La montée du Front National
et sa fréquente position au second tour, pourtant largement attendue, a lancé
un débat houleux sur l’opportunité ou non de constituer un « front
républicain ». Pour ceux qui n’auraient pas parfaitement saisi la signification
de cette fort pompeuse expression, elle consiste pour le 3ème larron du premier
tour (souvent un UMP) à donner des consignes de vote à ses électeurs du premier
tour en faveur du seul candidat républicain restant en lice (souvent un
PS).
Pour résumer, on peut dire qu’il y a 2 écoles, celle édictée par Sarkozy et
largement véhiculée par Coppé consistant à dire, « pas de front
républicain, pas de consignes de vote, nos électeurs font ce qu’ils veulent,
nous ne voulons pas créer la confusion et que l’on puisse dire ensuite que
l’UMP et le PS c’est kif kif bourricot ! », l’autre école étant largement
représenté par tous le PS mais également par quelques personnalités de la
majorité, appelant le candidat recalé à se prononcer explicitement en faveur du
candidat républicain restant pour faire barrage au FN !

