Même le pitoyable Anelka s’est cru autorisé d’intervenir à sa manière dans le débat, sur un stade de foot anglais. Du coup, les journalistes sportifs qui étaient quasiment les seuls à n'avoir pas encore été sollicités sur le sujet, s’y sont mis de leurs commentaires.

Au-delà du jugement que l’on peut porter sur Dieudonné, qui malgré ce qu’il prétend tient des propos antisémites haineux au point de promouvoir ouvertement le négationnisme, est-il réellement pertinent de faire de faire de son (sale) cas une affaire d’Etat.

Présenter la chose comme si le Ministre de l’Intérieur en avait fait une affaire personnelle, aller interroger François Hollande sur cette histoire alors qu'en plus il est en déplacement à l’étranger, c’est donner à cet individu et à ses thèses malsaines une tribune inespérée pour un humoriste qui ne fait plus rire depuis longtemps.

Penons le cas de la grotesque quenelle. Combien de français en connaissaient ne serait-ce que l’existence avant cette histoire ?...0,1% au mieux ! et combien à ce jour ? …60% ? 80% ?

Combien de malades, de paumés idéologiques ou de footballeurs minables vont maintenant reprendre ce geste obscène juste histoire de faire de la « provocation antisystème » ?

Gageons que tout ce tintamarre repris en boucle par les médias, toute cette superbe publicité gratuite qui lui est faite, va booster l’audience, jusque là famélique du sieur Mbala Mbala, bien au-delà de ce qu’il pouvait espérer de mieux.

Dignité, discrétion, mépris et, si toutes les motivations juridiques sont réunies, justice, eurent été largement préférables à cette vaste campagne de promotion qui s’annonce pour son bénéficiaire probablement stérile sur le plan des sanctions mais certainement largement profitable sur le plan financier.

Dieudonné peut d’ores et déjà remercier Manuel Valls et l’ensemble des médias, tout le monde l’avait oublié, il végétait laborieusement dans son petit théâtre parisien et en 3 jours il a atteint un sommet inespéré de notoriété. Merci les gars, beau travail !