Téléchargez, c'est nous qu'on paye !
Par Nicolas le mercredi 8 juillet 2009, 22:31 - Humeur énervée - Lien permanent

L’alliance « Création-Public-Internet » qui regroupe UFC-Que
choisir, La Quadrature du Net, quelques représentants d’artistes via la SAMUC,
la Plateforme « Pour le Cinéma » et « ISOC France :
Internet Society » a relancé l’idée d’un écot de 5 euros par mois que
paierait (obligatoirement) chaque internaute en échange d’un droit à
télécharger à tout va !
Cette proposition, dont
l’objectif clairement affiché est de se substituer à la malheureuse loi HADOPI,
ne me parait pas pour autant constituer la recette miracle.
Le principe même d’un paiement obligatoire, et quel qu’en soit le montant,
s’apparente clairement à de la vente forcée...or je n’ai pas envie que l’on me
force à payer pour un bien que je n’ai pas envie d’acquérir, du moins sous
cette forme !
Certes, il a été proposé de rendre cette licence optionnelle, sachant que
ceux qui ne la paieront pas seront passibles de poursuites s’ils téléchargent
!...Mais, dans ce cas, on retombe exactement dans la problématique HADOPI,
c'est-à-dire d’avoir à monter une usine à gaz peu fiable et liberticide pour
identifier les pirates, quel intérêt ?
Et puis, pourquoi 5 euros et pas 10 ou 15 ou 2 ? …comment cette somme
évoluera t’elle ? Comment faire la répartition de la somme entre les
artistes ? Comment limiter les téléchargements à ceux qui utiliseront les
services d’un provider régis par le droit français ou si elle est optionnelle,
à ceux qui auront payé ?....en bref, outre le principe d’un prélèvement
obligatoire qui revient à faire des artistes, des fonctionnaires, une palanquée
de questions restent posée qui font craindre que le système ne soit compliqué
sinon confus et pas vraiment équitable !
Ce qui me gêne également dans cette idée de « licence globale » et
qu’elles qu’en soient les modalités, c’est qu’elle collectivise les droits
d’auteur. On forme un pot commun pour rémunérer les artistes selon des règles
nécessairement arbitraires sauf à surveiller l’ensemble des téléchargements ce
qui n’a pas de sens. On passe ainsi d’un système ou l’artiste est rémunéré en
fonction de son succès, de ce qu’il vend, à un système ou tout le monde peut
télécharger tout et n’importe quoi et puisque c’est gratuit, on ne s’en prive
pas, noyant ainsi l’artiste réellement méritant parmi tous les autres
!
Mais comment en est-on arrivé là ? Comment en est-on arrivé à imaginer
des systèmes compliqués et peu équitables pour rémunérer les artistes ?....à
cause du piratage bien entendu !
Avec ces tristes histoires d’HADOPI 1 puis 2, on a trop souvent oublié que
c’est du piratage que vient tout le mal, ce piratage pour lequel beaucoup ont
une indulgence coupable et contre lequel je voudrai m’insurger !
Pour ma part, je n’ai jamais téléchargé illégalement de musique ou de film
considérant notamment que cet acte s’apparente à du vol et que, comme toute
envie de consommation d’un bien ou d’un service que j’ai envie d’assouvir, soit
je le paye soit je réfrène cette envie !
Que tout le monde n’ait pas mes scrupules, ne m’étonne guère, mais ce qui me
suffoque c’est que j’ai l’impression que mon mode de fonctionnement est
largement minoritaire face à ceux qui ne se posent même pas la question en ces
termes et ceux qui trouvent toutes les excuses pour justifier ces
agissements.
Parmi les bonnes raisons évoquées pour faire d’Internet un vaste lieu
d’échange de produits immatériels gratuits, on en trouve 2 qui me semblent
particulièrement spécieuses :
La première, c’est le très fameux « Les maisons de disques et les
studios s’en mettent plein les fouilles en nous vendant des disques ou des DVD
a des prix exorbitants, ils n’ont qu’à pratiquer des prix raisonnables et on
paiera » !
Houai ! … tout est relatif et je suis certain que quel qu’en soit le
prix, beaucoup privilégieront toujours l’option gratuite !
Et puis de toute façon, on a tout à fait le droit de juger que le prix d’un
service ou d’un bien est trop élevé par rapport à ce que l’on veut et/ou peut y
mettre mais dans ce cas on ne l’achète pas, tout simplement !
Sauf à avoir des moyens illimités, on est en permanence obligé de faire des
arbitrages entre les biens que l’on aimerait obtenir ! Que je sache, il
n’y a pas ceux que l’on peut ou veut payer et les autres ….que l’on vole !
….pour être encore plus explicite, ce n’est pas parce que je trouve que le prix
d’un bon vin est exorbitant que je vais m’autoriser à le voler ….chez Nicolas
…non, j’en boirai moins souvent ou je taperai dans un vin moins prestigieux
!
A ce stade là de l’argumentaire, on me rétorquera que ce n’est pas pareil,
qu’accéder à la culture est un droit alors que picoler du vin, pas encore
!
Alors là, je dis halte ! … il faudra un jour que l’on m’explique ce
qu’est un bien culturel ou plus précisément en quoi tous les biens
« culturels » doivent être sacralisés !
