Les Sénateurs se sont fait mutuellement un petit cadeau de Noel en s'octroyant généreusement ce qui est refusé aux millions de fonctionnaires !

Déjà en juillet 2002, ce même Charasse avait inspiré un amendement qui augmentait de 70 % le salaire des ministres. Cet amendement avait été voté dans les même conditions nocturnes par le Sénat.

A une époque ou l'on parle de baisse de pouvoir d’achat et alors que les français n'ont plus vraiment confiance en leur classe politique, cette mesure, ni illégale ni malhonnête, n'en est pas moins à la fois scandaleuse et extrêmement stupide !

Alors qu’elle n’est révélatrice que de la (petite) vénalité de certains (en premier lieu de celle de Monsieur Charasse), elle jette le discrédit sur tous les élus qui, pour l’essentiel, s’impliquent sans compter dans leur tache.

Cette mesure est d’autant plus scandaleuse que les parlementaires bénéficient d’une indemnité qui n’est pas ridicule puisqu’elle s’élève à 6.897,74 euros brut auxquels il faut ajouter une « indemnité représentative de frais de mandat » qui est actuellement de 6 228 euros brut.

Par dessus le marché, il faut encore ajouter à ces indemnités, celles touchées au titre des autres fonctions assurées par les parlementaires cumulards.

Un exemple au hasard :

Monsieur Charasse est Maire de Puy-Guillaume et Conseiller général du Puy-de-Dôme. Il est également Membre du Conseil d'administration de l'Agence française de développement, membre du Conseil d'orientation stratégique du fonds de solidarité prioritaire et membre de la Haute Cour de Justice. On peut imaginer que Monsieur Charasse reçoive des indemnités financières au titre de chacune de ces fonctions.

Heureusement, il semble que le Sénat ait fait marche arrière devant la réaction de plusieurs parlementaires et notamment devant le coup de colère de Jean-Louis Debré président de l’Assemblée Nationale.
Une fois n’est pas coutume mais ….Merci Monsieur Debré ! ...d’avoir exprimé de manière aussi spontanée et virulente votre désapprobation devant ce projet ! …vous avez ainsi épargné à l’autre Chambre de se discréditer.

Quand au Sénat, il creuse encore un peu plus le fossé qui existe entre lui et les Français; mais après tout, que craignent ses membres protégés comme ils le sont du suffrage universel !