La Cigale, ayant chanté pendant 30 ans, se trouva fort dépourvue quand la crise fut venue
Par Nicolas le jeudi 19 février 2009, 22:01 - Humeur politique - Lien permanent

Comme prévu, personne n’est satisfait des mesures annoncées par Sarkozy hier
soir.
Il y a ceux qui l’accusent, en substance, de dépenser de l’argent qu’il n’a
pas, il y a ceux qui bénéficieront de ces mesures mais les trouvent
insuffisantes et il y a ceux plus nombreux, très nombreux qui n’ont rien
obtenus et qui se considèrent comme les dindons de ce qu’on a du mal à
qualifier de farce tellement la situation est grave.
C’est oublier que cette crise est arrivée sur une situation budgétaire déjà
extrêmement dégradée (merci à tous les gouvernements depuis 30 ans) qui laisse
une marge de manœuvre quasi nulle au Gouvernement à Sarkozy !... La
Cigale, ayant chanté pendant 30 ans, se trouva fort dépourvue quand la crise
fut venue !
Cette crise devrait pourtant nous rappeler un certain nombre d'évidences dont notamment:
- que la hausse ou même le maintient du pouvoir d’achat n’est pas un droit
mais la récompense d’un travail collectif !...il est étroitement lié à la
croissance, à un accroissement de la richesse nationale.
- que cette richesse, ce sont les entreprises qui la créent et que lorsque
les temps sont difficiles il faut plutôt se demander comment on peut les mettre
dans les meilleurs conditions pour le faire plutôt que de les désigner comme
des boucs émissaire à la vindicte populaire et leur imposer brutalement un
carcan populo-social, contre-productif, dont elles ne pourront plus se libérer
lorsque les beaux jours reviendront (pour peu qu’ils reviennent).
- que lorsque que cette richesse vient à diminuer, l’Etat au nom de la
collectivité nationale peut/doit faire le choix de faire jouer la solidarité
pour aider les plus exposés, mais que cela suppose d’une manière ou d’une autre
de prendre d’un côté pour donner de l’autre.
Or, il y a 2 manière de pratiquer pour « prendre d’un côté pour donner
de l’autre » : la facile et la difficile et que croyez vous qu’a choisi
Sarkozy…..la……….la…………la facile, gagné !!!
La facile étant, vous l’aurez deviné, le recours à l’emprunt.
Parce que, contrairement à ce que veut faire croire l’opposition, les
milliards distribués ne sont pas des milliards gratuits, il va bien falloir un
jour les payer ou en l’occurrence les rembourser !...ce n’est que partie remise
!
Bien évidemment, on me rétorquera que l’on peut s’endetter en période
difficile et rembourser en périodes fastes sauf que période faste ou période
maigre peu importe puisque cela fait 25 ans que la France n’a pas eu un budget
équilibré ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne va pas dans le
bon sens avec un déficit record en 2008 ! …Chaque gouvernement avec
l’active complicité de ses électeurs refile son couteux mistrigri au suivant,
jusqu’à qu’il trouve ceux qui n'auront plus le choix que de faire les efforts
que leurs prédécesseurs n’auront pas voulu faire !
La manière difficile aurait été de redistribuer différemment les recettes de
l’Etat. Par exemple, en renonçant, pas nécessairement définitivement, au fameux
Paquet fiscal pour redistribuer les économies ainsi réalisées à ceux qui sont
le plus touchés par la crise.
Cette décision aurait eu un triple mérite, de ne pas aggraver encore le déjà
fort grassouillet endettement de la France, de bien montrer que l’Etat n’est
pas un magicien qui tire des milliards de son chapeau dès que quelqu’un le lui
demande et enfin de ne pas générer une énorme et compréhensible frustration chez ceux qui
ne bénéficient pas des largesses à crédit de l’Etat …tout le monde sur le même
plan sauf les plus touchés !
or, en réagissant sous la pression des évènements et en s’arcboutant, par
orgueil, sur son paquet fiscal, Nicolas Sarkozy, n’a pas su faire passer un
message clair expliquant:
- que l’Etat ne peut pas compenser tous les effets négatifs de la
crise,
- que son rôle est d’en répartir les effets afin qu'ils ne pèsent pas que sur
quelques uns,
- que chacun devra faire des sacrifices d’autant plus importants que déjà, en
temps normal, parce qu’on joué à la Cigale pendant 30 ans, on n’a pas le
moindre sou en caisse et qu’on est déjà fortement endetté !
