
En accord avec Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos a décalé son calendrier de mise
en œuvre de sa réforme des Lycées. Qu'elles sont les raisons profondes de ce
qu’il faut bien appeler une reculade ?
Alain Duhamel en a l’interprétation suivante, je la cite parce qu’elle
correspond parfaitement à mon propre ressentis : « Ce qui s'est
passé, c'est qu'il y a eu une évaluation qui a été faite par Nicolas Sarkozy
des risques qui étaient encourus à un moment donné, et qu'ils ont décidé
ensuite qu'il fallait changer d'avis. »
« …, on est dans une période terriblement anxiogène, on le sait bien,
on voyait très bien des lycéens, je ne dirais pas les lycéens, mais des lycéens
qui étaient mobilisés, on voyait des petits groupes violents qui
n'appartenaient pas aux établissements et qui passaient d'un endroit à un autre
avec des risques qui étaient encourus, notamment par les lycéens d'ailleurs. On
voyait le corps enseignant, les syndicats qui avaient donné le sentiment qu'ils
tenaient enfin leur revanche contre ce ministre qui leur en avait fait voir de
toutes les couleurs. Et donc il y avait un risque d'embrasement. Le
gouvernement a préféré manger son chapeau, un chapeau c'est indigeste, mais
c'est mieux qu'un embrasement … »
Si je résume l’explication d’Alain Duhamel à laquelle j’adhère, Sarkozy a eu
la pétoche !
