoup de listes communes avec l’UMP et comme on pouvait s’y attendre c’est l’UMP et elle seule qui a été donnée comme la grande gagnante de ces élections. On n’a quasiment pas parlé de l’Alternative et très peu de l’UDI ou du MoDem.

A la veille des élections européennes, la situation n’est pas fameuse. Le dernier sondage en date met les listes UDI/MoDem en 4ème position avec 9% d’intentions de vote, loin derrière les trois premiers et talonnée par le Front de Gauche (8%). Certes ce n’est qu’un sondage, certes la campagne n’est pas vraiment lancée, certes l’abstention annoncée serait énorme et certes le nombre d’indécis serait lui aussi conséquent (34%) mais pour autant, 9% c’est peu. C’est le score de François Bayrou à la dernière élection présidentielle. Pour rappel le MoDem à lui tout seule avait fait 8,5% en 2009.

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mardi 1 avril 2014

Hollande a enfin franchi le rubicond


Les commères 2Les municipales ont été l’occasion pour le PS de se prendre une rouste historique.

Même si on la considère méritée, on peut regretter que l’élection municipale n’ait été qu’un vote défouloir pour contester la gestion du pays. Il n’est pas bon pour la démocratie d’en perturber le rythme est d’en dévoyer les échéances.

On comprend la rancœur des maires socialistes battus qui pour certains d’entre eux n’avaient pourtant pas démérité et qui se trouvent blackboulés parce que leurs ex électeurs ont voulu sanctionner le chef de l’Etat et son gouvernement.

On le savait depuis quelques temps déjà, mais ce qu’ont, avant tout, montré, sinon confirmé ces élections, c’est que François Hollande a définitivement perdu le soutien de l’électorat traditionnel de la Gauche. Les uns se sont tournés vers le Front National, d’autres se sont abstenus et d’autres encore ont même voté pour le candidat de la Droite.

C’était inévitable, l’arrivée de la Gauche au pouvoir, dans un tel contexte ne pouvait-être qu’un échec. La faute du PS a été d’avoir trop longtemps nié les réalités économiques. Lorsque la prise de conscience a eu lieu, largement grâce à François Hollande, il faut le reconnaitre, il était trop tard. Trop tard pour expliquer les contraintes auxquelles la France est confrontée à des gens, auxquels, pendant des décennies, ont a fait croire que tout était simple, qu’il suffisait de le vouloir pour concilier rigueur économique, justice sociale, hausse du pouvoir d’achat, SMIC à 2 000 euros, logements abondants et pas chers, solidarité débridée, services publics pléthoriques, plein emploi et tout cela sans effort, dans la joie et la bonne humeur.

Bon, la dure réalité à rattrapé tout le monde et la déception ne pouvait qu’être au bout du chemin, d’un court chemin.

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vendredi 7 février 2014

Le double effet Kiss-cool de Hollande

NatachaCommenter les sondages n’est ni original, ni nécessairement très utile compte tenu de leur coté à la fois incertain et éphémère. Pour autant, le dernier en date sur la côte de popularité des politiques mérite, me semble t-il, que l’on y consacre quelques lignes.

Selon le baromètre de février TNS Sofres/Sopra group/Le Figaro Magazine publié jeudi, la cote de confiance de François Hollande est tombée à 19% !
19% ! Un record !

Pour autant, faut-il s’en étonner ?

Pas vraiment, en fait. On sait depuis plusieurs mois déjà, qu’une cassure s’est créée avec une grande partie de la population, qui à tort ou à raison ne lui fait pas ou plus confiance. On sait qu’il lui sera très difficile de remonter la pente surtout auprès des déçus qui ont voté pour lui et qui lui en veulent d’autant plus qu’ils ont eu le sentiment d’avoir été trompés.

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samedi 1 février 2014

Qui veut gagner des millions…d’emplois

ErnestEn dégainant son Pacte de Responsabilité, François Hollande a jeté un gros pavé à la fois dans la mare de sa droite et dans celle de sa gauche.

La Droite s’est, comme qui dirait, fait couper l’herbe sous le pied puisqu’elle peut difficilement contester le bien fondé de l’initiative, au moins dans son principe. Quand à sa gauche il lui fait boire le calice du social-démocrato-libéralisme jusqu’à la lie.

Malgré tout, on peut dire que l’initiative a été relativement bien appréciée, surtout parce qu’elle semble marquer un revirement idéologique ouvertement assumé. Un socialiste a enfin compris que pour résorber le chômage il fallait d'abord donner les moyens aux entreprises d’embaucher et non pas les taxer dans tous les sens sous prétexte de distribuer de l'argent qui irait soutenir la consommation.

Pour autant, et sans vouloir jouer au rabat-joie, la prudence s’impose et comme beaucoup ma première réaction fut quelques chose comme « c’est bien beau tout ça, mais attendons de voir ce qui en sortira avant d’applaudir à tout rompre ».

Et malheureusement, comme c’est parti, la précaution risque de ne pas s’avérer totalement inutile.

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