Humeurs de vaches

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Tag - Dette publique

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mardi 5 juillet 2016

Et vogue la dette

EmileVous remarquerez que (presque) plus personne ne parle de nos déficits et de notre dette publique ou plutôt de nos dettes publiques.

Rassurés par la fausse impression que la crise de l’euro est loin derrière nous, béatement anesthésiés par notre capacité à emprunter à des taux négatifs ou extrêmement faibles selon les échéances, stupidement convaincus que nous avons déjà fait beaucoup et donc suffisamment d’efforts, la dette publique n’est clairement plus une préoccupation majeure dans ce pays.

Pourtant, l’INSEE nous annonce que la dette publique de la France s'est établie à 2.137,6 milliards d'euros au premier trimestre, en hausse de 40,7 milliards par rapport au trimestre précédent.

Ce montant pharaonique représente 97,5% du PIB de la France.

Lorsque la question des déficits est néanmoins évoquée c’est soit pour se féliciter de l’action efficace du Gouvernement pour les réduire, soit pour se plaindre de la rigueur que nous imposerait Bruxelles à travers une réduction drastique des déficits. Sur cette question tout le monde à tort. C’est en substance ce que nous dit la Cour des comptes.

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samedi 12 juillet 2014

Iceberg droit devant !

LouisEt si Mélenchon avait eu raison ?

Bon, j’avoue que la question est volontairement provocatrice. Ce n’est pas que Mélenchon n’ait pas quelques fois raison, mais ses rares éclairs de lucidités sont trop souvent noyés dans un discours anticapitaliste primaire asséné sans nuances et avec agressivité.

C’est en prenant connaissance des récents chiffres de l’endettement de la France, que je me suis fait cette réflexion.

Selon l’INSEE, à la fin du premier trimestre 2014, la dette publique s’est établit à 1985,9 Md€ soit 93,6 %, du PIB. La France s’avance donc inexorablement vers un montant symbolique de 2 000 milliards d’euros de dettes et un taux d’endettement tout aussi symbolique de 100% de son PIB.

A l’heure qu’il est, d’ailleurs, les 2 000 milliards d’euros sont certainement déjà atteints.

En un trimestre, ce sont plus de 45 milliards qui sont venus gonfler la rondelette besace dans laquelle se terre douillettement notre bonne grosse dette.

Mais manifestement, ces chiffres n’ont l’air de ne perturber personne. Ils ont été publiés dans une indifférence quasi générale résultante d’une longue et anesthésiante habitude et de taux d’intérêts historiquement bas.

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dimanche 6 avril 2014

La France n’est pas à la hauteur de l’Europe

AmandaLa campagne pour les européennes a commencée, le soir du deuxième tour des Municipales.

Quelque chose m’a frappé lors de la soirée électorale de Dimanche dernier (sur France 2), ce fut le nombre d’intervenants qui ont trouvé le moyen d’accabler l’Europe et plus spécialement la Commission Européenne, coupable d’imposer la rigueur à la France. Rigueur qui, bien entendu, est la cause de tous nos maux. Seul le pauvre Moscovici n’a pas voulu utiliser cet argument pour expliquer la cuisante défaite du PS aux municipales. Et à tout point de vue il était bien seul. Cela préjuge assez bien de ce que sera la campagne pour les européennes.

Pourtant, soyons clair, net et précis, la France ne connait pas la rigueur !

Sauf à ce qu’on appelle rigueur le fait de ne pas pouvoir dépenser toujours plus sans aucune retenue.

En France, il n’y a pas eu de baisse des dépenses publiques, ni de baisse sensible du pouvoir d’achat…du moins pour ceux qui ont la chance d’avoir un boulot.

La France ne connait pas la rigueur, mais elle connait le chômage. Le seul véritable problème des français, il est là.

Et ceux qui nous racontent que s’il y a du chômage c’est à cause de la politique de rigueur dictée par Bruxelles qui bloquerait la croissance, sont de gros bonimenteurs.

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dimanche 24 juillet 2011

La dette publique boulet des socialistes

Les copines 2Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, c’est l’Italie qui est dans le collimateur des marchés (des préteurs) et ce, uniquement parce que la situation politique de ce pays est préoccupante avec un Berlusconi (enfin) sur le déclin et le scandale qui touche son ministre des finances pourtant censé être le garant d’une certaine rigueur dans ce pays qui en a bien besoin.

L’Irlande et le Portugal ont vu leur note, déjà pas bien haute, encore une fois abaissée et en conséquence le cout de leur crédit se surenchérir toujours plus. Le mauvais traitement du cas de la Grèce par l’Europe et plus précisément par les dirigeants de l’Eurozone, a contribué à enliser ce pays dans un bourbier merdeux duquel, plus le temps passe, plus elle aura de mal à s’extraire. On n’en est plus à essayer de sauver la Grèce d’un défaut de paiement, mais à trouver le meilleur moyen pour que le défaut de paiement ne soit pas qualifié de …défaut de paiement !

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mardi 11 mai 2010

La dettodépendance

Aristide





L’Europe «est déterminée à ne pas se laisser impressionner » par une « spéculation aussi immorale qu’absurde», nous dit François Baroin !!!

Et encore, ces propos dans la bouche de Baroin sont soft par rapport à ceux qui sont prêts à mettre les marchés, les spéculateurs et les agences de notation, dans un même sac, bouclé à triple nœud, lesté de pierres et à les balancer par-dessus bord.

Il va sans dire que cette présentation des évènements est à la fois simpliste et en grande partie erronée, il va sans dire, mais compte tenu des discours que l’on entend un peu partout sur le sujet, il ne parait pas inutile de le dire quand même !

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samedi 8 mai 2010

Réhabilitons la rigueur !

Denise Ca y est, François Fillon a enfin donné le signal d’une véritable politique de rigueur …oups, désolé, ça m’a échappé…« de restauration des grands équilibres de nos finances publiques » …ouf, c’est quand même nettement mieux !

Imaginez vous que j’ai faillis confondre mesures d’économies et rigueur…y’ des moments ou je me dis que je suis vraiment un gros benêt !

C’est comme Christine Lagarde qui lors d’un moment d’égarement, s’est laissé aller à évoquer le terme maudit et qui s’est faite aussi sec et peu élégamment accuser par son chefFillon de moins bien maîtriser le français que l’anglais !

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mercredi 30 septembre 2009

Stabiliser la Dette, c'est impossible en France !

Linda



François Fillon nous a prédit un déficit budgétaire de 140 milliards pour 2009 !

Le montant fait sursauter, ou du moins il devrait et beaucoup se sont déjà déclarés atterrés par l’ampleur de la somme qui représentera plus de 8% du PIB. Je n’épiloguerai pas sur ce déficit, d’autres l’ont déjà fait et j’ai déjà écrit plusieurs fois sur le sujet, mais pour autant il me semble intéressant d'y ajouter 2 commentaires.

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