Faciliter l’accès à « La Princesse de Clèves » pourquoi pas !
mais au dernier Marc Levy ? …à « Gran Torino », pourquoi pas !
mais à « High School Musical 3 » ? à la discographie de Brel pourquoi
pas ! mais à celle d’Obispo ?... en tout état de cause, le « droit à
la culture » est une vaste fumisterie qui là encore ne sert qu’à justifier
le piétinement du droit d’auteur !
Et c’est là qu’intervient la seconde justification du piratage, et même si
elle n’est pas toujours exprimée de cette manière, elle consiste à considérer
que puisque la technologie le permet, c’est que c’est implicitement
autorisé ! …pire encore, que les maisons de disques n’ont qu’à s’adapter à
cette technologie et que si elles sont trop nulles pour ne pas savoir
l’empêcher, qu’elles ne viennent pas se plaindre !
Cela signifie t’il que s’il n’y avait pas de caméras de surveillance et de
vigiles à la FNAC tous ceux qui téléchargent sans vergogne et sans débours,
iraient se servir en livres, en CD et autres DVD et partiraient leur butin en
poche sans passer par la case caisse ?
Pourtant quelle différence, si ce n’est le regard des autres auquel on
échappe bien caché derrière son écran ou l’effet psychologique qui fait que ce
qui ne se voit pas, ne se palpe pas et n’a pas une étiquette avec un prix et un
code barre, semble gratuit …et n’allez pas me dire que c’est le coût du boitier
et du pressage qui justifie que l’on paye !
Sachant de plus, que si certains éditeurs ont des velléités d’implémenter
des systèmes de protection sur leurs CD et autres DVD, ils sont immédiatement
détournés par des petits malins (notez la nuance, pas des escrocs, des malins)
et pour peu qu’ils provoquent quelques dommages collatéraux (pas de lecture sur
auto-radio, pas de copie possible pour usage privé…), ils sont tout de suite
attaqués par de zélées associations de consommateurs !
Une attitude qui a également le don de m’exaspérer, et qui paradoxalement
est souvent relayée par certains auteurs, consiste à faire le faux fataliste en
disant en substance qu'on ne peut pas lutter contre le sens de l'histoire, que
les artistes doivent se faire une raison et faire une croix sur leurs droits
d’auteurs et qu’ils n’ont qu’à se rémunérer grâce aux concerts et autres
manifestations médiatiques !
Absurde !...d’une part, parce que je ne vois pas pourquoi on devrait obliger
les artistes à faire des tournées pour se rémunérer ! …dans ces
conditions, un Gérard Manset qui n’a jamais fait un concert de sa vie …n’aurait
jamais fait de disque !
D’autre part, parce que cela provoquera nécessairement une hausse du prix des
places de concert déjà très chères !
Et enfin parce que tous les artistes ne sont pas nécessairement des cadors
de la scène, et que leur travail d’artiste c’est avant tout l’œuvre qu’ils
produisent et que c’est donc sur l’acquisition du droit de profiter de cette
œuvre que l’on doit avant tout les rémunérer !
C’est donc, à cause du vol que constitue le piratage qu’on nous imposera un
HADOPI 2 à peine moins pire que le 1 et peut-être une licence globale qui nous
obligera à payer pour que certains puissent télécharger toutes les merdouilles
pseudo culturelles qu’il voudront…encore une fois, on cède avec une extrême
indulgence à l’incivisme de certains en obligeant la collectivité toute entière
à payer pour eux…eh bien moi, payer pour que des pillards téléchargent Obispo
ou NTM, je le dis tout crument ça me fait mal au cul cœur !
Commentaires
Il y a plusieurs projets de licence globale :
- une qui serait sur le principe des sondages comme Médiamétrie
- une qui s'appelle le mécénat globale, qui prend comme principe la déclaration (qui a ma faveur)
Mécénat global : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mécé...
Je suis pour l'obligation, pour les raisons que tu évoques (si c'est pas généralisé ça ne solutionne rien).
On paye tous la redevance télé que je sache. Une part importante de cette redevance télé va au financement des oeuvres culturelles par l'entremise des bras armés de l'Etat à la télévision et à la radio.
On ne propose que d'étendre cette exception culturelle.
Un peu d'imagination bordel ! Si l'union sacrée d'après guerre, menée par De Gaulle, avait été aussi peu imaginative, le modèle français n'existerait pas.
Haaaa
Ca c'est un bon article, je suis à peu près d'accord sur tout, tellement que je vais le relayer tient.
Juste un commentaire : en plus, il y a des accès gratuits à la culture qui rémunèrent les auteurs grâce à une méthode absolument RE-VO-LU-TION-NAIRE : ...
la publicité.
On peut citer Deezer, le site internet, ou Spotify, que j'utilise, qui est un logiciel client. C'est tout à fait légal, on peut écouter plein de musique (pas tout certes, mais beaucoup d'artistes), sans payer un kopeck, avec quelques pubs qui s'affichent et une pub de temps en temps entre les chansons.
Une radio sur mesure en quelque sorte, mais qui nécessite d'être connecté à internet (pas facile en voiture). Alors tous les arguments contre le piratage ne sont que les justifications pour enfants gâtés qui veulent avoir accès à n'importe quelle musique n'importe où gratuitement.
Il existera probablement la même chose bientôt pour les films, et tout sera réglé. Encore faut il que les gens soient un peu raisonnables.
