Osons confier à François Bayrou la barre du paquebot France ne la laissons pas, à contrecœur, à un capitaine de pédalo incertain ou à un capitaine de scooter des mers incohérent !
Par Nicolas le samedi 25 février 2012, 12:44 - Humeur politique - Lien permanent
L’Hérétique,
dans un billet à la fois très juste et très lucide, fait un constat qu’hélas
nous faisons tous, qui est qu’après un bon départ, François Bayrou
patine, qu’il piétine, qu’il ne progresse plus dans les sondages alors
qu’il est encore loin du score auquel il est en droit de prétendre.
François Bayrou semble coincé entre la faucille le marteau
hollandais et l’enclume sarkozienne et pour s’extirper de cette inconfortable
situation, l’Hérétique en appelle à un « ouragan créateur », une sorte de
maelstrom « d’idées innovantes et clivantes » qui lui
permettraient de se différencier positivement et avec force de ses 2
concurrents.
L’Hérétique a raison, même si j’aurais à redire sur le coté clivant, pour
autant, la tache parait très ardue. Même si il est de qualité, François Bayrou,
contrairement à ses adversaires, ne bénéficie par d’un entourage de têtes
pensantes extrêmement étoffé, pas de club, de cercles de réflexion ou autres
think tank à sa disposition pour l’alimenter en idées nouvelles.
A cela, il faut ajouter la nouveauté de la situation. Jusqu’à présent, ou du
moins jusqu’en 2007 compris, les campagnes électorales n’étaient qu’une
surenchère de belles promesses dont le mode de financement importait peu
puisqu’il était tacitement assuré par le recours à l’emprunt.
Maintenant, et fort heureusement, tout cela est terminé (ou presque), et
chaque candidat « sérieux » tente, tant bien que mal, d’introduire
dans son projet le rétablissement des comptes publics.
En 2007, François Bayrou était un précurseur et comme beaucoup de
précurseurs il a eu raison trop tôt, en 2012 il est par la force des choses
rentré dans le rang, rattrapé par les dispendieux paniers percés, et ça lui
fait maintenant un élément de différenciation en moins.
D’une manière générale, le contexte exclut les propositions faciles et
rétrécit le champ d’action des politiques. Il devient de plus en plus difficile
de trouver la martingale, la belle idée qui aura deux qualités, être efficace
et pas chère et accessoirement de n’avoir pas déjà été imaginée par ses
adversaires.
Or, il reste vraiment peu de place entre un Hollande social démocrate donc
très centré pour un socialiste et un Sarkozy qui ratisse tout azimut, à un
rythme effréné de surcroit. La situation n’est donc pas simple pour François
Bayrou, pour peu qu’elle ne l’ait jamais été dans notre système politique
nécrosé au sein duquel un engagement politique digne de ce nom ne se conçoit
qu’avec un dossard marqué gauche ou droite dans le dos.
La situation est d’autant moins simple que le contexte de crise dans lequel
nous nous trouvons, amène naturellement les électeurs à se rabattre soit sur
des votes de contestation radicale, soit sur des valeurs sures, sures non pas
parce qu’elles auraient fait leurs preuves puisque ce n’est réellement le cas
ni de Hollande ni de Sarkozy, mais parce qu’elles s’inscrivent dans des
structures historiques connues et donc rassurantes, des partis de gouvernement
qui ont tant bien que mal, dirigé la France depuis 40 ans.
Pour autant, à travers les sondages et autres enquêtes d’opinion, je vois
quelques bonnes raisons de ne pas désespérer.
François Bayrou est le candidat qui obtient le plus de
bonnes opinion si on croit les sondages, loin devant Hollande et à des
kilomètres devant Sarkozy.
Si on en croit ces mêmes sondages comme celui récemment parut dans Paris
Match, et dans l’hypothèse évidemment ou il serait au second tour, François
Bayrou
l’emporterait quel que soit son adversaire.
