La France a perdu son
triple A, c'était attendu, c'était presque espéré par l'opposition considérant
qu'il fallait mieux que cela arrive avant l'élection qu'après, de toute façon
c'est mérité !
Malgré tout, l'annonce a provoqué un vif émoi dans la France entière.
Les médias tournent en boucle sur le sujet, chacun y allant de son
commentaire, et chacun exhibant son expert chargé de nous expliquer qu'elles en
sont les conséquences. De ce point de vue, les avis sont variés: Les plus
optimistes, nous disent que c'est plutôt une bonne nouvelle que la France n'ait
pas été dégradée de 2 crans, les un peu moins optimistes , que ce n'est pas si
grave que ça puisque c'était attendu et que les taux auxquels emprunte la
France sont déjà des taux de AA+, les réalistes, que l'avertissement n'est pas
sans frais et qu’il doit être entendu avant que ça ne se gâte réellement, et
les pessimistes, que c'est le début de la fin, que nous allons entrer dans une
spirale infernale d'accroissement continu de notre endettement alimenté par la
hausse du cout de la dette sans croissance pour la compenser.
Il y a des candidatures à la Présidentielle qui
montent en puissance tranquillement, et il y en a d’autres qui tombent tout
aussi tranquillement en déliquescence. D’aucun diraient qu’elles partent en
c……. . Celle du candidat du PS est clairement dans la seconde
situation.
A priori je n’avais
aucune intention de participer à cette primaire réservée aux gens de gauche,
catégorie à laquelle je n’appartiens pas (ni d'ailleurs à celle des gens de
droite) puisque n’étant ni sympathisant du PS, ni des radicaux, ni, bien
entendu, du Front de gauche et autres groupuscules extrémistes.
« Il faut résister,
il ne faut pas capituler devant les marchés financiers (...) et en même temps
frapper ceux qui nous frappent. C'est quand même énorme, nous sommes dans la
main d'agences de notation! Mais qui sont ces gens ? »…
Alors que je
désespérais d’entendre une parole sensée sortir de la bouche du porte-parole du
PS Benoit Hamon, voilà t’y pas que je fus fort étonné d’apprendre par
Il n’est pas
excessif de dire que l’irascible Mélenchon n’a pas apprécié le dessin de Plantu
paru dans l’Express et intitulé « L'ascension des néopopulismes », sur
lequel on pouvait voir sur 2 tribunes cotes à cotes, Marine Le Pen et
Mélenchon, l’une levant le bras droit et l'index tendu, l’autre le poing serré,
chacun à un bout du même discours intitulé "Tous pourris".
Il y a des semaines comme
ça, des semaines ou mes vaches sont de fort mauvaise humeur.
Les 15 ans de la mort de
Mitterrand sont l’occasion pour beaucoup de rappeler ou de faire croire qu’ils
en sont les dignes successeurs. Ce n’est évidemment pas un hasard si Martine et
Ségolène main dans la main vont aller se recueillir dans la ville natale de
leur défunte idole. Même si je ne leur dénie pas une certaine sincérité vis à
vis d’un personnage qu’elles ont certainement admiré, il y a dans leur vraie
fausse nostalgie quelque chose d’artificiel qui laisse penser que le calcul
électoral n’est pas très loin.