Fait : http://www.democratiedurableblog.fr...
@Etienne
La licence globale est de toute façon préférable à HADOPI mais il n'en reste pas moins que c'est une solution de pis aller, peu satisfaisante, parce qu'on ne sait pas comment éviter le piratage (le vol) que pratiquent beaucoup sous prétexte que la technique le permet ! ...pas vraiment moral tout ça !
@Vincent
Merci pour le compliment et pour le lien, à bientôt !
Je paie des impôts qui servent notamment à financer l'éducation nationale, la protection social. Or je n'ai pas d'enfants, je ne suis jamais malade...etc C'est de la vente liée?
Le téléchargement illlégal ne concerne pas que la musique ou les films... Quid du prix des livres Est-il encore possible d'acheter des livres à une cadence raisonnable, livres dont les auteurs sont parfois morts et enterrés depuis longtemps???
Je ne connais pas Gerard machin (probalement parce qu'il n'a jamais fait de tournée), mais il est certain que mis à part quelques labels indépendants, les artistes touchent à peine quelques kopecs de la vente de disques...
Je suis d'accord avec vous sur une grande partie des défauts de la licence globale (ou toute solution y ressemblant). Cependant, Le réseau internet n'est maitrisable qu'avec un flic derrière chacun, comme les radios ; et pourquoi a-t'on choisi une formule proche de la licence globale pour les radios ? Parce qu'aucune autre solution n'est viable ou acceptable.
Internet pose le même type de problème et la seule solution viable sera du même type.
Ne pas l'accepter, c'est se voiler la face et se ridiculiser (quand on est un politique).
-merci : pour votre courage- votre honnêteté et la qualité de votre raisonnement. Entièrement d'accord sur le principe.
Je ne suis pas d'accord avec vos arguments mais ce n'est pas la raison de mon message.
Effectivement, le discours pro ou anti-hadopi, pro ou anti-licence globale n' a plus de sens. Les technologies et les usages se développent si rapidement que nous vivons déjà dans l'après "vague de téléchargements illégaux". Simplement, nous ne nous en sommes pas encore rendu compte car il y a toujours un décalage entre la généralisation d'un nouveau type d'offre et la disparition des anciennes offres, moins adaptées.
Ce nouveau type d'offre, c'est le modèle de Deezer et compagnies.
C'est un modèle ancien, mais qui s'est adapté aux "nouvelles technologies" et usages : il reprend tout bêtement le modèle des radios musicales.
Deezer et Cie diffusent en effet de la musique gratuitement pour ses "auditeurs" qui sont désormais des "internautes", et paye une redevance à la sacem en fonction du nombre de diffusions. Ce modèle n'est pas encore rentable mais il va le devenir à mesure qu'il se généralisera puisqu'il sera payé par la publicité. Plus d'internautes sur Deezer et Cie et plus de pub, dont le coût de diffusion augentera en proportion. Exactement comme les radios.
En résumé, ce modèle emprunté à celui des radios, aura une conséquence bénéfique pour les artistes, tout en satisfaisant les internautes qui téléchargent illégalement :
Ces derniers pourront accéder gratuitement à l'ensemble des biens culturels qu'ils convoitent, à condition que le diffuseur ait passé un accord avec la sacem. Tout autre diffuseur sera considéré comme illégal et condamnable.
Autrement dit, le droit de diffuser gratuitement des oeuvres se sera déplacé du particulier vers une structure commerciale, permettant ainsi de générer des revenus pour ces structures puisque la diffusion ne sera plus fragmentée.
Ce qui est regrettable dans cette histoire qui va donc bien finir, c'est que la solution n'aura pas été apportée par le dialogue entre les parties prenantes mais, à nouveau, par la technologie et l'irréversibilité des usages qui en découlent : télécharger de la musique gratuitement est un fait de société devant lequel on ne peut plus rien faire. Par contre, l'astuce de ce modèle est que, si on télécharge, on ne stocke plus la musique chez soi. Non : on ne la télécharge qu'au moment ou on en a besoin et pour le temps d'utilisation, ce qui soumet l'internaute à la publicité et rend le modèle viable.
Renoncer, dans ces conditions, à l'appropriation matérielle d'un fichier musical, n'est pas difficile : moins de temps passé à stocker les fichiers et moins d'argent dépensé pour les outils de stockage.
Bien sûr, il y aura bien une nouvelle industrie pour s'en plaindre : l'industrie des accessoires informatiques tels que les graveurs, DD externes etc.
Votre article mérite bien des critiques. Comment pouvez vous juger de ce qui est "bon" ou "mauvais" culturellement parlant ? Qui êtes-vous pour choisir et décider qu'Obispo ou que NTM ne sont pas des artistes a proprement dit et qu'ils ne méritent pas l'appellation de culture ? J'ai le sentiment d'entendre un aristocrate du siècle précédant rigolant devant l'aspect populaire de ses compères! L'accès a la culture est, et ceci n'est pas discutable, favorisé par ce téléchargement illégal. Chaque classe social, chaque porte-monnaie a ainsi accès librement à la culture et a la création artistique. Si vous aviez étudié rapidement la sociologie vous sauriez que ce sont les loisirs et la culture qui permettent a chacun d'accentué une certaine mobilité sociale et une ouverture d'esprit favorable a l'éducation, la formation et ainsi au développement. Il s’agit donc du côté bénéfique du piratage. Mais je ne suis pas en train de le légitimer. Des lois doivent être mises en place c'est indéniable, puisque cela ce fait au détriment des créateurs eux-mêmes, et le gouvernement n'en a pas fini avec ce problème qui reste fragile puisqu'il en va du domaine privé : Ces lois ne doivent pas être une caméra pointée directement vers votre foyer, votre vie privée. S'ils ouvrent la porte à une surveillance à longue distance alors il me semble que ce sera le début de la fin de la liberté de circuler....sur internet.