Plus intéressant encore, selon un récent sondage de BVA, seules 39% de
personnes interrogées considèrent que Hollande aurait fait mieux que Sarkozy
sur le quinquennat s’il avait été élu en 2007, et vous imaginez si on leur
avait posé la question à propos de Ségolène !
D’autres chiffres confirment cette défiance vis-à-vis de François
Hollande.
Interrogés sur leurs motivations de vote,
63% de ceux qui souhaitent la victoire de Hollande la souhaite
« avant tout parce qu’ils ne veulent pas que Sarkozy soit
réélu » et 69% de ceux qui souhaitent la victoire de Sarkozy la
souhaite « avant tout parce qu’ils ne veulent pas que Hollande soit
élu » !!!!
Le moins que l’on puisse dire c’est que ni l’un ni l’autre ne provoque
l’enthousiasme. On est très loin d’un vote d’adhésion !
Une grande partie du vote Hollande ou Sarkozy, pour peu qu’il se confirme,
ne serait qu’un vote par défaut !
Certes, on s’en doutait un peu, mais dit avec des chiffres cela devient tout
de suite plus clair et surtout cela montre bien toute la place qui reste pour
quelqu’un qui saurait allier le meilleur des 2 mondes. Quelqu’un qui saurait se
présenter comme une troisième voix crédible entre un « Monsieur
incertain » social-démocrate dans un parti qui reste « le seul en
Europe à n'avoir pas viré sa cuti Bad Godesberg » (en référence au
congrès du même nom au cours duquel les sociaux-démocrates allemands ont décidé
d’abandonner toute référence au marxisme) et un « Monsieur
Incohérent » (je vous laisse deviner qui est qui) qui « n'a
jamais choisi une ligne de politique économique claire » (extraits de
l’excellente
chronique de Eric Le Boucher dans les Echos).
Pour prendre cette place, je ne suis pas certain qu’il faille franchement
cliver mais plutôt rassembler, rassembler les nombreux déçus du sarkozysme et
ceux à qui Hollande n’inspire qu’une confiance limitée. Pour cela, il lui faut
les idées innovantes et originales que l’Hérétique appelle de ses vœux, mais
tout en évitant de partir dans tous les sens dans une course à l’échalote de
laquelle tout le monde sortira perdant. Il lui faut s’en tenir à une ligne
claire et à quelques idées fortes sur ses thèmes de prédilection comme
l’éducation, la recherche et la ré-industrialisation. Il faut montrer la
cohérence de l’ensemble et bien expliquer en quoi tous ces sujets sont
étroitement liés.
A un moment ou les politiques ont de plus en plus de mal à être crédibles,
il lui faut surtout inspirer confiance, confiance en sa capacité à dépasser les
clivages partisans, confiance dans sa capacité à être fort devant les crises,
confiance en sa rigueur morale, confiance en son sens de la justice et surtout
confiance en sa capacité de gouverner malgré son relatif isolement.
C’est cette confiance, ce qui fera que tout à coup, les nombreux hésitants
oseront confier à François Bayrou la barre du paquebot France, et qu’ils ne la
laisseront pas, à contrecœur, à un capitaine de pédalo « incertain »
ou à un capitaine de scooter des mers zigzagant et « incohérent » (la
également je vous laisse deviner qui est qui).
Commentaires
La première phrase est drôle
Donc, sachant :
- que beaucoup de gens votent Hollande car ils ne veulent pas de Sarkozy
- que beaucoup de gens votent Sarkozy car ils ne veulent pas de Hollande
Bayou a un créneau pour tous ceux qui ne veulent ni de Hollande, ni de Sarkozy...
Comme tu dis, "on est très loin d'un vote d'adhésion"... y compris pour Bayrou !
Bonjour Nicolas !
Toujours un plaisir de te lire... Cela dit, cette fois, j'aimerais amener un peu de contradiction à ton moulin. Un truc m'a fait bondir :
"Même si il est de qualité, François Bayrou, contrairement à ses adversaires, ne bénéficie par d’un entourage de têtes pensantes extrêmement étoffé, pas de club, de cercles de réflexion ou autres think tank à sa disposition pour l’alimenter en idées nouvelles."
