Prix de la bouse de vache

La bouse de vache de cette semaine n’est pas particulièrement attribuée à une ou plusieurs personnes bien identifiées mais à tous ceux qui font tout pour que l’Europe n’ait pas de véritable politique commune….et ça fait du monde !

Le Jury a été encore une fois consterné par la position de l’Union Européenne vis-à-vis du Kosovo.

Voilà un évènement d’importance vis-à-vis duquel l’Union Européenne n’est pas capable d’adopter une position commune !

Et pourtant, quel évènement !
Rien de moins que la création d’un nouvel état en Europe !
Un évènement qui concerne 2 pays – le Kosovo et la Serbie - qui sont aux portes de l’Union Européenne, qui ont vocation à en faire partie à un moment ou à un autre et qui sont des éléments clé de la stabilité de la région !

Face à ces circonstances historiques, l’Union Européenne est partagée entre 2 attitudes tout à fait opposées entre la reconnaissance avec notamment la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et la Grande-Bretagne et le refus avec l’Espagne, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Grèce et Chypre.

Dimitrij Rupel, le ministre des Affaires étrangères slovène (qui préside l’UE) à beau dire : «En tant que telle, l’Union ne reconnaît pas d’Etat, c’est la prérogative des Etats membres», on se dit qu'après la lamentable cacophonie à propos de la guerre en Irak, si il fallait une nouvelle preuve de l’incapacité de l'Europe à former une réelle communauté politique et bien en voilà une belle !

On peut tout à fait comprendre que se prononcer sur une telle situation ne soit pas simple pour les Etats, on peut comprendre également que chaque pays en ait une vision différente en fonction de l’existence ou non et de l’importance de mouvements séparatistes, mais si sur ce type de sujet l’Europe n’est pas capable de parler d’une même voix c’est qu’elle a encore beaucoup, beaucoup de chemin à faire et qu'à l'allure où ça va, ce n'est pas pour demain et c'est un euphémisme !!!

Prix de la vache d’or

Le prix est décerné à Martin Hirsch pour son action, sa simplicité et sa capacité de dialogue et d’écoute.

Alors que certains s’agitent dans tous les sens, que beaucoup ne pensent qu’à leur élection aux municipales et que d’autres font leurs choux gras des grossièretés de Nicolas Sarkozy, Martin Hirsch travaille à l’insertion des chômeurs de longue durée, des Rmistes et autres laissés pour compte.

Martin Hirsch a engagé ce qu’il a appelé le « Grenelle de l’insertion » avec cette superbe devise : « Au possible nous sommes tenus ».

Et dans ce cadre, Martin Hirsch dialogue, explique, consulte et pas seulement des experts ou des syndicalistes et autres politiques mais également et surtout des « ptits gens » comme on dit quelques fois abusivement.

Le dialogue se fait d’abord à travers le site du « Grenelle de l’insertion (voir ici) et ses forums sur lesquels chacun peut s’exprimer, exposer son cas et faire des suggestions.

Il se fait également à travers les blogs « d’insertions » que tout le monde peut ouvrir pour écrire, communiquer et ouvrir les débats. Et parmi les blogs on trouve celui de Martin Hirsch, déclaré en tant que membre parmi les autres (voir ici) dans lequel il répond à ceux qui l’interrogent sur son action et ses projets.

Un autre exemple symbolique de sa capacité d’écoute et de dialogue est le livre en cours de publication : "La chômarde et le Haut commissaire" qui reprend les nombreux échanges que Martin Hirsch a eu pendant 6 mois avec Gwenn Rosière, une allocataire du RMI, qui a su l’interpeller avec beaucoup de talent et de pertinence dans un style vif et percutant (voir un article de Ouest France sur le sujet).

Par son action et son attitude Martin Hirsch nous rappelle que la Politique ce n'est pas seulement l'agitation effrénée de Sarkozy ou la contestation systématique et démagogique de Royal.
Il nous rassure en nous montrant que la Politique n'est pas uniquement un Estrosi voyageant en jet privé à 138 000 euros, ou une Dati s’exhibant sur Paris Match en robes Dior, ni même un Morin demandant de modifier la loi pour financer son Nouveau Centre et surtout pas un Brice Hortefeux et ses quotas de chasse au sans-papiers !

Pour tout cela, Merci Monsieur Hirsch !

Prix de la vache qui rigole

Décidemment, Christine Lagarde avec son taux de croissance magique est une source inépuisable de prétextes à rire sinon à ricaner !

On pourrait résumer les épisodes précédents de la manière suivante :

Pendant 6 mois le gouvernement et notamment Madame Lagarde se sont cramponnés à une estimation de croissance pour 2007 à 2,5 puis 2.25 %.

Pendant ces même 6 mois, la Commission Européenne, le FMI et même l’INSEE annonçaient un taux inférieur à 2 %.

A l’arrivée, le taux réel pour 2007 sera très certainement …inférieur à 2%.

On aurait pu imaginer que fort de cette douloureuse expérience, le Ministère de l’Economie et des Finances allait établir une estimation plus réaliste du taux de croissance 2008.

Et bien non ! On est reparti sur le même rythme, avec une estimation gouvernementale entre 2 et 2,5 % alors que la Commission européenne anticipe 1,7% et le FMI 1,5 % !!!

Et le plus drôle, c’est que le Ministère des Finances trouve le moyen de qualifier les estimations du FMI de «pas très rationnelle», et même «schizophrène» !!!

Si la schizophrénie est définie comme une « psychose délirante caractérisée par une perte de contact avec la réalité et une dissociation de la personnalité » et bien j’en connais une qui risque l'enfermement puisque, manifestement, elle concentre tous les symptômes : le délire, la perte de contact avec la réalité et qui, en plus, se prend pour une économiste…