Commentaires
Encore une fois, tu as magnifiquement bien résumé la situation très complexe que nous traversons et analysé le comportement de Sarko face à cette crise.
Je partage biensur ton point de vue, néanmoins, je pense qu'il faut arrêter de se fourvoyer avec ce fichu paquet fiscal.
On ne peut pas lui repprocher d'avoir accompli les engagements de sa campagne électorale !
Ce n'est pas le président qu'il faut changer mais les français !
Les caisses sont vides mais les français font grève pour obtenir une augmentation du pouvoir d'achat. Allez Nicolas, un petit coup de baguette magique ...
Il faut que la France retrouve ses valeurs, à commencer par la valeur du travail.
Cessons de se plaindre, de faire grève pour un oui pour un non, travaillons le dimanche s'il y a des emplois à pourvoir et essayons d'acquérir un peu d'autonomie au profit de ce foutu assistanat !!
"La Cigale, ayant chanté pendant 30 ans, se trouva fort dépourvue quand la crise fut venue !"
Vous avez raison, la Droite n'a été que 17 ans au pouvoir durant ces trentes dernières années, dont les...sept dernières... Et même avec M. Sarkozy Ministre des Finances. c'est dire !
jf.
Encore une fois, en effet, passent à la trappe les classes moyennes dites "moyennes", c'est-à-dire celles qui gagnent juste assez pour échapper aux aides et qui servent depuis des décennies de variable d'ajustement. Celles dont l'effort ne sert que de réservoir à subsides.
Et là, pas de clivage gauche droite. Le consensus est de rigueur.
C'est pourquoi je serai aussi plus mesuré avec le paquet fiscal même si je pense qu'une partie de son contenu devrait être supprimé. Depuis 30 ans, la seule mesure en faveur de cette partie des français qui contribue à l'effort sans aucune contrepartie, c'est la détaxe des heures supplémentaires.
Personnellement, ça représente env. 140 euros de plus /mois sans avoir modifié mon quota d'heures.
M'en passer aujourd'hui aurait des conséquences que tu peux imaginer.
Ton analyse toute en mesure est frappée du bon sens, et nous change de ces pleurnichages quotidiens sur fond d'assistanat généralisé ou l'on nous ressasse que cette crise ne peut se résoudre qu'en ouvrant le carnet de chèques de l'état, et que Sarkozy c'est à la fois l'antéchrist et Harry Potter...
"l'on nous ressasse que cette crise ne peut se résoudre qu'en ouvrant le carnet de chèques de l'état".
Mais, Cher Eric, on ne nous le ressasse point.
Tous les soirs au "jité" on voit M. Sarkozy, son carnet de chèques (en bois) à la main, distribuer des millions à tour de bras.
Alors, votre commentaire ci-dessus paraît bien...surréaliste...
jf.
Oui Jacques, sauf que si on écoute Mrs Hamon et Montebourg il faut faut en distribuer le double.
Quand j'entends ces deux pitres nous expliquer qu'Obama dépense 700 $ par habitant pour relancer son économie pendant que Sarkozy n'en alloue piteusement que 30, je me dis que qu'au PS on a pas encore atteint le firmament de la démagogie appliquée.
Dans leurs errances idéologique ils oublient juste que aux Etats Unis on fait marcher la planche à billets...
Faire croire que la distribution immédiate d'un chèque de 500 euros à 10 millions d'entre nous, faire sauter 1 point de TVA ou subventionner des entreprises qui n'ont plus de commandes pour créer tout de suite 200 000 emplois supplémentaires, c'est se moquer du monde.
Avec un contre plan de relance à 50 milliards d'euros, ces mêmes idiots viendront nous parler de dette laissée en héritage à nos enfants, et n'hésiteront pas à le faire avec des trémolos dans la voix.
Il y a beaucoup de points discutable dans le plan Sarkozy. Si le meilleur moyen qu'ont trouvé les socialiste pour s'y opposer c'est ressusciter Jospin et ses perfusions généralisées, c'est a désespérer de leur discernement...