Quoi ? Je suis d'assez près le positionnement des Libéraux français pour savoir que le PLD a passé une forme d'alliance avec Bayrou. Le Libéralisme, c'est un vivier quasi inépuisable d'idées ! Franchement, s'il en voulait, il en trouverait, des idées nouvelles, des idées qui ont fonctionné partout dans le monde, et n'ont JAMAIS été essayées en France. Par tonnes. PERSONNE ne défend le Libéralisme dans cette campagne. VOILA de quoi se distinguer... Qu'on ne me dise pas que Bayrou manque de viviers d'idées...
Et tu parles, avec l'Hérétique, de CLIVER. Très juste. Le Libéralisme, en France, ce serait ultra-clivant. Ca bousculerait toutes les lignes, aujourd'hui dominées par le dirigisme de droite à gauche. What else ?
Pour ce point, Bayrou a des opportunités qu'il ne saisit pas. Le bon sens collectif est près à entendre parler d'un projet libéral vraiment innovant, ambitieux, dynamiteur de conventions (cf le site du Parti Libéral Démocrate ou d'Alternative Libérale pour en avoir un très petit aperçu).
Par contre, je te rejoins : Bayrou fait une campagne presque calamiteuse. Bon démarrage, puis enlisement total.
- "Ministère de l'égalité" ? Cette foutaise !
http://gerardmentor.wordpress.com/2...
- Destruction programmée d'un des seuls excellents trucs plutôt libéraux de Sarkozy-Novelli : les auto-entrepreneurs
- Annonce d'un référendum, qui donne l'impression (en tous cas, ME donne) qu'il ne fait que du réchauffé de Sarkozy, pour rattacher son wagon
Rien d'exceptionnel, non. Et pour peu que Sarko ait l'audace de défendre l'autonomie pour réformer l'éducation (cf Projet UMP), chose infiniment nécessaire, Bayrou serait à mes yeux dépassés même sur l’Éducation, son sujet de prédilection.
En tous cas, bon week-end, et bon courage !
Eh being, les tirs sont croisés ici, cela ne m'étonne pas.
Très joli
billet Nicolas.
Meme le NicolasJ se fend d'un billet espécial pour vous pillomer: gloire !
L'éducation, cela me fait bien rire UMP/PS et alternative machin meme objectif, je le sais j'ai suffisamment mis les mains dans la pate sur le terrain (que depuis fin 1990) pour etre un minimum informée.
Allez bon courage aux démolisseurs supporters de tous bords.
Oups, pilonner bien sur....
Bah, resterai coite pour l'instant, débrouillez-vous pour les idées les "créatifs".
Alexandre les idées nouvelles du Libéral machin qui n'ont jamais été essayées en ce qui concerne l'éducation....Vraiment, vous me faites pleurer de rires.
Exemple:
Quand Francois Bayrou, dit:
Que les méthodes pédagogiques futures émaneront des enseignants ayant obtenus les meilleurs résultats sur le terrain à classes équivalentes, que veut-il dire exactement?
Pas compliqué à comprendre pourtant^^^.
Que sais-je? Que des établissements ont oeuvré mais que leur résultat n'ont servi qu'à alimenter les programmes de futurs candidats qui n'en retirent que la part susceptible de favoriser leurs campagnes et objectif, la vue d'ensemble est occultée; doublée de rétention d'informations qui auraient pu aider d'autres établissements .
Quand à FH qui du haut de son podium dit:
"Je vais faire une nouvelle loi..."
Bah, il m'a rappelé quelqu'un dites donc, espécialiste du sujet. ! Consternant comme ils se ressemblent, leurs femmes aussi quelque part....
"Alexandre les idées nouvelles du Libéral machin qui n'ont jamais été essayées en ce qui concerne l'éducation....Vraiment, vous me faites pleurer de rires."
