En décembre 2012, la directrice d’une école de Montargis avait supprimé la traditionnelle visite du Père Noël « afin des respecter les différentes croyances ainsi que les valeurs de l'école laïque » avait elle dit. Certains, à cette occasion, avait dénoncé la pression de familles musulmanes.

Pourtant, difficile de voir un fait religieux dans la visite à l’école d’un gros bonhomme barbu, fagoté dans un habit rouge et portant une hôte en osier. Difficile d’imaginer le Père Noel allant faire du prosélytisme et promouvoir la religion chrétienne auprès des gamins !

Là ou ces deux histoires se rejoignent, c’est dans la confusion qui est faite entre ce qui relève de la tradition, des habitudes, des us et coutumes, on dit ça comme on veut, d'un pays voire d'un continent et de ce qui relève de l'acte religieux, au sens ou il marque une adhésion à une religion. Typiquement, fêter Noël ou l’Epiphanie pour 90% des français n'est pas un acte religieux. C'est une coutume à laquelle ils sont souvent attachés du fait de son caractère festif et du fait qu'ils perpétuent ainsi une très longue tradition. Il en est de même pour les autres fêtes qui ne sont religieuses que de par leur origine et qui ne sont encore apprécié des français que parce qu'elles donnent prétexte à un jour férié, à une traditionnelle réunion de famille ou à un gouter autour d’une galette à la frangipane et d'un verre de cidre.

Qu’on le veuille ou non, la France est effectivement un pays de tradition catholique et toute son histoire est imprégnée de cette religion, il ne sert à rien de le nier ou de le regretter. Pour autant elle ne pratique plus sa religion, elle ne la connaît plus et n'en fait pas la promotion. La France est donc pour l'essentielle un pays laïque attaché à son histoire ce qui n'est pas incompatible.

On ne peut pas, sous prétexte de laïcité mal comprise, d’égalité entre les religions ou pire encore, sous la pression de quelques doctrinaires religieux qui ne supporteraient pas de vivre une manifestation traditionnelle qui a un lien même ténu avec une autre religion, renier ce qui constitue un des fondements de notre culture.
Et dans ce cas allons au bout des choses et interdisons le calendrier chrétien dans les écoles, n'apprenons plus à nos enfants cette histoire de France pleine de rois chrétiens, de papes, de cardinaux ou de guerres de religions. Ne leur parlons surtout pas de vacances de Pâques de peur qu’un d'entre eux se demande ce que Pâques peut bien signifier. Quand à la Toussaint, malheureux, surtout pas ! qu'y a t'il de plus religieux que la fête de tous les saints. Imaginez ce que deviendrait notre société si nos enfants se mettaient dans la tête de les prendre pour modèles