Vous avez raison, M. Sarkozy distribue lui-même des primes de 500 euros....peut-être cela vous a-t-il échappé ???
jf.
Oui, mais pas à 10 millions de prétendants...
Salut Darie, salut Eric,
Je vais préciser ma position par rapport au Paquet fiscal :
Tout d’abord un préalable, je n’ai évidemment pas d’à priori idéologique, contrairement à ceux qui l’ont cloué au pilori considérant que les distributions de l’Etat ne peuvent avoir comme objectif que d’aider les plus nécessiteux !
Son objectif annoncé était de booster la croissance sans laquelle il ne peut y avoir de hausse du pouvoir d’achat. L’objectif est louable certes mais il s’appuie sur un postulat erroné qui est que c’est en augmentant le pouvoir d’achat et donc en favorisant la demande que l’on va favoriser cette croissance. Or en France c’est la qualité de l’offre qui est déficiente (je conseille le très bon livre de Peyrelevade sur ce sujet « Sarkozy, l’erreur historique ») !
On a donc créé une nouvelle percée dans la bourse passoire de l’Etat et aggravé le déficit non pas pour investir dans l’espoir d’un retour ultérieur mais pour distribuer immédiatement du pouvoir d’achat qui sera, pour l’essentiel, dépensé hors de France !...exactement ce qu’ont fait tous les gouvernements pendant 30 ans !
Malgré tout, il y avait une réelle nouveauté dans cette loi TEPA c’est qu‘elle ciblait, pour une fois, d’autres catégories de population que les Rmistes, les smicards ou les familles de plus de 6 enfants !
Elle concernait….elle concerne (je ne sais pas pourquoi j’écris à l’imparfait), donc elle concerne toute une catégorie de personnes, qui d’habitude sont allègrement oubliées par le fameux modèle social français.
Il n’empêche que fondamentalement elle reste une erreur, erreur d’autant plus inadmissible que Sarko en a profité pour y greffer, sans le dire, des mesures à haute teneur idéologique et c’est comme cela que sont né le bouclier fiscal ou la diminution des droits de succession.
En résumé, ces mesures ne sont pas nécessairement scandaleuse mais les prendre suppose qu’on ait les moyens pour cela, or nous n’avions pas ces moyens et me semble t’il tout cet argent aurait été mieux employés à investir sinon à diminuer notre déficit !
Et ça c’était il y 2 ans !....alors maintenant avec la crise, l’erreur devient encore plus flagrante !
Cette crise est suffisamment grave pour que l’on fasse un geste pour ceux qu’elle touche brutalement et notamment ceux qui subissent le chômage, partiel, ou non !...il est donc temps de la remettre en cause, au moins pour ses volets les plus discutables comme le bouclier fiscal ou la diminution des droits de succession. Mais Sarko est trop orgueilleux pour accepter de se dédire d’autant plus que, au lieu d’applaudir, la population aiguillé par les populistes de tous bords, lui reprochera de ne pas l’avoir fait avant, prendra cela comme une reculade et une incitation à demander « toujours plus » !
Eric je suis tout à fait d’accord avec toi sur la situation de la classe dite moyenne qui ne bénéficie de rien et qui doit payer le lourd train de vie de l’Etat et une solidarité nationale couteuse sans être efficace.
On paye 30 ans d’insouciance, d’absence de rigueur dans la gestion des fonds publics, de manque de courage et de vision politique …collectif !
Salut Jacques,
Petite rectification à propos de « la Droite n'a été que 17 ans au pouvoir durant ces trente dernières années… »
Le budget est déficitaire depuis 1980 et depuis cette date la dette publique a quintuplée !
Si on regarde la couleur du premier ministre depuis cette date (depuis 28 ans), et c’est ça qui compte, on a environ 16 ans de PS et 12 de Droite …si, si !
De toute façon, ils sont tous à mettre dans le même panier …percé !
Jacques,
Il ne faut quand même pas inverser les rôles, le PS a proposé un plan de 50 milliards d’euros, il soutient tous les mouvements demandeurs de subsides de l’Etat quel qu’en soit le prix …ils profitent simplement de la crise pour reproduire puissance 10 leur plan de relance de 1981 qui a, comme chacun sait, été une foirade monumentale !
