Humeurs de vaches

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vendredi 20 février 2015

Valls dans l’arme fatale calibre 49.3

FloraCa a été moult fois dit et répété, la loi dite Macron a un défaut principal, c’est un fourre tout plein de mesures trop hétérogènes. Quel rapport peut on trouver entre la libéralisation des lignes de car et la simplification de la justice Prud’homale ?

De ce fait, chacun peut y trouver matière à la contester et un bon prétexte pour la rejeter en bloc. Et à droite comme à gauche, ils sont nombreux ceux qui ne cherchent qu’un prétexte pour s’opposer systématiquement au Gouvernement.

Certes, le Gouvernement aurait pu écouter, dialoguer, échanger et prendre en compte les remarques des uns et des autres plus qu’il ne l’a fait (plus de 1 000 amendements ont été pris en compte). Au final on aurait abouti, dans 2 ans, à un texte édulcoré de tout ce qui fâche à droite comme à gauche, les notaires comme les auto-écoles, les pharmaciens comme les syndicats, en bref à un texte vide, creux et parfaitement inutile. Déjà, qu’en l’état, cette loi ne va pas changer la face de la France alors imaginons ce qu’il en resterait s’il avait fallut céder à tous les lobbies.

Manuel Valls a décidé de passer en force, il a bien fait. L’heure n’est plus aux atermoiements, aux piteuses reculades et aux consensus mous. Depuis le début du quinquennat, on a assez reproché à ce gouvernement de n’avoir pas su prendre les problèmes de la France à bras le corps. Il fait enfin, via son premier ministre, preuve de fermeté en assumant enfin son social libéralisme et c’est tant mieux.

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mardi 26 août 2014

Montebourg, le coup de Jarnac sans panache mais avec arrogance

Jo et ZetteIl est stupéfiant que tant de monde en soit encore resté à cette dichotomie simpliste entre une politique de gauche sociale et humaniste qui consisterait à distribuer du pouvoir d’achat aux ménages et une politique de droite ultralibérale dite de l’offre qui consisterait à faire des cadeaux au grand capital. C’est évidemment ridicule et on aurait pu espérer que tout ces gens aient tiré les leçons de notre histoire économique récente.

Cela fait des années et des années que la Gauche puis la Droite font une politique de la demande en France, à travers des redistributions massives financées par la dette. C’est le principe même de notre modèle social qui se préoccupe plus de redistribution que de création de richesse. Richesse que nous dilapidons avant même de l’avoir produite.

Au final, la France se retrouve avec un taux d’imposition record, des déficits chroniques depuis 40 ans, une industrie sinistrée, une balance du commerce extérieur des marchandises déficitaire depuis 2004, une croissance anémique et un taux de chômage inacceptable.

La France est au bord du gouffre et tout ce que nous disent les Montebourg, Mélenchon et autres Hamon, c’est qu’il faut continuer comme avant, après nous le déluge.

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mardi 1 avril 2014

Hollande a enfin franchi le rubicond


Les commères 2Les municipales ont été l’occasion pour le PS de se prendre une rouste historique.

Même si on la considère méritée, on peut regretter que l’élection municipale n’ait été qu’un vote défouloir pour contester la gestion du pays. Il n’est pas bon pour la démocratie d’en perturber le rythme est d’en dévoyer les échéances.

On comprend la rancœur des maires socialistes battus qui pour certains d’entre eux n’avaient pourtant pas démérité et qui se trouvent blackboulés parce que leurs ex électeurs ont voulu sanctionner le chef de l’Etat et son gouvernement.

On le savait depuis quelques temps déjà, mais ce qu’ont, avant tout, montré, sinon confirmé ces élections, c’est que François Hollande a définitivement perdu le soutien de l’électorat traditionnel de la Gauche. Les uns se sont tournés vers le Front National, d’autres se sont abstenus et d’autres encore ont même voté pour le candidat de la Droite.

C’était inévitable, l’arrivée de la Gauche au pouvoir, dans un tel contexte ne pouvait-être qu’un échec. La faute du PS a été d’avoir trop longtemps nié les réalités économiques. Lorsque la prise de conscience a eu lieu, largement grâce à François Hollande, il faut le reconnaitre, il était trop tard. Trop tard pour expliquer les contraintes auxquelles la France est confrontée à des gens, auxquels, pendant des décennies, ont a fait croire que tout était simple, qu’il suffisait de le vouloir pour concilier rigueur économique, justice sociale, hausse du pouvoir d’achat, SMIC à 2 000 euros, logements abondants et pas chers, solidarité débridée, services publics pléthoriques, plein emploi et tout cela sans effort, dans la joie et la bonne humeur.

