Préambule important : le Petit Nicolas n’a rien à voir avec le Nicolas nain de petite taille qui nous gouverne. Voilà c’est dit !

C’est donc l’anniversaire du toujours jeune Petit Nicolas (et accessoirement du non moins toujours jeune Nicolas).

Je ne pouvais pas laisser passer cet évènement sans marquer le coup !

Non pas simplement parce qu’entre le Petit Nicolas et le, un peu plus grand Nicolas que je suis devenu, il y a un autre point commun que le prénom (ne cherchez pas c’est pas la peine), mais également et surtout parce que je garde un souvenir extrêmement jubilatoire des « aventures » de ce petit garçon d’un autre temps.

La longévité du succès du petit Nicolas doit essentiellement au talent d’humoriste de ses 2 extraordinaires papas : Goscinny et Sempé (ciel ! alertons Madame Boutin, une famille homoparentale !) mais elle est également très liée à l’effet nostalgie !

Goscinny a raconté la vie de ce petit garçon avec une telle justesse et les dessins de Sempé nous paraissent si familiers et si intemporels que chacun peut y retrouver des éléments plus ou moins nombreux de son propre vécu.

Ces histoires auraient pu être celles de notre enfance telles qu’on aimerait s’en souvenir.

Et puis ces histoires drôles et tendres nous ramènent à une époque ou tout paraissait plus rassurant :

Une époque ou les pires injures entre gamins étaient "andouille", "imbécile" ou encore "idiot" !
Une époque ou on s’exclamait « chic » quand on était content !
Une époque où on pouvait écrire « Elle était très chouette la montre du papa de Geoffroy, mais il parait que Geoffroy n'avait pas la permission de la prendre...et on n'a plus jamais revu la montre. Geoffroy a eu une telle fessée, il nous a dit, qu'on bien failli ne plus jamais le revoir, lui non plus. ».... sans se faire accuser par tous les pedo-psychologues à 2 balles de promouvoir les « sévices corporels» traumatisants pour ces pauvres petits !
Un temps ou les terrains vagues étaient "terribles" parce qu'on « …y trouve un des boites de conserve, des pierres, des chats, des bouts de bois et une auto. Une auto qui n'a pas de roue mais avec laquelle on rigole bien....on joue à l'autobus, à l'avion; c'est formidable » !
Des terrains vagues également "épatant pour faire un "super" match de foot et ou ne risquait pas de tomber sur une seringue infectée ou un préservatif usagé !
Une époque où on faisait des « bêtises » et pas des conneries !
Une époque où on portait des culottes courtes et on ne fanfaronnait pas avec son jean Diesel à 120 euros !

Bon, je ne suis pas certain que cette époque ait réellement existée mais en tout cas ce dont je suis certain c’est que le «Petit Nicolas » c’est drôlement chouette ! Alors bon anniversaire au Petit Nicolas !

Allez, 2 petits bonus :

Extrait de "La télé chez Clotaire" dans "Le ballon et autres histoires inédites"

(C’est le papa du Petit Nicolas qui parle)…Quelquefois j’ai bien envie d’acheter un poste de télévision, mais franchement, j’hésite à cause du petit. – Je dois dire que vous avez raison, a dit le papa de Clotaire. Moi, il m’arrive de regretter d’avoir acheté le récepteur. Les enfants sont comme hypnotisés par l’écran ; ils regardent n’importe quoi et ça les abrutit.
Et le papa de Clotaire nous a dit au revoir très vite, parce que la maman de Clotaire a crié du salon que le feuilleton allait commencer. »

Extrait de « Djodjo » dans « Le Petit Nicolas »

« Mes enfants, a dit la maitresse, je vous présente un nouveau petit camarade. Il est étranger et ses parents l’ont mis dans cette école pour qu’il apprenne à parler français….Comme le nouveau ne disait rien, la maitresse nous a dit qu’il s’appelait Georges McIntosh ». « Yes a dit le nouveau, Dgeorges ». « Pardon Mademoiselle, a demandé Maixent, il s’appelle Georges ou Dgeorges ? La maitresse nous a expliqué qu’il s’appelait Georges mais que dans sa langue ça se prononçait Dgeorges. « Bon, a dit Maixent, on l’appellera Jojo ». «Non a dit Joachim, il faut prononcer Djodjo ». « Tais toi Djoachim, a dit Maixent et la maîtresse les a mis tous les 2 au piquet.»