C’est d’autant plus incompréhensible, qu’à l’origine, c’est une promesse de Jacques Chirac et faite à une époque ou la pression sur la France pour qu’elle arrête de vivre à crédit n’était pas aussi forte. C’était également une époque ou la croissance sans être faramineuse, était plus consistante qu’aujourd’hui !

Il est ahurissant qu’au moment ou le retour à l’équilibre budgétaire auquel s’était engagé la France pour 2010 et qu’elle a décalé unilatéralement à 2012, s’annonce de plus en plus difficile à tenir, à un moment ou les métiers sinistrés par la hausse du pétrole réclament les uns après les autres, à un moment ou nous payons plus de 40 milliards par an d’intérêts financiers sur une dette publique de plus de 1 200 milliards, on décide de se priver de 3 milliards de recette en échange de…de….d’on ne sait pas quoi !

Avec la baisse de la TVA, la collectivité fait un cadeau royal à une profession sans aucune garantie d’un quelconque retour !

Nous n'avons aucune assurance que le gain n’ira pas intégralement dans les poches de nos chers restaurateurs, qui, il faut bien le reconnaitre, ont l’honnêteté de ne rien promettre ...sinon, éventuellement, peut être quelques hypothétiques embauches ...alors qu’ils n’arrêtent pas de se plaindre qu’ils ne trouvent pas de personnel !

Alors, si par malchance cette mesure est enfin acceptée au niveau européen, d’où sortiront ces 3 milliards ou plus précisément comment compenserons-nous ce manque à gagner ?

Au fait, on a combien de postes de professeurs pour 3 milliards ?