La licence globale OPTIONNELLE, vous connaissez ? On a l'impression que vous n'avez même pas pris la peine de lire l'article de wikipedia avant d'écrire le votre.
Voilà de quoi vous documenter sur le sujet : http://alliance.bugiweb.com/usr/Doc...
"que gagne-t-on à échanger?"
Le philosophe Vincent Cespedes a planché pour Libération.fr sur ce sujet du bac de philo
extrait :
"Une distinction semble ici nécessaire. Dans l’échange matériel, ce que je donne ne m’appartient plus, je le perds au profit de ce que je reçois en contrepartie ; tandis que dans l’échange immatériel, je ne me dépossède pas de ce que je donne. L’échange matériel inverse la possession des choses, change les titres de propriété (cela vaut également pour les flux virtuels de la Bourse) ; l’échange immatériel, en revanche, est un partage. Je ne perds pas le savoir que j’enseigne, l’information que je livre ni la caresse que je prodigue."
http://www.liberation.fr/societe/01...
non le partage n'est pas du vol
Nicolas, quel age avez-vous ?
Je m'explique : vos arguments sont d'un autre age, vous confondez tout. Absoluement tout.
Vous nous ressortez les memes comparaisons fumeuses que nos deux derniers sinistres de l'inculture successifs, et surtout vous n'entrevoyez meme pas le fond du probleme. Vous recrachez le discours d'un Pascal Negre dans ses grands jours, sans meme prendre le soin de le reformuler.
Vous n'avez rien compris. Strictement rien.
Cette vision biaisee "piratage=vol a l'etalage", et surtout cette volonte d'immobilisme et ce refus de remise en question du systeme creatif, est caracteristique de tous les defenseurs d'HADOPI, dont pourtant vous ne semblez pas faire partie.
Je n'ai meme pas envie d'argumenter, tellement ces exemples ont ete debattus, re-debattus, et re-re-debattus au cours des derniers mois. Et surtout ils ont tous ete demontes point par point, parfois par des artistes eux-meme ! Le seul fait que vous puissiez aujourd'hui encore nous les rechauffer montre indeniablement que vous vous etes tenus a l'ecart du debat pendant un sacre moment, et que le train est parti sans vous.
Allez pour conclure, je vais quand-meme parodier la comparaison la plus foireuse que j'ai entendue a ce jour sur le sujet - et certainement une de celles qui m'ont fait le plus rire - : la vente forcee...cultissime !
J'ai la tele mais je ne regarde que les chaines privees, et pourtant je suis oblige de payer la redevance. Scandale ! C'est de la vente forcee !
Non je plaisante : je ne regarde jamais la tele.
Si, quand-meme, une derniere chose : avant de me qualifier de vil-pirate-sans-scrupule-tout-pas-beau-mangeur-de-chatons, je tiens a ce que les choses soient claires : je suis POUR que TOUS les artistes puissent vivre de leurs oeuvres (et je ne mange pas de chatons). Mais je suis las de voir encore aujourd'hui tous ces peres-la-pudeur qui nous ressortent inlassablement le discours d'Universal.
Le monde de la creation a change, Internet y est pour beaucoup, et c'est tout le systeme de distribution qu'il faut repenser A FOND en y incluant cette nouvelle variable. Tant que les gens n'auront pas comrpis ca, tant qu'ils refuseront de s'attaquer a la vraie question, on n'arrivera a rien, et on n'aura de cesse de s'enfoncer dans le tout repressif.
Si vous voyez cette derniere ligne : merci d'avoir lu jusqu'ici.
"Pour ma part, je n’ai jamais téléchargé illégalement de musique ou de film considérant notamment que cet acte s’apparente à du vol".
La propriété intellectuelle n'a rien à voir avec le droit de propriété. Relisez la loi.
Donc télécharger ce n'est pas du vol, c'est de la copie. Si je vole votre vélo vous rentrez à pieds ou en métro. Si je copie votre vélo on en a chacun un !
Celui qui vous a confié les photos de bovin qui illustrent vos propos a bien compris lui que les droits d'auteurs doivent évoluer, et vous, vous en profitez grâce à la license cc , qui vous permet de télécharger et de copier ces œuvres. Si hadopi passe croyez vous que les flics vont détailler si vos téléchargement sont en ccby, LAL, ou GNU GPL! Vous serez dans l'illégalité et vous payerez.
Je comprends votre vision des choses, mais je ne l'approuve pas. Pour deux raisons principalement. D'une part par principe parce que je suis à peu près contre toute politique ou pensée "conservatrice". D'autre part parce que vous vous basez sur l'idée que le piratage c'est du vol. Cette dernière n'est qu'une chose que certains ont décrété alors que le débat sur la question est ô-combien ouverte.
