Mélenchon, lui-même, est apparu ce soir-là, sinistre et revanchard. Tenant un discours agressif de mauvais perdant, incapable de comprendre, tout imprégné qu’il était de ses certitudes égotiques, comment il avait pu se trouver relégué en 4ème positions d’une élection dont il se pensait la star incontestée.

Puis ce fut le lamentable épisode de l’entre-deux tours ou Mélenchon puis le mouvement dans son ensemble, furent incapables d’appeler à voter Macron contre Le Pen et usèrent de pitoyables arguties pour justifier de mettre les 2 candidats sur le même plan.

Arrivèrent les législatives dont le premier tour leur donna globalement 11% des voix, ce qui constitue clairement un échec pour celui qui avait fait presque 20% un mois auparavant.

Là, ce fut un déchainement de propos haineux contre celui qui allait casser le code du travail, remettre en cause le « modèle social » et les droits acquis des salariés sans oublier de prédire la « violence sociale sans précédent que veut imposer monsieur Macron, avec un déni démocratique à tous points de vue » (Danielle Simonnet).

De même que, sans douter de rien comme d’habitude, le leitmotiv largement partagé par le reste de la classe politique et répété en boucle fut « surtout ne pas remettre tous les pouvoirs dans les mains d’Emmanuel Macron ». Outre la grosse ficelle électorale, le sous-entendu était clair, attention, si vous lui donnez « tous les pouvoirs », ce gars-là va en abuser !

Argument type de ceux qui n’ont pas peur de manipuler leurs électeurs puisque, depuis le début du quinquennat, tous les présidents fraichement élus ont eu la majorité absolue à l’Assemblée. Pourquoi parler de concentration des pouvoirs dans le cas de Macron ?

En 2002 l’UMP de Chirac se retrouva avec 365 sièges (+ 29 pour l’UDF), en 2007 celle de Sarkozy en obtint 320 et en 2012 le PS de Hollande et ses alliés Radicaux en récoltèrent 310.

Rappelons également, que le PS en 2012 avait la Présidence, la majorité à l’Assemblée, la majorité au Sénat, la majorité des régions et la majorité des départements. Je n’ai entendu personne crier au scandale et à la concentration des pouvoirs !

Mais les Insoumis insupportables avaient déjà eu du mal à accepter l’arrivée d’un « banquier ultralibéral » à l’Elysée, alors si en plus, et contrairement à tous les pronostics d’avant les élections, celui-ci obtenait une majorité à l’Assemblée, ça en serait trop !

Il faut croire que ce slogan fondamentalement inepte a eu son petit effet puisque les résultats du second tour marquèrent un score plus faible qu’attendu pour « La République en marche ».

Pour autant, avec 350 sièges, la République en marche et le MoDEM obtinrent une large majorité, mais avec une abstention record de 57 % des inscrits !

Quelle aubaine cette abstention pour tous ceux qui cherchent par tous les moyens à dénigrer la victoire de l’imposteur quitte à remettre en cause les décisions des urnes !

Déjà, première chose à faire, la mettre sur les pompes de Macron, comme si ce n’était pas l’ensemble de la « vieille » classe politique dont Mélenchon est un digne représentant qui en était les premiers responsables !

Et surtout, l’utiliser pour contester la légitimité du nouveau président et de ses députés pourtant démocratiquement élus !

Tous ces abstentionnistes n’ont pas été voter pour ne pas apporter leur soutien à Macron, c’est un acte politique de leur part !

La preuve est faite que Macron est très largement minoritaire dans le pays puisque ses députés n’ont obtenus que 28 % des voix au premier tour, avec une abstention de plus 50 %, ils ne représentent donc pas plus que 14 % des électeurs ! cqfd !

Le raisonnement est quand même gonflé lorsqu’il est tenu par des gens qui se prétendent les seuls représentants du Peuple alors qu’ils n’ont obtenus que 11% des voix soit, à peine plus de 5% des inscrits.

C’est la parabole de la paille et de la poutre !

C’est l’hôpital qui se fout de la Charité !

C’est le cochon qui dit au mouton tiens-toi propre !

Mais c’est tout l’art de Mélenchon et de ses agressifs et agressives arpètes que de s’en prendre violemment à leurs adversaires à la moindre occasion, bonne ou surtout mauvaise, sans imaginer une seule seconde à se remettre en cause tout ancrés qu’ils sont dans leur vision manichéenne et déformée d’un monde en noir et blanc.

Depuis, les propos tenus par les Clémentine Autain, Danielle Simonnet et autres François Ruffin ne font que confirmer ce que sera le comportement des Insoumis à l’Assemblée, une opposition systématique et radicale, donc stérile, en bref, sans aucun intérêt pour la France.