Meuglette La proposition du député MoDEM Philippe Latombe qui visait à faire de la Garde alternée le principe de base en cas de séparation des parents, après avoir pourtant été largement remaniée en commission, n’a pas pu être votée par l’Assemblée. Son réexamen est donc reporté à Mai 2018, autant dire aux calendes grecques. Pas certain qu’on la voit réapparaitre.

Pourtant, il n’était évidemment pas question d’imposer la formule à tous les parents mais juste d’en faire la première option à faire envisager par le Juge.

Mais rien de surprenant à ça quand on connait les résistances qui pèsent sur ce mode de garde et qui font qu’elle n’est choisie que par 17% des parents divorcés contre 71% des cas où les enfants sont confiés à leur mère et seulement 12% à leur père (chiffres de 2013).

Les opposants évoquent un tas de raisons dont certaines peuvent effectivement être bonnes. Mais au-delà des cas extrêmes des pères violents ou manifestement incapables d’assurer la garde d’un enfant et de ceux qui n’en n’ont surtout pas envie et qui fuient lâchement leurs responsabilités, il y a certainement beaucoup de situations qui auraient pu aboutir sur la garde alternée si cette option avait été un tant soit peu promue et encouragée.

En fait, derrière les arguments des opposants, dont certains peuvent être recevables, se cache surtout cette idée largement entretenue par toutes les pédopsychobidules femmes et féministes qui est que l’homme est par nature incapable d’assurer l’éducation des enfants et que de toutes façon, en cas de séparation, il est toujours le fautif et que de ce fait, il ne mérite pas ce droit.