Lol ? En Français, ça donne quoi ? Je sais que ce n'est pas évident, mais parfois, c'est plus intéressant en argumentant.
"Que les méthodes pédagogiques futures émaneront des enseignants ayant obtenus les meilleurs résultats sur le terrain à classes équivalentes, que veut-il dire exactement?"
Le problème est justement qu'il y ait encore des "méthodes pédagogiques" à faire émaner d'en haut, c'est-à-dire du sommet de l'état.
Lol, ou avez-vous argumenté vous meme?
Zéro la bulle, ne vous inquiétez pas quand le signal sera donné, répondrai présente.
Oups, ai oublié, le lobbying ne passera pas par moi, l'ai déjà expliqué...
Les seules méthodes qui comptent sont celles qui font leur preuve, à vous de faire sur notre territoire ou terrain et de pouvoir les faire remonter....Seul FB, offre cette ouverture.
Bien le bonsoir.
hé bé non, pas d'accord ! où était François Bayrou lors du vote de la loi MES qui va foutre notre économie par terre ? quel est son programme ? un référendum sur la moralisation de la vie politique ? stupide ! pas besoin de référendum pour moraliser les politiques ! tout ça juste parce qu'un candidat sophiste mise sur le référendum pour se faire réélire ! c'est n'importe quoi !
@Romain
Content de t'avoir amusé, chacun son tour
@Xerbias
C'est tout à fait ça, "on est très loin d'un vote d'adhésion" pour Hollande ou Sarkozy, quand à Bayrou, ses 11% sont des votes d'adhésion, lorsqu'il sera à 40 % d'intentions de vote, j'admets qu'il pourra y avoir quelques % de "par défaut"...on va dire entre 2 et 3,5...à tout casser
@Alexandre
Bonjour Alexandre
Tu poses une question intéressante sur la place du libéralisme dans le projet de Bayrou. Je le pense fondamentalement libéral tout en restant convaincu que l'Etat à un rôle central à jouer en tant qu'arbitre, que régulateur, que facilitateur, que coordinateur et surtout que garant de l'unité et de la solidarité nationale.
Pour autant, lorsque que tu dis que "Le bon sens collectif est près à entendre parler d'un projet libéral vraiment innovant, ambitieux, dynamiteur de conventions", tu prends tes désirs pour la réalité. En France, le mot libéralisme n'existe pas seul, on ne parle que d'ultra-libéralisme avec tout ce que cela implique de connotation négative.
J'espère que FB est à l'écoute du PLD mais ça ne peut pas suffire, FB ne se revendique pas uniquement du courant libéral et je gage qu'il ne veut surtout pas se mettre cette étiquette dans le dos ça serait le meilleur moyen pour se marginaliser.
Je ne vais pas argumenter ici sur les propositions de FB que tu critiques avec entrain (ou du moins certaines d'entre elles) mais cela confirme néanmoins 2 choses que j'exprime dans mon billet: qu'il est très difficile dans le contexte actuel de se faire sa place au milieu des 2 mammouths et qu'il faut surtout que FB évite de se lancer dans la surenchère de propositions, c'est le meilleur moyen de se faire critiquer par un "Rien d'exceptionnel, non"
@Martine
Merci, c'est vrai qu'après des décennies de politique de l'éducation de Gauche et de Droite on a l'impression de ne pas avoir avancés voire même d'avoir régressés !
@Mirabelle
Je te trouve pour le moins sévère et caricaturale. Pour son programme je t'invite à te renseigner sur ce site http://www.bayrou.fr/
Et ce n'est pas parce que Sarko veut galvauder le principe du référendum, qu'il n'y a pas des sujets pour lesquels il doit être utilisé...ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain !
non, la question est d'utiliser à bon escient le référendum ... et là c'est débile !
Là faut avouer que l'argumentation est particulièrement impressionnante. :o)))
@Mirabelle
Pourquoi débile ?
