LoupLe bref communiqué de François Hollande dans lequel, au nom de la République, il reconnaît « avec lucidité » la répression « sanglante » de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, a provoqué pléthore de réactions souvent indignées.

La Droite s’est tout particulièrement élevée contre ce qu’elle qualifie d’acte de repentance. Même François Fillon pourtant d’ordinaire mesuré, parle de « discours de culpabilité ».

Pourtant, on ne peut pas accuser François Hollande d’en avoir trop fait. Son communiqué tient en 3 petites phrases et en 42 mots. 42 mots pour enfin dire une vérité sur des faits qui ont conduit à des dizaines de morts et qu’on a cachés d’un voile pudique pendant plus de 5O ans, ne me semblent pas de trop. D’autant que les termes utilisés, quoique sans ambigüités ni faux semblants, ne font en rien ressembler ce communiqué à un acte de contrition.