J'ai énormément de mal avec cette philosophie qui consiste à faire des lois pour adapter les mœurs nées des nouvelles technologies à celles qui datent de 3 siècles. En quoi le droit d'auteur français est-il un principe si parfait pour qu'aucune évolution vers les réalités contemporaines ne soit ne serait-ce que discutée ?
Vous jugez les amateurs d'Obispo et de NTM. En quoi serait-ce plus glorieux de préférer écouter du Brel ? je vous trouve extrêmement condescendant dans votre manière de raisonner.
Pire, des fois on tombe sur certains anciens ouvrages (de 1925 par exemple) à la bibliothèque que l'on voudrait bien se procurer. Les acheter ? Impossible, plus personne ne les vend. Les photocopier ? Ah bah non, y'a le droit d'auteur (un droit d'auteur qui dure 90 ans, voilà par exemple un principe que je trouve complètement crétin). On fait comment alors ??? Merci Google Books !
Idem pour les morceaux de musique à la fois plutôt anciens et très rares introuvables à la vente. On fait comment là aussi ? Merci le P2P !
Le droit d'auteur, je suis pas contre le principe. Mais tel qu'il existe aujourd'hui il bride complètement l'innovation, le partage du savoir et des œuvres. C'est plutôt ça qu'un politique qui veut être dans le sens de l'histoire devrait s'efforcer de réformer. Malheureusement, beaucoup de ceux qui nous gouvernent sont des gens de l'ancienne génération de + en + largués par les réalités contemporaines. Qui plus est, de plus en plus influencés par de nombreux lobbies soucieux de ne pas perdre un centime de leur compte en banque renfloués durant de nombreuses années de vaches graces, on n'est pas sortis de l'auberge.
@ tous
Merci pour vos commentaires auxquels contrairement à d’habitude je n’ai pas pu répondre rapidement pour cause de vacances à l’écart de tout ce qui ressemble à un ordinateur, à un câble et même à un téléphone …si, si, aussi incroyable que cela puisse paraître !
Je profite d’un passage éclair dans le monde civilisé pour réagir rapidement à vos remarques :
@Fred
Financer l’Education Nationale quand on a pas d’enfant ou l’Assurance maladie quand on est pas malade cela s’appelle la solidarité vis à vis de biens et services essentiels…financer le téléchargement de tout et n’importe qui n’a rien d’essentiel cela s’appelle de la vente liée !
@Hem
Je ne sais si le prix des livres est trop élevés, sachant que les auteurs morts depuis longtemps sont accessibles en poche et donc à des prix raisonnables. Et puis il y a les bibliothèques et les livres d’occasion pour les grands lecteurs peut fortunés.
Que certains artistes ne soient pas rémunérés à leur juste valeur, c’est possible mais ce n’est pas le téléchargement légal qui va remédier au problème.
@Loren
Oui, Je pense également que malheureusement la Licence globale est la moins pire des solutions si on ne veut pas fliquer (sans succès) Internet !
Pourtant, on a trop tendance à oublier que, si on en est là, c’est bien à cause de l’absence de morale de ceux qui téléchargement illégalement !
@micha
Merci !
@Photigule
Les technologies auront toujours un train d’avance par rapport aux offres commerciales mais encore une fois, le sens de mon propos est surtout de dire qu’on ne peut pas justifier le vol par la possibilité offerte par la technologie !…c’est tout simplement une question de morale !
Ce modèle Deezer est certainement intéressant et j’ai parfaitement conscience qu’il faut trouver une solution qui adapte le Droit à l’avancée des technologies mais elle à quand même ses limites :
D’abord il va arriver un moment ou la publicité ne pourra plus être la source de revenus universelle pour toutes les prestations fournies par Internet surtout lorsque les annonceurs se seront aperçus que tout le monde s’en tape !
Les messages publicitaires sont tellement nombreux sur Internet que les internautes n’y portent généralement plus attention. Le taux de clic ne cesse de diminuer : la moyenne du taux de clic sur l’e-publicité est passée de 1% en 1999 à 0.15% en 2006 (source Nielsen Media Research). D’une manière générale, les études montrent que le taux de clic et l’attention accordée par les internautes aux bannières publicitaires diminuent fortement.
Et puis, la question de la sanction va se reposer pour tous ceux qui voudront pas se contenter de ce type d’offres, qu’ils considéreront comme contraignante parce qu’ils veulent disposer de la musique sur n’importe quel support, n’importe ou et n’importe quand…on accepte de moins en moins les contraintes et on trouvera toujours de bonnes raisons pour justifier le piratage !
Même si c’est illusoire, je pense que c’est bien une démarche civique qu’il faut encourager doublée d’un minimum de coercition, sinon on courra toujours après les profiteurs !
@Clem
Ca ne me gêne pas que l’on qualifie de culturel tout et n’importe quoi qui est produit par quelqu’un qui a suffisamment de prétention pour se qualifier d’artiste !
Ce qui me gêne c’est cette manière très dans l’air du temps de sacraliser le culturel, d’en faire un droit essentiel !
Il y là une sorte de contradiction entre le fait d’interdire par essence la hiérarchisation des œuvres et des artistes (sauf à considérer que c’est le nombre de ventes ou le prix d’une œuvre qui établit cette hiérarchie) et de considérer que l’accès (même illégal) à toutes les œuvres est « important » !