Sarko aurait du se contenter de cibler son aide sur les chômeurs actuels et à venir et sur le chômage partiel, le reste, les 150 euros ici, les 200 euros là ou l’exonération de 2/3 de l’impôt sur le revenu, je ne vois pas en quoi la crise actuelle les justifient alors que nous n'avons pas un kopeck en poche !...
En tout cas heureusement qu’il n’a pas suivi les irresponsables recommandations du PS parce que, comme le rappelle Eric, ça serait enfoncer encore un peu plus la France dans le gouffre du déficit qu’il faudra bien payer un jour !...quand à faire payer les entreprises, c’est franchement pas le moment, et il ne faut pas être bien malin pour ne pas s’en rendre compte !
Ce qui n’exclut pas évidemment, de réfléchir à des changements de fond pour l’après crise, mais certainement pas comme cela et maintenant !
Emmanuel TODD les avait mis en garde…en 1998 !
De droite comme de gauche !
La fameuse phrase de John Fitzgerald Kennedy ?
« Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour ton pays. » Ça tombe bien. Cette phrase, on nous la ressort ces temps-ci, version Fillon ou Sarkozy. Le problème, c’est qu’elle s’est quelque peu modifiée en traversant l’Atlantique. Je donne les différentes versions que vous reconnaîtrez j’en suis sûr et qui résument bien l’essence du sarkozysme (je parle d’essence comme on parle d’essence de lavande, donc de nec plus ultra !).
Version bouclier fiscal : « Ne demande pas ce que les riches peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les riches. »
Version Clavier, Bouygues, Lagardère, etc. : « Ne demande pas ce que les amis de Sarkozy peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les amis de Sarkozy. ».
Version Medef : « Ne demande pas ce que les patrons peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les patrons. »
Version plan de relance : « Ne demande pas ce que les banques peuvent faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour les banques. »
Version pouvoir d’achat : « Ne demande pas ce que Sarkozy peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour Sarkozy. »
Avec ses cortèges de spécialistes et d’experts, tous étaient au courant ! Déjà en 2002, Nicolas Sarkozy (Ministres du budget,…) tirait à boulet rouge sur Emmanuel Todd :
Après « L'Illusion économique » en 1998, il publie le prophétique « Après l'empire » en 2002. Ce livre est une réflexion sur la puissance déclinante des États-Unis, leur effondrement économique et stratégique, leur impuissance à s'affirmer comme seule superpuissance au monde. "La classe dirigeante américaine (overclass) est encore plus dépourvue de volonté et de projet positif que ses homologues satellites d'Europe, si souvent critiquées pour leur faiblesse. La construction européenne exige après tout des efforts de concertation et d'organisation dont la classe dirigeante américaine serait, au stade actuel, tout à fait incapable." Cet essai est l'occasion pour Todd d'anticiper la crise financière de septembre 2008, en s'interrogeant :
"Qu'est-ce que c'est que cette économie dans laquelle les services financiers, l'assurance et l'immobilier ont progressé deux fois plus vite que l'industrie entre 1994 et 2000 ?" et d'en arriver à la conclusion suivante :
« Nous ne savons pas encore comment, et à quel rythme, les investisseurs européens, japonais et autres seront plumés, mais ils le seront. Le plus vraisemblable est une panique boursière d'une ampleur jamais vue suivie d'un effondrement du dollar, enchaînement qui aurait pour effet de mettre un terme au statut économique "impérial" des Etats-Unis. »
Emmanuel Todd est régulièrement interrogé par les médias au sujet de la vie politique française ou internationale. Il affirme que le monde politico-médiatique se détache depuis peu des préoccupations des classes populaires et des classes moyennes, qui auraient d'après lui décroché des élites, comme le démontrerait le résultat du référendum sur la Constitution européenne. Il avance par ailleurs qu'un protectionnisme à l'échelle de l'Union Européenne permettrait de combattre la montée des inégalités et la pression sur les salaires exercée par la mondialisation de l'économie.
Salut Rachid,
Même si je n'en fais pas la même interprétation que toi, c'est une bonne idée que d’évoquer la fameuse phrase de Kennedy, elle est révélatrice du mal français qui consiste à tout attendre de l’Etat considéré comme une entité abstraite, mélange de Merlin l’enchanteur, du Père fouettard et du Père Noel !