Tiens voila les sujets sur lesquels FB souhaite l'adhésion des français à travers un référendum. On est d'accord ou pas mais ces propositions me semblent suffisamment importantes pour justifier le référendum:
1/ Fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres.
2/ Cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs.
3/ Délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics.
4/ Fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale: nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui. Elus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.
5/ Reconnaissance du vote blanc à toutes les élections.
6/ Obligation effective de parité hommes-femmes.
7/ Suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance".
8/ Définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens.
9/ Interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption.
10/ Indépendance de la justice. Le ministre de la Justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation.
11/ Indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat.
12/ Procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo-approbation" actuelle.
je ne dis pas que le contenu est débile, je dis que la forme référendaire est inappropriée. Il relève des politiciens eux-mêmes de savoir s'ils veulent ou pas moraliser. Dire qu'on va faire un référendum la-dessus c'est demander aux français d'intervenir dans un processus où on sait d'avance qu'ils vont être d'accords. Ce n'est plus un référendum, c'est un plébiscite ... contre donc le Parlement ? ... ce qui veut dire que nos députés sénateurs seraient contre, ça augure mal de cette moralisation.Il serait plus juste de dire qu'il procédera à une modification de la constitution qui sera soumise à référendum. Et dans ce cas initier un grand débat sur la moralisation.... car il y a beaucoup à dire ... là ce n'est qu'un début incomplet. ... ( désolée si j'ai fait des fautes, je n'ai pas mes lunettes...je ne vois que du flou de ce que j'écris)
Mirabelle
Il relève effectivement des politiciens de moraliser ou non la vie politique, il n'empêche que ces propositions qui pour la plupart d'entre elles me paraissent sensées, ne sont toujours pas appliquées. Je pense par exemple au cumul des mandats, cela fait des décennies que tout le monde en condamne les méfaits et pourtant presque rien n'a été fait. Le référendum est une manière de forcer la main des élus qui sans évidemment prétendre qu'ils sont corrompus, peuvent avoir tendance à protéger un peu trop leurs intérêts.
Par contre, je suis d'accord avec toi, je n'aime pas le titre, parler de "moraliser la vie publique" induit implicitement qu'elle est "pourrie", ce qui est faux. Il y a un coté populiste que je n'aime pas du tout.
Il aurait mieux valu comme tu le suggère parler de "modification de la constitution qui sera soumise à référendum".
Pour autant, je persiste à penser que si le référendum peux enfin débloquer la situation sur un certain nombre de ces sujets, eh bien tant mieux !
Ps: je n'ai pas vu de faute, pour une écriture en aveugle, bravo
Le (ou les référendum) est-il le sujet principal de cette campagne électorale qui sombre dans le flou artistique ? Tous les grands sujets sont esquivés ou abordés avec démagogie ;: fiscalité, décentralisation, réduction des dépenses, .... après que l'on aborde le cumul des mandats, le nombre de députés, etc pourquoi pas mais que cela ne cache pas le reste sauf à ce dire que le reste est vide ou que la prudence pour éviter de déplaire prend le pas sur le courage ce qui serait une erreur pour un challenger comme François Bayrou.
@JC
En l’occurrence le sujet n'est pas tellement le référendum en tant que tel, mais notre fonctionnement démocratique.
On est d'accord sur le fait que beaucoup de sujets importants ne sont pas traités ou du moins pas traités comme ils devraient l'être mais cela n'empêche pas de faire des propositions pour permettre à notre société d'avancer plus facilement, sans les perpétuels affrontements et blocages qui empêchent de trouver des consensus efficaces.
Dans le cas de Bayrou c'est d'autant plus cohérent qu'il a, notamment à travers son bouquin "Abus de pouvoir" longtemps fustigé les pratiques de Sarkozy dans sa manière de gouverner.
Qu'il en fasse un volet de son programme ne me choque pas à partir du moment ou il y a beaucoup d'autres choses à coté.