Les Verts sont morts vive l'Ecologie
Par Nicolas le mercredi 25 avril 2007, 00:06 - Humeur politique - Lien permanent

Attention, je préviens les âmes sensibles, je vais tirer froidement et sans
aucun scrupule sur une ambulance !
Une ambulance verte en l’occurrence !
Avec à peine 1,6 % des voix, la représentante des « Verts » a fait
le plus mauvais score de l’histoire de ce parti à une élection Présidentielle
depuis plus de 30 ans, le reléguant ainsi au rang des groupuscules dont tout le
monde se fout.
Je n’accablerais pas Dominique Voynet, je suis persuadé qu’elle était la
meilleure ou plutôt la moins pire candidate de ce parti.
Je vois plusieurs raisons à ce score misérable.
Tout d’abord, il est possible que les Verts aient pâti du fameux « vote
utile ».
Néanmoins, comme je l’ai déjà exposé dans mon précédent billet (ici), si
les électeurs ont aussi facilement délaissés les Verts pour voter
« utile » c’est, me semble t’il, que leur attractivité était bien
faible.
La seconde raison, la plus souvent invoquée comme un justificatif par les Verts
eux même, c’est l’intervention de Nicolas Hulot dans la campagne qui, en
imposant à tous les candidats un zeste d’écologie dans leur programme, leur
aurait coupée l’herbe (verte) sous le pied.
Cette explication ne me semble pas pour autant devoir justifier l’ampleur de la
déconfiture subie.
Je crois, qu’au contraire, les Verts auraient du pouvoir s’engouffrer dans la
brèche ouverte pas Nicolas Hulot puisque le contexte n’a jamais été aussi
favorable au thèmes écologiques et donc en théorie au Parti « Ecologiste
».
Mais pour cela, encore eut-il fallu que les Verts soient reconnus comme
« La compétence » en matière d’écologie. Or ce n’est manifestement
pas le cas.
Ce qui m’amène à ce qui est à mon sens la raison principale de leur
échec.
Depuis des années, les Verts n’ont jamais donné l’impression d’aborder
l’écologie avec impartialité et sans parti pris idéologique. Au contraire,
beaucoup de leurs positions semblent, à tort ou à raison, plus relever d’un
dogmatisme gauchisant et d'une contestation systématique que d’une réelle
démarche « scientifique ».
De plus, en prenant position sur des thèmes qui n’ont rien à voir avec
l’écologie, les Verts semblent perpétuellement hésiter entre un parti
« généraliste » de gauche à la traîne du Parti Socialiste et un parti
de promotion de l’Ecologie. De ce fait, ils rendent leur positionnement bancal
ce qui contribue à brouiller fortement leur image.
En conclusion, les Verts n’apparaissent pas comme des experts sérieux et
crédibles sur le thème de l’écologie alors que sur les thèmes plus généralistes
ils n’ont jamais trouvé leur place sur l’échiquier politique faute d’avoir pu
se démarquer des autres partis de gauche.
Si on ajoute à tout cela le jeu très "personnel" de ses leader et un mode de
fonctionnement incompréhensible qui les conduit à des situations grotesques
comme le bref épisode Lipietz en 2002 ou les désignations de personnages
fantomatiques à la tête de leur parti, on comprend assez bien les raisons de
leur décrépitude.
J’avoue que je ne me soucie guère de la perte d’influence du parti des Verts
et encore moins de celle de ses porte-parole, non, ce qui me gêne c’est que les
Verts par leur attitude déservent la cause Ecologique.
Or, cette cause mérite, sinon un parti politique, du moins un mouvement
organisé, fort et influent pour la défendre, en faire comprendre les enjeux et
être une force de propositions pertinentes.
Les Verts ont accaparé l’espace politique dévolu à un tel mouvement sans être
capable d’en assumer le rôle alors si leur disparition pouvait permettre
l’émergence d’un véritable mouvement Ecologique de référence, je serais le
premier à m’en réjouir et à m'exclamer joyeusement "les Verts sont morts, vive
l'Ecologie !".
Historique du score des Verts à la Présidentielle
- 1974 René Dumont 1,3% soit 336 016
voix
- 1981 Brice Lalonde 3,8 % soit 1 118 232
voix
- 1988 Antoine Waechter 3,8% soit 1 146 000
voix
- 1995 Dominique Voynet 3,2% soit 1 011 488
voix
- 2002 Noël Mamère 5,25 % soit 1 495 901
voix
- 2007 Dominique Voynet 1,6% soit 576 740
voix
Commentaires
Premièrement l 'analyse est a moitié juste avec l'historique des résultats, car ce qui compte cest le nombre de votes total, et la les choses prennent un autre aspect, meme si cela ne fais pas des verts un parti plus important.
il y a aussi tout simplement le fait qu'en dehors des quatres premiers candidats, il reste combien de pourcentage à faire au total pour les autres candidats tous réunis ???
Maintenant, je peux comprendre votre analse, je pense qu'elle jsute pour certains cas, ou pou rcertaines couches de la société, mais bon il reste aussi le problème de la puissance financière qui handicape quand même un peu les petis candidats ou parti un peu pas mal fauché, lol.
Mais la , ca fait parti du jeu.
Ecologiquement votre
Si on regarde le nombre de voix (je viens de les ajouter à coté du pourcentage), c’est encore pire parce que malgré un nombre de votants plus important, leur nombre d’électeur est la moitié de ce qu’il était en 1981.
Il est vrai que les Verts sont dans la même situation que les autres petits candidats qui n’ont ramassé que des miettes mais outre qu’ils ont fait 3 fois moins que Besancenot, je persiste à penser que si ils avaient présenté un projet original ils n’auraient pas fait ce score.
Quand à la puissance financière, ça fait effectivement partie du jeu puisqu’elle est en partie liée au nombre de sympathisants.
Merci pour le commentaire
Ecologiquement votre également