Humeurs de vaches

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mardi 26 août 2014

Montebourg, le coup de Jarnac sans panache mais avec arrogance

Jo et ZetteIl est stupéfiant que tant de monde en soit encore resté à cette dichotomie simpliste entre une politique de gauche sociale et humaniste qui consisterait à distribuer du pouvoir d’achat aux ménages et une politique de droite ultralibérale dite de l’offre qui consisterait à faire des cadeaux au grand capital. C’est évidemment ridicule et on aurait pu espérer que tout ces gens aient tiré les leçons de notre histoire économique récente.

Cela fait des années et des années que la Gauche puis la Droite font une politique de la demande en France, à travers des redistributions massives financées par la dette. C’est le principe même de notre modèle social qui se préoccupe plus de redistribution que de création de richesse. Richesse que nous dilapidons avant même de l’avoir produite.

Au final, la France se retrouve avec un taux d’imposition record, des déficits chroniques depuis 40 ans, une industrie sinistrée, une balance du commerce extérieur des marchandises déficitaire depuis 2004, une croissance anémique et un taux de chômage inacceptable.

La France est au bord du gouffre et tout ce que nous disent les Montebourg, Mélenchon et autres Hamon, c’est qu’il faut continuer comme avant, après nous le déluge.

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mardi 1 avril 2014

Hollande a enfin franchi le rubicond


Les commères 2Les municipales ont été l’occasion pour le PS de se prendre une rouste historique.

Même si on la considère méritée, on peut regretter que l’élection municipale n’ait été qu’un vote défouloir pour contester la gestion du pays. Il n’est pas bon pour la démocratie d’en perturber le rythme est d’en dévoyer les échéances.

On comprend la rancœur des maires socialistes battus qui pour certains d’entre eux n’avaient pourtant pas démérité et qui se trouvent blackboulés parce que leurs ex électeurs ont voulu sanctionner le chef de l’Etat et son gouvernement.

On le savait depuis quelques temps déjà, mais ce qu’ont, avant tout, montré, sinon confirmé ces élections, c’est que François Hollande a définitivement perdu le soutien de l’électorat traditionnel de la Gauche. Les uns se sont tournés vers le Front National, d’autres se sont abstenus et d’autres encore ont même voté pour le candidat de la Droite.

C’était inévitable, l’arrivée de la Gauche au pouvoir, dans un tel contexte ne pouvait-être qu’un échec. La faute du PS a été d’avoir trop longtemps nié les réalités économiques. Lorsque la prise de conscience a eu lieu, largement grâce à François Hollande, il faut le reconnaitre, il était trop tard. Trop tard pour expliquer les contraintes auxquelles la France est confrontée à des gens, auxquels, pendant des décennies, ont a fait croire que tout était simple, qu’il suffisait de le vouloir pour concilier rigueur économique, justice sociale, hausse du pouvoir d’achat, SMIC à 2 000 euros, logements abondants et pas chers, solidarité débridée, services publics pléthoriques, plein emploi et tout cela sans effort, dans la joie et la bonne humeur.

Bon, la dure réalité à rattrapé tout le monde et la déception ne pouvait qu’être au bout du chemin, d’un court chemin.

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samedi 14 avril 2012

Belle synthèse Franz !

BambiPour ceux qui n’auraient pas regardé ce qui devait être un débat entre 10 candidats puis 5, et qui ne fut qu’une succession de mini « Paroles et des actes », je conseille l’excellente synthèse finale de FOG.

Franz Olivier-Giesbert (FOG) et Hélène Jouan (directrice des magazines d'information de France Inter) étaient chargés de commenter le passage des 5 candidats de la soirée.

Ce fut en fait un FOG show.

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mercredi 14 mars 2012

Attali soutient Hollande…mais que c’est laborieux !

CyprienJacques Attali a affirmé son soutien à François Hollande, rien de surprenant, même si cela fait longtemps qu’Attali n’est plus considéré par quiconque comme un homme de gauche du moins si on s’en tient à la définition qu’on en donne en France.
Etonnement, car inhabituel de la part de quelqu’un qui a l’habitude de manier assez brillamment les concepts, à la lecture de l’édito paru dans l’Express et sur Slate.fr et intitulé « Pourquoi je choisis François Hollande » on ne trouve aucun argument vraiment convainquant.

Attali commence par exprimer ce qu’il reproche à Sarkozy, je cite la phrase in extenso :

« Pour moi, le bilan du président sortant n'établit pas sa crédibilité pour l'avenir, car il n'a rien fait de significatif pour diminuer la dette publique, réformer l'Etat, réduire les privilèges, moderniser la fiscalité, former les chômeurs: s'il l'avait fait, la France aurait encore son triple A, notre chômage serait aussi faible que celui des Pays-Bas, notre jeunesse n'irait pas chercher fortune ailleurs, les talents et les capitaux étrangers se précipiteraient vers l'Hexagone. »

Le verdict est sans appel, mais il est pour le moins malhonnête car excessif. Certes Sarkozy a fait des erreurs, et notamment de ne pas avoir fait sa priorité de la réduction des déficits, mais laisser entendre que s’il avait fait quelque chose de « significatif » pour « diminuer la dette publique, réformer l'Etat, réduire les privilèges, moderniser la fiscalité, former les chômeurs », la France serait dans une santé resplendissante, est trop facile.

C’est, d’une part, faire fi de la crise financière qui a bien contribué à plomber les comptes et surtout c’est extrêmement simpliste. C’est reprocher, à postériori, à Sarkozy de ne pas avoir fait les miracles qui nous auraient permis d’inverser une tendance trentenaire largement entretenue par les gouvernements précédents de droite comme de gauche.

Certes s’il les avait fait ces miracles, on irait mieux, mais gageons que n’importe à sa place, eut mérité la même critique.

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lundi 12 mars 2012

Une bien triste campagne

AristideNous sommes rentrés dans ce que j’appelle une campagne twitter. Une campagne de petites phrases, de slogans, de propositions choc plus destinées à faire du bruit que du bien au pays. La taxation à 75% de Hollande ou celle des grosses entreprises par Sarkozy, en sont les exemples types. Tout est symbole, rien ne traite le fond !

Notre pays est au bord de la faillite et on nous parle de viande Hallal, de taxer les très hauts revenus à 75% et des footballeurs qui vont émigrer en masse, d’une carte vitale biométrique, d’immigration ou de retirer le mot « race » de la constitution…quand ce n’est pas des peoples qui soutiennent un tel ou un tel !

Même la récente proposition de Hollande de rembourser à 100% les IVG, aussi bonne que soit l’intention et aussi contestable que soit la proposition, n’est pas à la hauteur des enjeux.

Contrairement à ce qu’on aurait pu espérer, ni Hollande ni Sarkozy, ne semblent avoir pris la mesure de la gravité de la situation.

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