Humeurs de vaches

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jeudi 6 juillet 2017

Tout ce qui est excessif est insignifiant

LucetteOn se doutait bien qu’Emmanuel Macron allait bouleverser les usages et autres vieilles habitudes de la République, il a même été élu en grande partie pour cela. On aurait également dû se douter que ça n’allait pas plaire à tout le monde et notamment aux opposants rancuniers, aux journalistes perturbés dans leurs vieux schémas de pensée et d’une manière générale à tous les conservateurs qui n’ont pas encore compris qu’on ne pouvait plus faire de la politique comme au 19éme siècle.

Je passe sur l’appellation de « Jupiter » reprise dans une belle unanimité par toute la Presse et la classe politique. Surnom qui n’a évidemment aucun sens !

Parti du qualificatif plus ou moins pertinent de « président jupitérien », la formule a plu aux journalistes qui l’ont allègrement raccourcie en « Jupiter », décalage sémantique qui fait passer ce qui n’était qu’un comportement en un état. Cette transformation n’est évidemment pas neutre puisqu’autant se comporter comme un Dieu même romain peut être favorablement perçu, autant se prendre pour un Dieu, dans une démocratie égalitariste comme la France, c’est déjà beaucoup moins positif !

Mais peu importe aux journalistes qui, dans un parfait comportement moutonnier, répètent la formule à l’envie.

Mais surtout, que n’a-t-on pas entendu lorsque le Président de la République a émis la drôle d’idée de s’exprimer devant le Congrès, c'est-à-dire devant les représentants de la Nation. Qui plus est, juste avant l’intervention de son premier ministre pour son « Discours de politique générale »

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dimanche 30 avril 2017

Ni patrie, ni patron, on nique les élections

InterrogationsSans préjuger du résultat du second tour de cette élection, une chose est certaine, l’heureux(se) élu(es) aura énormément de difficultés à gouverner et en conséquence, la France à évoluer.

Pour la première fois depuis les débuts de la Vème république, 4 candidats sont arrivés en tête du premier tour dans un mouchoir de poche ou au moins dans un petit napperon de 4 points environ. L’électorat s’est réparti en 4 blocs relativement équivalents.

Mais le problème n’est pas vraiment là, il est dans le fait que ce premier tour a permis de constater une cassure nette entre 40% des électeurs qui ont voté pour des partis antisystèmes qui veulent le remettre en cause fondamentalement et 40% qui ont voté pour des candidats « réformistes ».

De surcroit, au sein de chacune de ces deux catégories, des inimités fortes opposent ces électeurs. Pour un certain nombre d’électeurs de Fillon le choix entre Macron et le Pen n’a rien d’évident. De même que pour un certain nombre d’Insoumis, Le Pen et Macron font l’objet d’un même rejet catégorique.

Difficile d’imaginer qu’une fois les élections passées et quel qu’en soit le résultat, tout le monde avance dans le même sens.

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mardi 25 avril 2017

Votez Macron ou votez Le Pen mais votez, et assumez !

Barnabé
Qui se ressemble s’abstient !

J’ai piqué la formule à Raphael Einthoven, qui dans son excellente rubrique du matin sur Europe 1 a expliqué en quoi le succès du #SansMoiLe7Mai auprès des « Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon n’était en fait que la matérialisation de leur difficulté à admettre que fondamentalement leur projet était à beaucoup d’égards (cf. ici) beaucoup plus ressemblant de celui de Marine Le Pen que d’Emmanuel Macron.
Évidemment impossible à admettre pour des gens qui ont dans leurs gènes un rejet viscéral de l’extrême-droite.

Quelqu’un qui ferait du mauvais esprit pourrait aller jusqu’à penser que, sans l’avouer ni même peut-être se l’avouer, ils ne seraient pas mécontent d’une victoire de Le Pen.

Après tout, cela signifierait qu’ils avaient raison, le « Peuple » rejette le « Système » dont Macron est un pur produit. Et cela contribuerait encore un peu plus à légitimer leur combat, « tout cela est de votre faute, voyez nous sommes les seuls légitimes à combattre l’extrême-droite ».

Car, de deux choses l’une, soit Macron passe sans leur aide et dans ce cas ils pourront dire « voyez, nous, on a les mains propres, on est resté fidèles à nos idéaux » soit c’est Le Pen et dans ce cas ça sera « Vous n’avez pas plébiscité le Che Mélenchon, eh bien tant pis pour vous, vous n’avez que ce que vous méritez ». Quelles qu’en soient les conséquences, peu importe, ça n’est pas notre problème !
Une sorte de politique de la terre brulée de laquelle ils émergeraient pour sauver la France du péril brun.

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mercredi 22 février 2017

Bayrou l’homme qui doit murmurer à l’oreille de Macron

ReinetteFrançois Bayrou a fait le choix de soutenir Macron …sous conditions. Sa décision me semble la plus raisonnable.

Une très grande partie de la Droite lui en veut encore d’avoir voté Sarkozy en 2012 et même si certains rechignent à voter Fillon ils ne se seraient pas rabattus sur François Bayrou. La partie gauche/centre gauche qui ne veut pas de Hamon et qui aurait pu être tentée par Bayrou a été préemptée par Macron. S’il s’était présenté, il aurait pour une grande part ponctionné sur les électeurs de Macron ce qui aurait contribué à mettre François Fillon au second tour.

Enfin, François Bayrou est assimilé à cette génération qui est au pouvoir depuis 30 ans et dont les Français, à tort ou à raison (à tort de mon point de vue en ce qui concerne François Bayrou), ne veulent plus (le fameux effet dégagisme).

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