En quoi le fait d’écouter Obispo accentue-t’il « … une certaine mobilité sociale et une ouverture d'esprit favorable a l'éducation, la formation et ainsi au développement »
De plus, je le répète, je ne suis pas favorable à HADOPI notamment pour les raisons que vous évoquez !
@Suanik
Il faut lire attentivement, j’ai pourtant fait allusion à la Licence globale optionnelle pour dire « dans ce cas, on retombe exactement dans la problématique HADOPI, c'est-à-dire d’avoir à monter une usine à gaz peu fiable et liberticide pour identifier les pirates, quel intérêt ? » !
@Hyde
Le partage non, le piratage oui !
@Jibe
J’ai lu votre commentaire jusqu’au bout et son ton péremptoire n’appelle pas vraiment de réponse. Juste une chose, vous faites manifestement partie de ceux qui se complaisent à considérer les profiteurs qui se servent sans aucun scrupule parce que la technique leur permet de le faire comme des progressistes, et ceux qui comme moi considèrent qu’avant tout c’est un problème de morale comme des archéo-ringards, c’est navrant !
Quand au fait qu’il faut changer fondamentalement le système de distribution des « œuvres artistiques » on est tout à fait d’accord la dessus et je vois pas dans ce que j’ai écrit quoi que ce soit qui pourrait laisser penser le contraire !
@Guy MASAVI
Vous jouez sur les mots, si la copie est interdite, faire de la copie est illégal…appelez cela du vol ou autrement ça ne change rien au principe !
Sachez que je suis l’auteur de toutes les photos de bovins sans exception et que si je les mets à disposition de qui en veut (sous réserve d'être cité) c'est que je ne me prétend pas être un artiste et que je fais le choix de la gratuité n'attendant, fort heureusement, pas après ça pour vivre …il faut comprendre que ce n'est pas le cas de tous !
Enfin, même si j’appelle une vache une vache et du téléchargement illégal un vol, ce n’est pas pour autant que je suis favorable à la loi HADOPI pour plusieurs raisons auxquelles j’ai déjà fait allusion !
@Lordignis
Ok, je n’ai rien contre le fait de remettre en cause le droit d’auteur tel qu’il est défini dans les textes mais admettez que le débat actuel n’est pas là !
Le débat est né de la possibilité qu’offre Internet de le piétiner ce droit d’auteur et les solutions proposées consistent à se demander comment le sauvegarder au mieux dans ces nouvelles conditions. A ce propos j’exprimais mon avis sur la Licence globale pour dire qu’elle ne faisait pas évoluer les droits d’auteurs dans une direction qui me paraissait « juste ». Ce n’est pas par conservatisme ou par souci de figer une situation pourtant débordée de toute part, mais simplement que j’y vois une sorte de régression en la matière.
Quand à mon propos sur Obispo et NTM je vous renvois à ma réponse à Clem.
Merci à tous
Je sais pas si l'égalitarisme qu'engendrerait la licence globale serait vraiment une régression par rapport à la situation d'aujourd'hui, où, il faut quand même dire que certaines fortunes dont disposent certains artistes sont tout de même sujettes à controverses.
Je ne vois pas d'un mauvais œil la fin de la période des vaches grasses de la SACEM et compagnie. Il est de plus hilarant de voir cette dernière dénoncer l'injustice de la licence globale tant le système de répartition proposée par celle-ci est ce que je qualifie de grand foutage de gueule (exemple parmi d'autre : Pour organiser une soirée étudiante en toute légalité, vous devez une somme à la SACEM. Les redistributions aux artistes sont faites par rapport aux meilleures ventes sur les 50 dernières années... je suis pas sûr que Sylvie Vartan et autres contribuent vraiment à ce genre de soirées).
Je fais partie de ceux qui jugent le piratage avec indulgence que vous dénoncez.
D'une part parce que la question n'est même pas de trouver ça bien ou mal, la question est que lorsqu'une pratique est tant généralisée, ça ne sert pas à grand chose de la déplorer. Mieux vaut s'adapter.
D'autre part parce qu'au vu des choses formidables que peuvent apporter Internet et l'échange, je considère que le sacrifice du principe du droit d'auteur tel qu'il est en vaut la peine.
Bonne journée
Bonjour Nicolas,
Il semblerait que nous soyons d'accord sur le fond, mais en profond désaccord sur la forme. puisque vous dites aussi qu'il faut changer radicalement le systeme de distribution des oeuvres, ce qui, vous en convenez aussi n'est absoluement pas le chemin que nous prenons actuellement avec le tout repressif.
Il y a un point sur lequel je me suis sans doute mal fait comprendre. La c'est ma faute, et je vais donc clarifier :
OUI le piratage c'est MAL et OUI c'est un probleme de morale. Je pense que ce coup-ci c'est clair, la aussi nous sommes d'accord...alors, me demandez-vous, où est-ce que ca coince ?
