La création d’Europe écologie, sous la houlette de Cohn-Bendit, qui rassemblait des écologistes de diverses tendances et des personnalités moins politisées comme Hulot ou Arthus-Bertrand, a pu laisser espérer, pendant quelques mois, que l’écologie politique française allait enfin évoluer pour devenir un parti d’écologie politique et non pas de politique de gauche vaguement colorié en vert !

Las !....Il n’a pas fallut longtemps aux Verts pour phagocyter le mouvement et en dicter la ligne directrice.

La désignation d’Eva Joly, pourtant en provenance d’Europe Ecologie, mais dont le profil n’a rien d’écologique, pour les représenter à l’élection présidentielle, constitue d’une certaine manière l’officialisation de ce que l’on savait depuis longtemps, les verts est un parti de gauche avant d’être un parti d’écologie.

Son projet, ou du moins celui d’EELV, est clairement dans la ligne des projets auxquels nous ont habitués les Verts, une sorte d’ersatz du projet du PS auquel ils ont rajouté des morceaux d’écologie bien rassis.

L’éviction la récente démission de Laurence Vichnievsky de sa fonction de porte-parole d’EELV pour cause de dissensions avec Eva Joly et Cécile Duflot est également extrêmement révélatrice. Laurence Vichnievsky n’avait pourtant fait qu’affirmer avec réalisme ce que même les candidats PS affirment, c'est-à-dire qu’on ne peut pas faire abstraction de la crise économique et financière. Que, d’une manière générale, on ne pouvait pas faire comme si la situation de la France était florissante et que, par exemple, s’arcbouter sur la retraite à 60 ans tient de l’autisme irresponsable et dangereux (elle parle de lubie).

En clair que les propositions économique d’EELV relevaient « (…) d'un certain irréalisme » !

En retour ce fut des cris d’orfraies des verts/rouges du mouvement rapidement calmés par l’affirmation de Cécile Duflot, pour le moins significative de l’état d’esprit des Verts, «la retraite à 60 ans, c'est un acquis social».

Les prises de distance non avouées mais réelles de Cohn-Bendit ou de Hulot, témoignent également de la main-mise croissante des Verts sur « Europe Ecologie Les Verts » dont le nom même, témoigne que ces gens n’ont pas changé et qu’ils restent sur leurs vieux schémas désuets.

Eva Joly avec son charisme de bidet, son allure de psychorigide et son programme de gauche des années 80, est tout à fait dans la lignée des candidats Verts qui se sont succédé sans succès aux élections présidentielles depuis 35 ans. Elle apparait clairement comme la femme de paille verte du noyau vert d’EELV.

Il y a fort à parier que son score de 2012 soit également dans la lignée de ses prédécesseurs (pour rappel Voynet à fait 1,65% en 2007).

Comme c’est parti, les Verts auront, en 3 petites années, réussi le tour de force de faire fondre comme neige au soleil, le capital électoral d’Europe Ecologie acquis aux européennes (pour rappel 16,28 %) et c’est bien dommage….pour l’écologie.