Palmarès des joyeux bovins : Semaine 05- 2008
Par Nicolas le dimanche 3 février 2008, 20:08 - Palmarès des joyeux bovins - Lien permanent

Le Palmarès des joyeux bovins c'est 3 prix :
Le prix de la bouse de vache, récompense celui, celle ou ceux qui se sont
distingués par des actes ou des propos que le Jury aura considéré comme
particulièrement bêtes et/ou méchants !
Le prix de la vache d’or, récompense celui, celle ou ceux qui se sont
distingués par des actes ou des propos que le Jury aura particulièrement
apprécié !
Le prix de la vache qui rigole, récompense celui, celle ou ceux qui se sont
distingués par des actes ou des propos que le Jury aura soit considéré comme
particulièrement drôle soit comme particulièrement risibles (c'est pas la même
chose) !
Bien entendu, le jury, c’est moi !
Alors pour cette semaine les heureux gagnants sont :
Prix de la bouse de vache
Comme beaucoup, fort heureusement, le jury a été choqué par la manière dont
a été traité un professeur qui a giflé un élève qui le traitait de
« connard ».
Au lieu d’aller s’excuser auprès du professeur pour la conduite inadmissible
de son fils, le père gendarme de son état, a porté plainte et placé le prof en
garde à vue pendant 24 heures comme un vulgaire délinquant.
Tout ce qu’a trouvé à faire le rectorat devant cette situation honteuse
c’est suspendre le professeur sous prétexte que : "On ne peut pas accepter
qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les
circonstances".
Celui-ci comparaîtra le 27 mars prochain pour "violence aggravée sur
mineur".
Le Jury attribue une bouse bien méritée à l’élève, à son gendarme de père et
au rectorat.
Une bouse est également accordée à tous ceux, et en premier lieu à Nicolas
Sarkozy, qui nous racontent que la suppression de la pub comme source de
financement de la télévision publique n’a comme unique objectif que d’augmenter
la qualité de ses programmes en l’affranchissant de la course à l’audience
imposée par les annonceurs.
A ce sujet l’entretien donné à l'Express (du 24 janvier) par José Freches
considéré comme un des instigateurs de cette réforme est très éclairant :
En voici 2 extraits :
"...dans les futurs cahiers des charges des chaînes, actuellement en
préparation, figureront vraisemblablement des objectifs d'audience,
imposés aux patrons de ces entreprises."
Voilà qui a le mérite d'être clair !
Contrairement à ce que l'on essaye de nous faire croire pour la faire
passer, la motivation de cette réforme n'est pas de libérer la télévision
publique de la pression d'une course à l'audience puisqu'on substituera la
pression des annonceurs à celle d'un cahier des charges, mais de réserver au
privé la manne publicitaire !
"... il faut que France 2 innove. Qu'elle contribue à l'émergence d'une
nouvelle génération d'animateurs et de producteurs. Qu'elle fasse la
part belle à l'innovation, à la création, à l'investigation journalistique et
aux nouveaux formats d'émission. Pour ma part, j'ai toujours regretté
que France 2 se soit refusée à faire de la télé-réalité et tourne le dos à des
programmes comme la Star Academy, qui n'ont rien d'infamant."
Manifestement la motivation n'est pas non plus d'obliger la télévision
publique à faire une télévision de qualité qui se démarque de ce que font les
chaînes privées puisque le premier regret de José Freches c'est qu'il n'y ait
pas sur France 2 la même télé-réalité (programme de qualité s’il en est) que
sur les chaînes privées !
Prix de la vache d'or
Remis cette semaine à Jean-Claude Juncker président de
l'Eurogroupe,
Interrogé sur Europe 1 jeudi 31, celui-ci a invité la France à ne pas
rejeter une éventuelle offre de rachat de la banque provenant d'un groupe
étranger, en raison de sa nationalité.