Je me suis relu et je ne vois pas où je fais passer les copieurs invétérés pour des "progressistes" (ce n'est d'ailleurs pas mon intention pour les raisons que je viens d'évoquer), mais oui, vous par contre, vous faites figure "d'archeo-ringard". Pourquoi ? Certainement pas parce que vous parlez de morale, non, c'est d'ailleurs une vertu de plus en plus rare par les temps qui courent, mais parce que votre discours est d'un autre age. Cela, je le maintiens et je vais développer un peu plus :
Votre discours, j'aurais très bien pu y adhérer et meme le saluer...si nous étions encore dans les années 90. Aujourd'hui, la technologie est la. Point. On l'a voulu ou pas, c'est bien ou mal, la question n'est PLUS la. Ces questions, il fallait se les poser avant. Les choses ont changées, et surtout le phenomene est devenu social et mondial.
Le genre de discours que vous tenez aujourd'hui est dépassé car il est trop tard pour se lamenter. C'est précisément parce que ce genre de discours est le seul a etre entendu par nos ministres que des ignominies comme HADOPI ou DADVSI nous tombent aujourd'hui sur le coin de l'oeil. C'est contre cela que je m'insurge.
Comme le dit Lordignis, il faut s'adapter plutot que reprimer a tout va. La repression n'apportera rien de bon, Y COMPRIS pour les artistes.
Vous vous refusez a etre taxé de conservateur. Bien compris. Malheureusement, votre discours et surtout votre analyse de la license globale laissent fortement présager du contraire.
Cette license globale est certes, loin d'etre optimale et elle ne sera JAMAIS tant qu'on refusera de l'envisager. On ne sait pas comment rémunérer les artistes grace a elle ? Normal, on n'a jamais essayé d'étudier la question ! Au lieu de cela, on s'enferme, on s'encroute et on laisse Universal dicter les textes de loi aux ministres.
Je maintiens par contre que la comparaison avec la vente forcée est risible et quasiment hors de propos.
Cette license globale a au moins le mérite de proposer un cadre légal, ménageant la chevre et le chou...tout en attendant de trouver mieux. Cela ne sert plus a rien de jouer aux vierges effarouchées en disant "ou c'est mal, jamais je téléchargerais meme avec la license globale". C'est un nouveau service qui vous est proposé. Point. C'est comme la redevance, comme les impots. L'outil vous donne acces a ceci contre cela. C'est tout. Libre a vous d'en profiter ou pas.
Il y a un gros probleme de pillage artistique sur la toile. Vous le dénoncez, et vous avez MILLE FOIS raisons. Mais vous le dénoncez tres mal. Ce genre de discours ne peut etre que le point de depart de systemes tels que HADOPI, plus destructifs que constructifs.
Vous vous refusez a tout conservatisme, je l'entends bien, mais ce n'est pas ce que m'a inspiré le ton de votre billet. Je vous prie donc de m'excuser si j'ai mal interprété ce point-la.
Encore une fois, merci d'etre arrivé jusqu'ici.
Bonjour Jibe
Si je comprends bien, sous prétexte que certains en tirent de « mauvaises » conclusions, il ne faut pas rappeler qu’à la base de tout ce charivari, il y a le piratage et donc un vol, n’en déplaise à certains !
!
Le sens de mon propos était de dénoncer l’attitude un peu trop facile consistant à s’assoir sur la déontologie. Toutes proportions gardées bien évidemment, ça me fait penser aux discussions autour des biotechnologies ou des manipulations génétiques. Doit-on, sous prétexte que la science le permet, tout autoriser en la matière et se contenter de dire « ben puisque c’est possible, ne mettons pas de garde-fous, ça ne sert à rien, laissons faire » ?
Je sais que la comparaison est peut-être un peu exagérée mais le principe est exactement le même : c’est techniquement possible donc on ne doit pas l’interdire !
Je n’ai aucune sympathie pour HADOPI qui, je le répète n’est qu’une vaste usine à gaz, peu fiable, très big brother et uniquement axée sur la répression.
Je n’ai jamais dit qu’HADOPI était la solution et en aucun cas prôné le « tout répressif », j’ai très précisément écrit : « Cette proposition, dont l’objectif clairement affiché est de se substituer à la malheureuse loi HADOPI, ne me parait pas pour autant constituer la recette miracle. » et j’ai expliqué pourquoi …et notamment parce que, c’est m’obliger à payer pour un service rendu à d’autres …la fameuse vente forcée dont vous ne voulez pas entendre parler !
D’ailleurs votre comparaison avec un impôt ou la redevance est significative. L’impôt je le paye parce que c’est mon devoir de citoyen et que par ce biais je participe à la solidarité nationale. Or, ce n’est pas mon devoir de citoyen que de financer le téléchargement d’Obispo ou NTM (ce ne sont que des exemples bien entendu) et je ne vois pas pourquoi on m’obligerait à payer pour des téléchargeurs dont je ne me sens aucunement solidaire.
Quant à la redevance, elle me parait tout à fait discutable dans son principe. Elle part du principe que tous ceux qui on la télé regardent les chaines publiques et doivent donc payer en conséquence. Le contexte a pourtant énormément changé depuis l’ORTF mais le mode de financement de l’audio-visuel public lui, n’a pas évolué ! ... c'est pourtant celui-là que vous utilisez comme référence …et c’est mon discours qui est d’un autre âge
Je ne suis pas pour rester figé dans une organisation manifestement obsolète mais les solutions proposées par ceux qui sont sans doute trop pressés de contrer cette fâcheuse loi HADOPI, me paraissent pour autant tout à fait insatisfaisantes …et je le dis !
