Conversation


Les 2 candidats ont abordé ce débat avec des objectifs différents.

Pour Ségolène Royal, il fallait, d’une part, prouver sa compétence et d’autre part mettre en valeur le caractère « brutal » de Nicolas Sarkozy .
A mon sens, ce premier objectif n’est pas vraiment atteint. Outre cette erreur grossière sur la part du nucléaire dans la production d’électricité en France ou ces transvasements de personnel des douanes qui dépendent du budget de l’état aux infirmières qui dépendent de celui de la fonction publique hospitalière, j’ai eu l’impression que dès que le sujet s’écartait des fiches qu’elle avait révisées, elle devenait beaucoup plus approximative.
Heureusement pour elle, Ségolène Royal avait mangé du lion, dopée à la vitamine C elle a su mener le débat en étant beaucoup plus « agressive » que Nicolas Sarkozy ce qui a empêché celui-ci d’en profiter. De plus, il a lui aussi, fait preuve de certaines faiblesses dans ce domaine et notamment en affirmant que la loi Fillon permettait de régler la question des retraites jusqu’en 2020.