A l’occasion de la visite
éclair de Sarkozy en Turquie (lamentable erreur politique soit dit en passant),
Alexandre repose la question de son adhésion à l’Union Européenne pour dire
en résumé, qu’à son sens ce serait une grossière erreur que de claquer la porte
au nez de ce pays.
Même si je ne partage pas tout à fait son point de vue, j’invite évidemment à
la lecture de son excellent billet dans lequel on peut trouver quelques
arguments avec lesquels je suis plus ou moins d’accord dont notamment celui-ci
qui me parait particulièrement pertinent: « Nous avons l’occasion unique
d’inciter un grand pays comme la Turquie à changer ses institutions, à se
démocratiser, à abandonner ses mauvaises pratiques, à se prémunir contre le
risque d’un État dominé par le facteur religieux, à faire une plus grande place
aux droits de l’homme, et nous la gâcherions ? »
Je pense que nos points de vue ne sont pas fondamentalement différents même
si nous n’aboutissons pas tout à fait à la même conclusion. Comme j’ai déjà
écrit là dessus, je ne vais pas me casser le tronc et me contenterai de
reprendre les grandes lignes d’un précédent billet, agrémenté des différents
commentaires que j’ai pu faire notamment chez
Xerbias qui s’est également à
plusieurs
reprises
prononcé sur le sujet.
C'est