Bon, la dure réalité à rattrapé tout le monde et la déception ne pouvait qu’être au bout du chemin, d’un court chemin.

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mardi 29 octobre 2013

Un bon faiseur de miracles pour remplacer Ayrault

Quasimodo frèreLe changement de Premier ministre, ce n'est pas maintenant mais il va falloir que François Hollande y songe sérieusement. Dans notre Cinquième République, le Président de la République a besoin d'un Premier ministre qui le protège, qui assume et justifie sa politique et qui assure son autorité sur le gouvernement et plus largement sur sa majorité présidentielle.

Clairement, malgré ses qualités indéniables, Jean-Marc Ayrault n'assume pas ce rôle. François Hollande est au plus bas dans l'opinion, sa politique est peu lisible et les ministres peinent à l'expliquer. Ces mêmes ministres n'hésitent pas à s'opposer les uns aux autres devant toute la France et la majorité présidentielle se transforme peu à peu en une armée de frondeurs.

Dans l'affaire Leonarda, François Hollande n'aurait jamais du s'exposer aussi franchement et s'il fallait apporter un soutien à son ministre de l'Intérieur en difficulté, c'était à Jean-Marc Ayrault de monter au front, quitte à se prévaloir du soutien sans faille du président de la République. Pour toutes ces raisons, Jean-Marc Ayrault a failli. François Hollande devra donc changer de Premier ministre.

Malheureusement pour François Hollande, peu nombreux sont les membres du Parti socialiste à disposer des qualités requises pour prendre la suite de Jean-Marc Ayrault. Dans la situation actuelle, le premier nom qui vient à l'esprit est celui de Manuel Valls. Malgré tout, il est peu probable qu'il soit choisi: voici pourquoi en 5 (bonnes) raisons.

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lundi 10 octobre 2011

Retour vers le passé !

AthénaLe résultat de cette primaire socialiste a déjà été largement commenté par moult brillants observateurs de la vie politique de la Gauche française, pour autant, j’ai quelques remarques à faire à son propos et je vais les faire :

Tout d’abord, son résultat confirme mon précédent billet dans lequel j’indiquais l’intérêt qu’il y a, même pour les « non sympathisants socialistes », à y participer.

Le score décevant de Hollande et celui élevé de Montebourg, mettent ce dernier en position de force. En clair, ils mettent le premier ministrable de Mélenchon en position, non seulement de faire basculer le scrutin sur Martine Aubry, mais surtout de « gauchiser » le projet des 2 finalistes et donc le projet du peut-être futur Président de la République.

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jeudi 29 septembre 2011

Le débat des primaires, Montebourg +1 – 10 nous font -9 !

JeannetteJ’avoue avoir écouté d’une oreille distraite le débat des candidats à la primaire socialiste hier soir.

Je ne suis pas certain pour autant d’avoir loupé grand-chose si j’en crois les synthèses que j’ai pu écouter ou lire ce matin.

Néanmoins, j’ai quand même pu entendre Montebourg sur quelques unes de ses interventions. Sur la démondialisation, je passe vite fait, le concept me parait pour le moins léger et ressemble plus à un plan marketing qu’à un véritable projet.

Par contre, 2 autres de ses interventions ont capté mon attention, l’une que j’ai beaucoup aimée et l’autre qui m’a franchement mais alors franchement énervée.

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mardi 7 juin 2011

La journalistiquerie du jour

NorbertCe matin, j’ai vaguement zappé entre radio (Europe 1) et télé (Canal) et dans les 2 cas, je suis tombé sur la journalistiquerie du jour consistant pour les journalistes, à demander à tous les dirigeants socialistes qui leur tombaient sous la main, s’ils trouvaient moral que pour se défendre, le présumé coupable DSK, en vienne à attaquer la présumée victime femme de chambre.

J’ai écris sur ce sujet il y a déjà 2 semaines, mais il semble manifestement, que la question ne fasse que commencer à tarauder les journalistes.

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