Jeudi dernier, Martine Aubry
a eu droit à un entretien de 2 pages dans le journal gratos Direct Matin et
figurez vous que je l’ai lu…si, et attentivement de surcroit, je dois être le
seul au monde !
Et comme je ne suis pas égoïste, je mets l’article Direct Matin Martine Aubry en lien
mais ne vous enquiquinez pas à le lire, je vous en relate
l’essentiel.
Sans surprise, lorsque le journal lui demande quels sont ses atouts, elle
exhibe son « expérience importante à la tête de sa ville et en tant que
Ministre »….pas difficile de comprendre qu’il y en a d’autre, qu’elle ne
nommera pas, qui n’ont pas cette expérience, sinon pas d’expérience du tout et
qui se permettent pour autant de briguer la présidence de la République …les
cuistres !
A la question, pourquoi voulez vous être candidate, on a droit à la réponse
stéréotypée :« je suis la meilleure pour battre Sarko et pour redresser le
pays»…bon, on passe vite fait .
Lorsque le journal évoque les sondages qui ne lui sont pas favorables, elle
nous fait cette fois-ci une réponse souvent entendue dans la bouche d’une
concurrente: « Les sondages sur les primaires ne sont pas fiables
», Ségolène sort du corps de Martine !
Pour le moment, rien de passionnant, ce n’est pas que ce qui va suivre le
soit beaucoup plus mais on y trouve deux ou trois petites choses qui méritent
d’être commentées.
Tout d’abord à la question « Quelle sera votre première décision »
Martine fait une réponse en 3 points :
La première sera de baisser le salaire du Président et du Premier ministre,
mesure symbolique (et un brin populiste) car, nous dit-elle « l’exemple
doit venir d’en haut » !...donc si je comprends bien, Martine Aubry
appelle à une baisse généralisée des salaires et pour cela elle donne
l’exemple, voilà qui a le mérite d’être clair !
Ca, c’est plutôt marrant, mais ensuite ça se gâte un peu.
Air
France-KLM vient de faire connaître sa décision de répartir sa méga commande de
longs courriers à part égale, entre Boeing et Airbus (50 chacun). Cette
décision a fait hurler Bernard Carayon, député UMP du Tarn, qui reproche à Air
France – KLM de n’avoir « pas fait le choix du courage
commercial » en ne choisissant pas Air France pour l’intégralité de
sa commande.
Entre le PS et
Sarkozy, l’espace est pour le moins mouvant et incertain. Avec DSK il aurait
été certainement réduit, avec Montebourg ou même Aubry il serait certainement
plus conséquent. Avec Hollande, il varie tous les jours. Hollande se
présentant, en Juillet, comme le chantre de l’équilibre budgétaire, marche à
plein sur les plates-bandes de Sarkozy….et de Bayrou. Hollande annonçant la
création de 60 000 à 70 000 postes dans l’Education Nationale, marche sur
celles de Mélenchon.
Cela fait longtemps
que l’on sait que les Verts n’est qu’un parti de gauche parmi d’autres, qui,
pour essayer de trouver sa place au milieu du PS et de feu le PCF…ah, attendez,
on m’apprend que le Parti Communiste Français existe toujours, non !....si
!...bon, désolé, je rectifie… donc pour trouver sa place au milieu du PS et du
pas encore tout à fait défunt Parti Communiste Français, s’est spécialisé dans
l’écologie, histoire probablement de ratisser plus large.
Dans la campagne
électorale
Voir toute cette
agitation au PS, ce foisonnement d’idées, cette ébullition cérébrale, cette
diversité de points de vue, cette richesse de personnalités toutes plus
brillantes les unes que les autres, peut tout à fait légitimement être
considéré comme le signe d’un parti dynamique, moderne et vivant qui participe
pleinement à la vie démocratique de notre pays.
Je
C’est quand même
étonnant comme tout a changé si rapidement.
Dire que la mise en
œuvre du plan européen de soutien à la Grèce a été délicate serait un doux
euphémisme.
Youpi ! C’est la fête
!....enfin une augmentation substantielle de notre pouvoir d’achat !...
« Il faut résister,
il ne faut pas capituler devant les marchés financiers (...) et en même temps
frapper ceux qui nous frappent. C'est quand même énorme, nous sommes dans la
main d'agences de notation! Mais qui sont ces gens ? »…
Le collectif
« Regards citoyens » a récemment publié une
Le conseil exécutif de
l’Assemblée de Corse propose d’adopter le principe d’un
Après la Grèce,
l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, c’est l’Italie qui est dans le collimateur
des marchés (des préteurs) et ce, uniquement parce que la situation politique
de ce pays est préoccupante avec un Berlusconi (enfin) sur le déclin et le
scandale qui touche son ministre des finances pourtant censé être le garant
d’une certaine rigueur dans ce pays qui en a bien besoin.