«Je comprendrais tout à fait qu'on élimine du jeu tous ceux qui
nourrissent à l'égard de la France et de la Société générale des sentiments
hostiles. Mais si quelqu'un vient d'amical, ayant un beau projet économique à
proposer, pourquoi le refuser? Seulement parce qu'il n'est pas français? Ce
n'est plus de notre temps.»
« Ce n’est plus de notre temps » …Il a raison Monsieur Juncker, à
qui ça rime de prétendre vouloir faire l’Europe, de crier cocorico lorsque nos
belles Sociétés nationales achètent des entreprises étrangères (ce dont elles
ne se privent pas) et de vouloir empêcher un éventuel rachat de la Société
Générale par une Banque étrangère ?
De plus, sommes nous certains qu’un rachat par la BNP-Paribas au risque de
diminuer encore la concurrence sur le marché français, soit préférable à un
rachat par un établissement financier Allemand ou Italien dont les activités
seraient moins redondantes ?
Et de toute façon ce n’est pas parce que c’est une banque française que la
Société Générale va considérer une éventuelle OPA comme amicale. N’oublions pas
qu’en 1999 les la BNP et la Générale s’étaient férocement combattues pour ne
pas être racheté par l’autre !
Nos dirigeants feraient mieux s’occuper des affaires de la collectivité et
laisser la Société Générale faire ses propres choix plutôt que de tenir des
propos nationalistes d’un autre temps !
La semaine est décidemment faste puisque le prix est également remis à
...Ségolène Royal pour la déclaration suivante :
"Ceux qui sont contre l'Europe devront créer un autre parti"
Voilà ce que Ségolène Royal aurait confié en marge d'un déplacement à
Florence ou elle participait à un meeting du Parti démocrate de Walter
Veltroni.
Même si ils n'ont pas été prononcés à l'occasion d'une manifestation
importante, officielle et en France, entendre enfin un leader du Parti
Socialiste exprimer clairement qu'il est largement temps que le PS définisse
une ligne claire, cohérente et moderne qui ne soit pas perpétuellement
contestée par des courants de pensée contradictoires est une bonne
nouvelle.
Maintenant il reste à espérer que cela ne s'arrêtera pas là et que le PS
osera se débarrasser d’un certain nombre de ses éléments qui seraient
certainement plus à l’aise au Parti Communiste ou chez les trotskistes de
Besancenot.
Prix de la vache qui rigole
La vache s’amuse de l’agitation frénétique des politiques autour de la
Société générale.
C’est Sarkozy qui veut démissionner Bouton alors que cette décision est du
ressort exclusif des administrateurs de la Banque eux même désignés par les
actionnaires, c’est Ségolène Royal qui veut « rende l'argent de la Société
générale aux petits et aux moyens épargnants qui paient pour les gros … »
ce qui ne veut évidemment rien dire, c’est encore François Fillon qui y va de
sa rodomontade en affirmant que « Le gouvernement entend que la Société
générale reste une grande banque française » …alors qu’on ne voit pas très
bien ce que le gouvernement pourrait faire devant une tentative d’OPA sur une
banque privée et de la part d’une banque privée européenne de surcroit
!
On a l’impression que la véhémence de ces réactions est à la hauteur de leur
étonnement devant leur impuissance face à des considérations qui relèvent du
secteur privé !
C’est extraordinaire ! d’ici que Sarkozy ou Fillon demande la
nationalisation des grandes banques françaises pour avoir la main dessus il n'y
a pas loin !
Cela dit, au Crédit Lyonnais, la prestation de l’Etat actionnaire n'a pas
été des plus brillantes et au moins avec une entreprise privée ce n’est pas le
contribuable qui doit éponger !
Commentaires
franchement j'ai bcp aim� ce blog
bonne continuation
chapeau
to be or not...
tout le monde doit lire ca pour comprendre!!
Cela parait si simple et pourtant cela peut faire une grande difference entre un site agreable, sur lequel nous aimons bien naviguer, et... les autres...