Humeurs de vaches

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mercredi 17 juillet 2013

On ne transige pas avec l’ennemi

Black et deckerAmusant comme certains sujets se prêtent plus que d’autres à des propos passionnés et donc excessifs, agressifs et lapidaires.

Clairement, la taxe sur les transactions financières que 11 pays européens souhaitent mettre en place en fait partie.

Rappelons que pour ses promoteurs, cette taxe dite « Tobin » avait la prétention d’être universelle. Outre la beauté du principe, sa généralisation à l’univers tout entier devait permettre d’éviter les déplacements d’activité au profit des pays qui ne l’appliqueraient pas. Cette application mondiale a vite tourné à l’illusion avec le refus des principaux centres financiers de la mettre en œuvre : les Etats-Unis, le Japon, Singapour, Hong-Kong, la Suisse ou, en Europe, le Royaume-Unis et le Luxembourg s’y sont déclarés hostiles.

Faute d’un consensus ni mondial, ni même européens sur le sujet, elle été mise en place en avant première en France par Nicolas Sarkozy en 2012 bientôt suivie par l’Italie en 2013. Au niveau européens, et faute d’unanimité (on en est loin), 11 pays dont la France et l’Allemagne, ont décidé de monter le projet dans un périmètre réduit et dans le cadre d’une procédure un peu particulière dit de « coopération renforcée ».

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jeudi 8 novembre 2012

Taxe sur les transactions financières: Rendons à Sarkozy ce qui est à Sarkozy

MeugletteLa taxe sur les transactions financières fait figure de serpent de mer. L’idée d’une taxe Tobin du nom de l'économiste américain James Tobin est ancienne (1972). Promue par Atac, elle a été reprise par Jacques Chirac puis par Nicolas Sarkozy, elle constitue maintenant l'un des chevaux de bataille de François Hollande.

À l'origine, elle devait être appliquée dans le monde entier, sur toutes les transactions financières et monétaires internationales et son produit consacrée à l'aide au développement.

A ce jour, elle est partie pour s’appliquer, au mieux, sur une grosse dizaine de pays européens, sur un périmètre de transactions réduit (les transactions financières) et les discussions vont bon train sur l’affectation de son produit.

Sans entrer dans le détail de cette taxe, sa mise en place probable au niveau européen fait d’ores et déjà l’objet d’une récupération politique par les socialistes qu’il me semble utile de relativiser.

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