Le cas du pouvoir d’achat dont on n’arrête pas de nous bassiner les oreilles est révélateur !
Le pétrole augmente, on demande à l’Etat de compenser !
Les matières premières alimentaires augmentent, on demande à l’Etat d’intervenir pour faire baisser les prix !
Le prix de l’immobilier augmente à cause de règles trop restrictives, de constructions insuffisantes et de la concentration des emplois, on demande à l’Etat de bloquer les loyers ou de construire des logements sociaux !
Demander à l’Etat est le premier réflexe d’une société qui considère que c’est du devoir de l’Etat de sauvegarder sinon d’augmenter le pouvoir d’achat de 64 millions de français, plus généralement, d’une société qui préfère mettre et remettre du sparadrap qu’elle a l’impression de ne pas payer sur les conséquences plutôt que de s’interroger et de traiter les causes.
Et chacun y va de ses revendications et depuis 30 ans on cède aux corporations les unes après les autres, ce qui est normal puisque il n’y a pas de raison d’aider les pécheurs et pas les agriculteurs, les transports routiers et pas les taxis ou les ambulanciers, ou les jeunes et pas les vieux etc etc
Tout cela grâce à une multitude d’exemptions, d’allocations, d’aides, de subside, de subventions, de prestations, de bonifications, d’indemnités, de pensions, de faveurs en tous genres…. Quand ce ne sont pas des règlementations contreproductives comme la restriction de l’implantation des Grandes surfaces (Loi Galland 1973) dont on s’aperçoit quelques années plus tard qu’elle a favorisé la constitution d’oligopoles et en conséquence des prix plus élevés qu’en situation de concurrence.
La formule de Kennedy version française c’est plutôt : « Ne demande pas ce que tu peux faire pour ton pays mais ce que ton pays peut faire pour toi. » …et elle ne s’applique pas seulement aux banquiers !
Quand à Emmanuel Todt, je connais mal ce qu’il a écrit mais s’il a peut-être vu juste sur certains points, je ne suis pas certain que ses prédictions en matière de déclin de l’empire américain soient confirmées de ci-tôt, j’ai l’impression qu’il prend ses rêves pour la réalité !
C'est ce que se sont évertués à dire Christian Blanc (la croissance ou le chaos) puis Jean Peyrelevade (l'erreur historique de Nicolas Sarkozy).
En vain...
Tout à fait, Christian Blanc et Jean Peyrelevade sont 2 hommes qui mériteraient d'être plus écoutés, ils sont très proches dans leurs analyses et leur personnalité, dommage qu'il y en ait un qui ait mal tourné !
J'évoque justement l'excellent bouquin de Jean Peyrelevade dans un commentaire plus haut...dans la même lignée je conseille également "Comment nous avons ruiné nos enfants " de Patrick Artus et Marie-Paule Virard...éloquent !
Et si on reparlait de l'emprunt Giscard (sans doute pas de gauche, n'est-ce pas...) en 1973, qu'il avait inventé, l'éminent spécialiste, d'indexer sur le cours de l'or, qui a rapporté 7,3 milliards de francs à l'époque et qui a coûté la bagatelle de.....90 milliards de francs de remboursement à l'Etat.....c'est à dire à nous les contribuables !
Allez, continuez de nous parler des Premiers Ministres Socialistes.....
N'est-ce d'ailleurs pas le Grand Chirac qui accusait un certain Jospin d'avoir accumulé une "cagnotte" grâce à sa bonne gestion.....
Ah la mémoire courte......
jf.
L'emprunt Giscard a été une énorme erreur mais pas de même nature que celle qu'ont réitérés les politiques de Droite et de Gauche durant presque 30 ans !
De toute façon, l'idée n'est pas de dédouaner les uns avec les fautes des autres !
Quand à la fameuse cagnotte de Jospin, elle est l'exemple même de l’impéritie de la classe politique de Droite ou de Gauche. Effectivement il faut mettre au crédit de Jospin le fait que le déficit budgétaire ait été plus faible que prévu …c’est ce qui a été qualifié indument de cagnotte !
Mais c’est tout ! Il a ensuite joyeusement distribué la « cagnotte » en question après une très faible résistance face aux exhortations de Chirac certes mais également de toute la Gauche !!