Une inflation de 720%, un Bolivar qui a perdu 90% de sa valeur face au Dollar, un pays à 2 doigts de la banqueroute, un taux de pauvreté qui se rapproche à grands pas des 50% de la population, un taux d’homicide le plus élevé au monde, une pénurie chronique des produits importés c'est-à-dire de tous les produits de première nécessité puisque le Venezuela ne produit rien d’autre que du pétrole brut, une corruption à tous les étages et tout est à l’avenant !

Grace à Chavez et à son successeur, le Venezuela s’enlise inexorablement dans un marasme dont il n‘est pas près de s’extirper.

Et il est trop facile d’accabler la chute soudaine du prix du pétrole car, déjà en Mai 2013, avec un baril de brut au-dessus de 100 $, l’inflation était galopante, les pénuries nombreuses, la désindustrialisation avait atteint un stade final, le déficit de l’Etat très élevé (13%) et la balance extérieur largement déficitaire.

Tout cela était donc largement prévisible et d’ailleurs largement anticipé par beaucoup, sauf manifestement par ceux qui voyaient dans cette magnifique expérience d’un gouvernement qui a su résister aux puissances de l’argent, aux grandes multinationales, au grand Satan américain et aux règles de base de la science économique, la confirmation qu’une autre voie était possible !

Une voie comme seule alternative au grand méchant capitalisme, mondialisme et américanisme qui gangrène notre pays.

Pourtant, étrangement, tous ceux-là, on ne les entend plus !

Il ne serait pourtant pas inutile de leur mettre une bonne fois pour toutes le nez dans leurs stupides aberrations afin que tout le monde comprenne, enfin, que derrière les beaux discours de ces gens-là se cachent de vieilles recettes populo-communistes qui non seulement ont toujours été totalement inefficaces mais souvent dangereuses.

On peut être indulgent avec les premiers communistes, mais plus de 60 ans après la mort de Staline, 40 ans après celle de MAO et les crimes de Pol Pot, 25 ans après la chute de l’empire soviétique sans même évoquer l’Albanie ou la Corée du Nord, plus aucune excuse n’est recevable.

Comme dirait la célèbre locution latine, « Errare humanum est, perseverare cretinum » !