Quoi qu’il en soit, outre l’amalgame douteux que cela suppose, et dans la lignée de son discours du 31 décembre, on retrouve encore une fois un grand classique de la politique française: le problème c’est les autres !

Comme d’habitude, on rejette la responsabilité de notre malheureuse situation sur l’extérieur, hier sur les anglais, aujourd’hui qui sur les chinois, qui sur les allemands, qui sur l’euro, qui sur la BCE, qui sur les banques, qui sur les marchés, qui sur les grecs etc etc, tout un tas de petits salopiauds fauteurs de troubles contre lesquels nous devons nous protéger !

Pourtant, si nous sommes dans cette pitoyable situation, c’est, avant tout, à nous même qu’il faut nous en prendre !

L’ennemi, il est à l’intérieur, l’ennemi ce sont toutes les solutions de facilités que nous avons choisi d’adopter pendant des décennies pour continuellement améliorer notre train de vie sans en payer le prix. L’ennemi, c’est avant tout notre incapacité à nous organiser pour allier efforts, efficacité et équité.

En tout état de cause, honorer un symbole fort du nationalisme, à l’heure ou nous avons plus que jamais besoin de nous intégrer dans une Europe unie et solidaire, à l’heure ou la tentation du protectionnisme et du repli sur soi n’ont jamais été aussi forts est pour le moins un message discutable sinon fortement contestable.

Bon, soyons (comme d’habitude) honnête, et envisageons l’hypothèse que Sarkozy soit réellement persuadé d’avoir entendu des voix de sainte Catherine, sainte Marguerite et de l'archange saint Michel lui demandant aimablement mais fermement de sauver la république française !

Pas complètement irréaliste cette hypothèse, parce que les voix, Sarkozy il en rêve toutes les nuits, et de voix en voix la confusion est vite faite !

En tout cas, une hypothèse est à exclure, c'est qu'il ait confondu avec celle de Carla chantant une de ses œuvres !