Malheureusement, au vue de plusieurs réactions, dont la votre, et de manière très manichéenne, critiquer la Licence Globale c’est nécessairement être favorable à HADOPI et à la répression comme seule solution!...c’est dommage !
@Lordignis
Est-ce le droit d'auteur tel qu’il est qui peut-être sacrifié ou le droit d’auteur tout court ?...il me semble que le problème réside en partie dans cette ambigüité !
Bonne journée
Bonjour Nicolas,
si vous relisez bien mes posts, vous remarquerez que dans votre dernier, vous avez parfaitement developpe les points sur lesquels nous sommes...totalement d'accord !
Et oui
Exception faite de notre position sur la licence globale.
Votre discours est d'ailleurs coherent puisque vous remettez en cause la redevance dans son principe (= tout le monde regarde les chaines publiques).
Et la aussi, devinez-quoi ? Je suis d'accord avec vous ! (c'est fou quand-meme :-)).
La ou je ne suis pas d'accord, c'est au niveau de l'amalgame que vous faites avec la vente forcee.
Je ne peste pas contre la redevance, je ne pesterais pas non plus contre la licence globale si elle etait en place.
Pourquoi ? Ce sont, a mes yeux, des contributions qui me permettent d'acceder a des services sur le long terme. C'est loin d'etre ideal, car moi non plus, cela ne me plait guere de financer les emissions que je ne regarde jamais, les artistes que je n'ecoute jamais, etc.
Mais c'est un service GLOBAL. C'est loin d'etre la meilleure solution, mais elle est a peu pres juste pour tout le monde...et au jour d'aujourd'hui, c'est la seule qui le soit.
La ou a mon avis, vous faites fausse route, c'est que vous semblez imaginer la licence globale dans un contexte ou le telechargement est toujours un acte criminel.
Alors que justement, avec elle, vous aussi, vous beneficierez d'un nouveau service... Il ne faut, a mon avis, pas voir cela comme un produit indesirable qu'on nous rajoute dans les pates, mais comme une offre qui s'etoffe petit a petit...D'autant que le supplement demande est tout de meme dans la limite du raisonnable. Si ca doublait le prix de l'abonnement, je serais le premier a pester, mais la, tout de meme... sur 1 an, le supplement equivaut a combien de CD achetes chez votre disquaire ? Tout juste 3 ou 4... pas de quoi crier au loup.
Aujourd'hui, on paye des forfaits pour pratiquement tout...or lequel d'entre nous utilise tous les services que ceux-ci proposent ? Personne, mais ce systeme de forfait permet a tout un chacun de beneficier d'offres correctes a des prix decents...chose impossible si on ne payait que du sur-mesure.
Concernant les gardes-fous, oui, la aussi je suis d'accord. Il en faut. Seulement pour le telechargement, il est trop tard. Pourquoi ? Pas parce que la technologie le permet, mais parce que les 3/4 de ceux qui aujourd'hui auraient l'age d'etre mes enfants naissent et grandissent dans cet univers ou tout est a portee de main. Nombre d'enfants aujourd'hui ignorent que la musique, ca peut aussi s'acheter en magasin ! (Je deconne pas, j'ai vraiment entendu ce genre de choses...ca fait peur, oui je sais, mais laissons de cote le debat sur la resonsabilite parentale).
Le mal est fait. Ce n'est pas une excuse, c'est un constat. Froid. Les problemes d'ethique, il fallait les regler a la base. Maintenant le mieux que nous pouvons faire c'est :
- limiter la casse, dans un premier temps
- changer radicalement le mode de gestion du systeme creatif.
Or pour ce faire qu'est-il apparu ? 2 choses : HADOPI et la licence globale.
Le choix est restreint, je sais, il est pas jojo non plus, mais c'est le seul que nos politiques ont trouve a nous proposer. Je ne juge pas, je constate juste.
En ce qui me concerne le choix est vite fait : entre un systeme big brother qui traite toute personne ayant acces a internet comme un criminel potentiel, et surtout ne prevoyant rien pour la remuneration des artistes; et un systeme qui essaye d'etre un peu plus juste pour tout le monde, sans etre optimum, certes, mais qui au moins permettrait un temps de concilier les deux parties...je n'ai pas a hesiter longtemps.
Je n'ai jamais dit que critiquer la licence globale c'est etre favorable a HADOPI, j'ai tres bien compris votre position a ce sujet, mais les choses sont ce qu'elles sont : on n'a que ces deux options a l'heure actuelle.
Et denigrer l'une, c'est laisser le champ libre a l'autre. C'est exactement ce qui se passe actuellement a l'assemblee. C'est le principe de tout choix. L'ideal serait de denigrer les deux et de trouver mieux, mais pour le moment on doit se contenter de ca.
Et entre etre surveille comme un criminel, et payer un supplement qui financera en partie des artistes que je n'ecouterai jamais, je choisis clairement la moins pire des solutions.
Bien a vous
(promis, j'arrete de polluer votre blog avec mes proses de 2km de long ;-))
@Jibe
On va effectivement arrêter là, mais je ne considère certainement pas vos commentaires comme de la pollution, au contraire, merci pour le débat.
Cordialement
Merci a vous, Nicolas, et au plaisir !
Amicalement
(il fait pas 2km celui-la
)